Cela faisait six ans que nous n’avions plus entendu parler de Yelle. Après des débuts couronnés de succès dans les années 2000, notamment avec ses titres Je veux te voir et À cause des garçons, la carrière du trio décolle aux États-Unis. Le groupe, mené par sa chanteuse Julie Budet, est programmé au festival de musique Coachella en 2007 et 2011, collabore avec la chanteuse américaine Katy Perry pour le remix de la chanson Hot and Cold, et voit son premier album, Pop-up, classé à la 59ème place des meilleurs albums dance de tous les temps par le site musical américain Thump. Après un long silence, voilà qu'en avril dernier Yelle faisait son grand retour avec le clip de Je t’aime encore, sonnant comme une déclaration d’amour à un public français parfois récalcitrant. Une proposition très différente de l’esthétique du groupe, d’ordinaire bien plus enjoué et loufoque.

 

Avec son nouveau titre Karaté, Yelle nous replonge dans l’ambiance décalée et acidulée qui a fait son succès sur des titres comme Ba$$in, ou OMG!!!. Enregistré lors d’un confinement passé à Plérin en Bretagne, ce nouveau titre reprend des caractéristique de la musique bretonne avec des phrases courtes et répétées qui se répondent en utilisant la technique du chant/contre-chant : Comment t'es sur le tatami, quand t'es pas caché, quand t'as pas d'amis / Ton kimono est un pyjama, ton kimono est un pyjama”. Les influences traditionnelles sont mêlées à des sons électroniques, créant un résultat détonnant, énergique et futuriste. Réalisé par le duo de vidéastes français I Could Never Be A Dancer, le clip se concentre sur la performance impressionnante du danseur Joris Wolfy Gangzi, possédé par les rythmes électroniques du morceau. Julie Baudet  fait une apparition au milieu de la nature, vêtue non pas d’un pyjama, mais d’un kimono rouge, prête pour le combat.