Actrice

Judith Godrèche

Actrice et réalisatrice, Judith Godrèche s’impose dès l’adolescence dans le cinéma français avant d’enchaîner rôles et collaborations avec des réalisateurs majeurs. Entre films d’auteur, productions internationales et projets personnels, son parcours s’étend sur plusieurs décennies.

Les débuts de Judith Godrèche

Judith Godrèche naît le 23 mars 1972 à Paris. Elle commence à jouer très jeune, avec une première apparition au cinéma dans L’Été prochain de Nadine Trintignant en 1985. À cette période, elle découvre le travail de plateau et s’oriente rapidement vers une carrière d’actrice. Dès la fin des années 1980, elle enchaîne plusieurs rôles, ce qui installe une présence régulière à l’écran.

En 1988, elle apparaît dans Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky. L’action se déroule dans un château, où un couple de centenaires organise un congrès de parfumeurs. La famille est présente, les invités arrivent, tout s’organise autour de cette réunion. Un majordome un peu instable gère le service, tandis que les plus jeunes accueillent les participants. Les scènes se succèdent, entre repas, échanges et déplacements dans le château. Ce film lui permet de s’inscrire dans un projet collectif et de continuer à tourner régulièrement.

Début des années 1990 : premiers rôles marquants

Au début des années 1990, Judith Godrèche apparaît dans plusieurs films et s’installe progressivement dans le paysage du cinéma français. On la voit notamment dans Paris s’éveille de Olivier Assayas en 1991. Le film suit Adrien, dix-neuf ans, qui revient vivre chez son père à Paris. Celui-ci partage son quotidien avec Louise, une jeune femme qui cherche à percer à la télévision.

Milieu des années 1990 : diversification

Au milieu des années 1990, Judith Godrèche élargit ses collaborations. En 1993, elle joue dans Tango de Patrice Leconte, puis en 1996 dans Ridicule, du même réalisateur. Ce dernier film, situé au XVIIIe siècle, rencontre un large succès en France et à l’international. Il contribue à élargir sa visibilité, avec une diffusion plus importante.

À la fin de la décennie, elle participe à L’Homme au masque de fer en 1998, film en langue anglaise avec une distribution internationale. Cette expérience marque une ouverture vers des productions plus larges, tout en maintenant une activité en France.

Années 2000 : comédies et cinéma contemporain

Au début des années 2000, Judith Godrèche poursuit avec des projets variés. En 2002, elle apparaît dans L’Auberge espagnole de Cédric Klapisch, film qui suit Xavier, un étudiant français qui part à Barcelone dans le cadre du programme Erasmus. Sur place, il partage un appartement avec d’autres étudiants venus de différents pays européens.

Le film s’organise autour de cette cohabitation, entre langues, habitudes et modes de vie différents. Xavier découvre un nouvel environnement, loin de ses repères, tandis que le groupe évolue au rythme de la vie quotidienne, entre études, sorties et rencontres.

En 2002, elle joue dans France Boutique de Tonie Marshall, puis dans Parlez-moi d’amour de Sophie Marceau, rôle pour lequel elle obtient une nomination au César du meilleur second rôle. Durant cette décennie, elle continue d’apparaître dans différents projets, en France et à l’étranger, avec une activité régulière.

Années 2010 : continuité et projets internationaux

Dans les années 2010, Judith Godrèche maintient une présence constante au cinéma. En 2010, elle apparaît dans Potiche de François Ozon, film situé dans les années 1970. En 2011, elle joue dans L’Art d’aimer d’Emmanuel Mouret, puis enchaîne avec d’autres projets en France.

Elle participe également à des productions internationales, notamment Stoker de Park Chan-wook en 2013 et The Overnight en 2015. Ces films permettent de diversifier ses collaborations, avec des réalisateurs et des contextes différents. Cette période se caractérise par une continuité dans le travail, avec des rôles réguliers et une présence dans des films de genres variés.

Écriture et réalisation

Parallèlement à son activité d’actrice, elle développe une activité d’écriture et de réalisation. En 2010, elle réalise Toutes les filles pleurent, son premier long métrage. Ce film marque une évolution dans son parcours, avec une implication directe dans la mise en scène et la construction du récit.

Par la suite, elle poursuit ce travail avec d’autres projets, notamment pour la télévision et les formats sériels. En 2023, elle réalise et interprète Icon of French Cinema, une série dans laquelle elle joue son propre rôle.

Années 2020 : activité récente

Dans les années 2020, Judith Godrèche continue de tourner, au cinéma comme à la télévision, tout en poursuivant son travail d’écriture. Les projets s’enchaînent, sans changement de rythme particulier, entre films, séries et formats plus courts. Elle alterne les tournages et ses propres projets, avec une présence régulière, sans rupture.

Depuis L’Été prochain en 1985, le parcours s’est construit dans la durée, avec des films qui jalonnent les différentes périodes, de Ridicule à L’Auberge espagnole, puis d’autres projets en France et à l’étranger. Le passage à la réalisation à partir de 2010, avec Toutes les filles pleurent, ouvre un autre espace de travail, sans interrompre le jeu. Aujourd’hui, l’ensemble se prolonge de manière continue, entre interprétation et écriture. Les projets se succèdent, les formats varient, mais le rythme reste le même, avec une activité qui se maintient dans le temps.