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Jesse Eisenberg en 5 rôles improbables

Cinéma

L’acteur américain qui a incarné Mark Zuckerberg dans “The Social Network” (2010) de David Fincher est actuellement à l’affiche de “Vivarium” de Lorcan Finnegan. Retour sur 5 rôles improbables qui ont façonné sa carrière.

“Vivarium” de Lorcan Finnegan (2019) © XYZ Films

Habitué au rôle d’introverti – un personnage qu’il semble incarner dans la vraie vie –, Jesse Eisenberg sait tout jouer. Le new-yorkais de 36 ans, dramaturge et romancier à ses heures perdues, navigue avec aisance entre les films de jeunes réalisateurs et les productions hollywoodiennes, comme Bienvenue à Zombieland (2009) ou Insaisissables (2013), aux côtés de Woody Harrelson et Morgan Freeman. Acteur prodige, il obtient même un rôle principal dès son premier film, Oncle Roger (2002), à seulement 19 ans.


 

"Le Village" — Bande Annonce

1.  Un prisonnier dans Le Village (2004) de M. Night Shyamalan

 

Avant d’être pris au piège dans la banlieue angoissante de Vivarium (2020), Jesse Eisenberg s’est retrouvé enfermé dans Le Village (2004), quatrième film du réalisateur américain d’origine indienne M. Night Shyamalan (Sixième Sens, Split). Membre d’une communauté traditionaliste proche de la secte aux côtés de Joaquin Phoenix, Sigourney Weaver et Adrien Brody, l’acteur new-yorkais fait une apparition lors d’une scène au cours de laquelle son personnage, Jamison, debout sur un tronc d’arbre et les bras écartés, provoque timidement les monstres supposés peupler une forêt. Entre affirmation de soi et timidité, la question de la confiance en soi se place aux prémices de la carrière de l’acteur.

"Les Berkman se séparent" — Bande Annonce

2. Un adolescent arrogant dans Les Berkman se séparent (2005) de Noah Baumbach

 


Dans Les Berkman se séparent, Jesse Eisenberg incarne un adolescent antipathique fasciné par la figure du père, alors en plein divorce. Avec Brooklyn et un cadre familial brisé en toile de fond, le film primé au Festival de Sundance a comme un parfum autobiographique. Comment incarner le dandy new-yorkais Noah Baumbach, lorsque l’on est un jeune acteur complexé ? En lui ressemblant. Co-produite par Wes Anderson, cette comédie sociale fait rire aux éclats lorsque Jesse Eisenberg s’approprie éhontément le crédit de la chanson Hey you des Pink Floyd pour les besoins d'un concours.

"Rio" — Bande Annonce

3. Un drôle d’oiseau dans Rio (2011) de Carlos Saldanha

 


À l'instar de nombreux personnages incarnés par Jesse Eisenberg, Rio, l’oiseau rare interprété pour sa première participation à un film d’animation, a deux ailes gauches. Capturé dès sa plus tendre enfance par des braconniers avant d’être rattrapé en plein vol par une jeune enfant du Minnesota, le perroquet a une particularité : il ne sait pas voler. Dernier mâle de son espèce, il doit se rendre au Brésil pour rencontrer Perla, une femelle perroquet interprétée par Anne Hathaway. Les deux acteurs se connaissent bien pour avoir commencé leur carrière ensemble dans La Famille Green, une série éconduite dès sa première saison en 1999. Jesse Eisenberg est particulièrement à l’aise dans ce personnage de drôle d’oiseau, à qui il prête son élocution rapide et saccadée.

"Café Society" — Bande Annonce

4. Le fils spirituel de Woody Allen dans Café Society (2016)

 


De son propre aveu, Jesse Eisenberg pourrait jouer n’importe quoi pour le réalisateur d'Annie Hall (1977) et Minuit à Paris (2011), dont il a visionné toute la filmographie, à l’exception des films auxquels il a participé — l’acteur rechignant à l’idée de se voir sur grand écran. Après une première collaboration sur le succès mitigé To Rome With Love en 2012, l’acteur retrouve Woody Allen dans Café Society, une comédie romantique éclatante dans lequel il incarne un jeune juif new-yorkais à la conquête d’Hollywood et des boîtes de nuit de Manhattan. Mis à part le cinéaste lui-même, aucun acteur ne semble mieux incarner les nevroses des alter ego de Woody Allen.

"Batman v Superman : L'Aube de la justice" — Bande Annonce

5. Un criminel égocentrique dans Batman v Superman : L'Aube de la justice (2016) de Zack Snyder

 

 

Personnage le plus agréable qu’il ait eu à jouer, Lex Luthor est pourtant à mille lieues des rôles habituellement confiés à Jesse Eisenberg. Non pas parce que c’est une production hollywoodienne à (très) gros budget – l’acteur ayant déjà joué dans Insaisissables (2013) trois ans plus tôt –, mais parce qu’il incarne un authentique criminel, frustré par son absence de super pouvoirs, qui combat Superman à grands coups de billets de banque. Si la réalisation de Zack Snyder manque de finesse, c’est le script qui a retenu l’attention de l’acteur. Les nombreuses références à la philosophie, à la mythologie grecque et les dialogues traversés par de nombreuses questions existentielles l’ont même convaincu de tourner dans la suite du film, sortie en 2017. Une apparition plus discrète dans une scène post-générique n’a pas refroidi l’acteur, qui confiait il y a quelques mois sa volonté de se glisser à nouveau dans la peau du méchant à l’ego monstrueux.

 

Vivarium (2020) de Lorcan Finnegan, avec Jesse Eisenberg, actuellement en salle.

Résistance (2020) de Jonathan Jakubowicz, date de sortie encore inconnue.


 

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