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Quelles sont les tendances qui ont marqué la pop culture en 2026 ?
Éternel retour de l’indie sleaze, ascension du balletcore, renaissance des girls bands, engouement inédit pour les concerts et influence grandissante du football… Tour d’horizon des tendances qui rythment cette année 2026 et redessinent les codes de la pop culture contemporaine.
par Violaine Schütz,
Les tendances qui ont marqué la pop culture 2026
À chaque année ses obsessions. En 2026, les tendances racontent un désir de nostalgie, d’authenticité et d’expériences partagées. D’un côté, l‘indie sleaze fait encore son grand retour avec son esthétique volontairement désinvolte, héritée des années 2010 et des nuits photographiées au flash. À l’opposé, le balletcore poursuit son ascension en célébrant une féminité délicate, entre ballerines, cache-cœurs et matières vaporeuses.
Autre phénomène ? Les concerts s’imposent comme le rendez-vous culturel incontournable de l’année. Des tournées géantes de BTS, Bad Bunny, The Weeknd ou encore Céline Dion aux festivals affichant complet en quelques minutes, le spectacle vivant est devenu un véritable phénomène de société. Décryptage de toutes tendances qui façonnent 2026, entre mode, musique, cinéma et lifetyle.
Le mariage redevient tendance grâce à Dua Lipa, Gabbriette et Taylor Swift
Si au cinéma (The Drama, Wedding Nightmare : Deuxième partie) et dans les séries (Un très mauvais pressentiment), le mariage vire au cauchemar, cette institution revient en force dans la vraie vie. Après Charli xcx l’an dernier (des noces très brat avec des plateaux de cigarettes à gogo), ce sont les unions (en grande pompe) de Dua Lipa avec Callum Turner, de Gabbriette et Matty Healy ou encore de Taylor Swift et Travis Kelce qui ont alimenté nos feeds Instagram.
En 2026, les mariages de célébrités s’imposent comme des événements très mode et tendance, avec, par exemple, une sublime robe blanche signée Matières Fécales pour la mannequin Gabbriette, une création Chanel comportant 480 000 perles et 25 000 plumes pour Dua Lipa et une tenue Dior haute couture pour Taylor Swift. Décriée par la Gen Z, cette union sacrée pourrait, dans leur sillage, revenir en odeur de sainteté. (VS)

Le cinéma d’horreur (bizarre et ambitieux) acquiert ses lettres de noblesse
Longtemps dominé par les remakes et les franchises, le cinéma d’horreur se tourne désormais vers des récits nés d’Internet, du cerveau de jeunes réalisateurs et des nouvelles angoisses contemporaines. Backrooms de Kane Parsons, inspirée du célèbre phénomène creepypasta, illustre notre fascination pour les univers liminaux et les peurs numériques, tandis qu’Obsession de Curry Barker met en scène la culture incel.
Ces films témoignent d’une nouvelle génération de l’horreur, plus atmosphérique que démonstrative, qui privilégie le malaise, l’inconnu et les émotions diffuses plutôt que les seuls effets de sursaut. Mais l’épouvante et le monstrueux infusent d’autres cinémas en 2026. En effet, Christopher Nolan n’hésite pas à proposer des scènes horrifiques dans L’Odyssée. (VS)

Les concerts, des messes de plus en plus prisées
Les concerts n’ont jamais autant attiré les foules. Qu’il s’agisse du retour très attendu de Céline Dion, des shows spectaculaires de Bad Bunny, de la tournée événement de BTS ou des performances ambitieuses de The Weeknd, les plus grandes stars transforment leurs concerts en véritables expériences. Dans un contexte où la musique se consomme en permanence sur les plateformes, le live est devenu un rendez-vous unique, capable de réunir des milliers de fans venus partager un moment collectif et IRL. Plus qu’un simple spectacle, le concert s’impose aujourd’hui comme un événement incontournable où il faut être vu (et qu’il faut à tout prix poster sur Instagram). (VS)

La sleazepop et l’indie sleaze au cœur de la hype
On n’est pas près de ranger nos Pirate Boots de Vivienne Westwood et notre écharpe Alexander McQueen à motifs têtes de mort. L’esthétique indie sleaze, échappée des années 2010, a encore la cote en 2026. Sa meilleure ambassadrice reste Charli xcx, qui, pour la promo de son nouvel album, Music, Fashion, Film, déploie une panoplie très rock (un genre musical lui aussi très à la mode en 2026) et débraillée de messy girl.
Mais la tendance indie sleaze ne contamine pas que nos placards. Le média Dazed & Confused consacrait il y a peu un article à un nouveau courant sonore : la sleazepop, une scène à laquelle appartiennent des artistes comme 2hollis, Underscores, Ninajirachi, Jane Remover ou encore Fakemink. Ce style saturé et brut qui mêle l’hyperpop, l’EDM, le rap, l’électroclash et l’esthétique indie sleaze est la BO parfaite d’un été 2026 sans prise de tête et festif. (VS)
Le retour de l’analogique et du fait-main parmi les tendances de 2026
Dans un quotidien dominé par les écrans, la Gen Z semble peu à peu redécouvrir le plaisir des expériences bien réelles. Les listening parties se multiplient pour écouter un album de manière collective et avec un son optimal (Rosalía, FKA twigs), les salles de cinéma retrouvent leur public grâce à des films-événements (“Hurlevent”, The Drama, L’Odyssée), tandis que les casques filaires, les appareils photo argentiques et les objets au charme analogique font leur grand retour. Le fait-main et l’artisanal sont aussi tes prisés, notamment dans les clips musicaux de Melchior Leroux (proche collaborateur de Theodora), où le grain et les textures remplacent les effets numériques. (NM)
Le balletcore adopté par Olivia Rodrigo et Rosalía
Au début de l’année 2026, dans le cadre de la promotion du film Marty Supreme, Timothée Chalamet affirmait que « plus personne n’en à rien à faire du ballet et de l’opéra« . Pourtant, l’imagerie du ballet revient en force grâce au balletcore, adopté par des stars comme Rosalía, Adéla (dans le clip de KGB) et Olivia Rodrigo. Sur son Lux Tour, la chanteuse catalane a rendu hommage à la danse classique en apparaissant en tutu de mousseline et chaussons de danse, notamment des créations signées Dior. De son côté, Olivia Rodrigo met en scène une troupe de ballerines dans le clip du morceau Stupid Song. Rubans satinés, ballerines, teintes pastel et tutu de danseuses, cette esthétique romantique séduit de nouveau et contribue ainsi à redonner de la visibilité à cette belle discipline. (AF)
Le retour de l’épique au cinéma, avec L’Odyssée et Le Fantôme de l’Opéra
Les fresques spectaculaires (Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo), continuent de fasciner les spectateurs. Qu’il s’agisse de L’Odyssée, où Christopher Nolan transpose le récit d’Homère dans une superproduction au budget vertigineux de 250 millions d’euros, de la troisième saison de House of the Dragon (disponible sur HBO Max), le prochain Seigneur des anneaux ou encore de la relecture du Fantôme de l’Opéra avec Deva Cassel et Julien de Saint Jean (attendue pour l’automne 2026), le cinéma renoue avec les récits ambitieux.
À l’heure où les franchises peinent à se réinventer, la mythologie grecque et les classiques de la littérature retrouvent leurs lettres de noblesse. Souvent portés par des campagnes promotionnelles aussi démesurées que leurs univers, ces projets réaffirment le pouvoir d’attraction des héros tragiques, évoluant dans des mondes parallèles. (NM)
Les stars, des supporters de foot comme les autres
En 2026, le sport et, surtout le foot, ont la cote. Et les stars n’hésitent à afficher leur soutien pour leur équipe fétiche. D’Eva Longoria, vêtue du maillot du Mexique lors d’un concert de Bad Bunny à la mannequin et actrice Camila Morrone affichant son amour pour l’Argentine, en passant par Javier Bardem, Penélope Cruz et Rosalía aperçus dans les gradins pour encourager l’Espagne, les célébrités affichent avec emphase leur passion pour le football.
Lors de la Coupe du monde, Sabrina Carpenter, Dua Lipa, Callum Turner, Beyoncé, Rihanna, A$AP Rocky, Jay-Z, Brad Pitt ou encore Timothée Chalamet et Kylie Jenner se sont mêlés parmi les supporters. Une chose est sûre, en 2026, le football dépasse largement le cadre sportif pour devenir un véritable phénomène culturel, comme en témoigne l’avènement de la tendance blokecore, qui remet au goût du jour maillots vintage, écharpes et silhouettes inspirées des tribunes. (NM)

Le hockey, nouveau sport à la mode dans les séries
Oubliez le baseball et le patin à glaces. Cette année, les shows prennent l’univers du hockey sur glace. La série phénomène Heated Rivalry a ouvert le bal avec sa romance gay passionnée entre deux joueurs : Shane Hollander (Hudson Williams) et Ilya Rozanov (Connor Storrie). Dans le même esprit, mais cette fois-ci avec une histoire d’amour hétérosexuelle, Off Campus a également conquis le public. L’équipe de hockey des Briar Hawks, tout en muscles saillants, sa masculinité non toxique et son charisme, a séduit de nombreux téléspectateurs. Dans la lignée de ces productions, Netflix proposera l’adaptation d’Icebreaker, le livre à succès qui suit une patineuse artistique contrainte de collaborer avec un joueur de hockey sur glace. (AF)
Les stars de cinéma, invitées de luxe des clips musicaux
Madonna a réussi son grand retour sur la scène musicale avec Confessions II, un album accompagné d’un petit film de plus de treize minutes grandiose. À 67 ans, la reine de la pop y réunit une impressionnante galerie de célébrités, de Sabrina Carpenter à Benedict Cumberbatch, en passant par Kate Moss, Julia Garner, Gwendoline Christie ou encore Arca. Un casting spectaculaire qui confirme une tendance de plus en plus présente dans l’industrie musicale : celle des clips transformés en véritable passerelle entre le cinéma et la musique.
Également aperçue dans le clip de Madonna, l’actrice phare de l’année, Odessa A’zion, en est un bon exemple. Elle a notamment fait une apparition dans un clip des Rolling Stones alors qu’Anya Taylor-Joy et Charles Melton jouent dans une autre vidéo du groupe de rock. Plus récemment, Hudson Williams s’est invité dans un clip de Laufey aux côtés Lola Tung. Enfin, Vincent Cassel figure dans la dernière vidéo de Charli xcx, et Inde Navarrette (Obsession) et Josh Heuston (Off Campus) illuminent un petit film de Sombr. (AF)

Les chanteuses, nouvelles héroïnes du cinéma
Après avoir conquis les plateformes de streaming et les plus grandes salles de concerts, les pop stars investissent désormais le grand écran. En 2026, les chanteuses Charli xcx, Dua Lipa, Adele, Gracie Abrams et PinkPantheress ont annoncé des projets au cinéma, confirmant une tendance déjà amorcée il y a quelques années par Lady Gaga, Beyoncé ou encore Rihanna. Loin de se limiter à de simples caméos promotionnels, ces rôles témoignent du nouveau statut de la pop star contemporaine, désormais capable de déployer son influence au-delà de la musique et de multiplier les territoires d’expression. (NM)
Le retour des girls bands
Dans les années 90, les girls bands Destiny’s Child, Hole, TLC et les Spice Girls ont façonné l’imaginaire de beaucoup d’entre nous. Puis, les groupes féminins ont quasiment disparu. Portés par la vague de nostalgie Y2K qui continue d’influencer la mode comme la musique, ils sont de nouveau en vogue. Ainsi Haim, The Last Dinner Party, The Beaches, Flo, NewJeans, Twice, Aespa, Blackpink, Le Sserafim et Katseye prouvent que les formations composées d’artistes féminines ont toujours le pouvoir de fédérer un large public. Le phénomène s’étend même jusqu’en France avec GGB – All My Life, réunissant Adèle Castillon, Léna Situations, Jain et Eva. Pensé comme un défi imaginé par Squeezie, le projet séduit par son côté hédoniste et nostalgique. (AF)