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Les collections repérées à la Fashion Week automne-hiver 2026-2027
Découvrez les collections automne-hiver 2026-2027 repérées par Numéro pendant la Fashion Week à Paris.
par Camille Bois-Martin,
Publié le 21 janvier 2026. Modifié le 18 mars 2026.

Les collections automne-hiver 2026-2027 repérées par Numéro
Si les défilés de mode sont évidemment les événements les plus attendus des semaines de la mode, de nombreuses marques privilégient un format plus confidentiel et intimiste : la présentation.
Ainsi, tout au long de cette Fashion Week automne-hiver 2026-2027, nombreuses sont les marques à dévoiler les collections de l’hiver prochain dans des showrooms, éparpillés aux quatre coins de la capitale. Découvrez les collections (et défilés confidentiels) qui ont séduit Numéro.


Maria Callas et Lee Radziwill inspirent la collection Loulou de Saison
Pour la saison automne-hiver 2026-2027, la marque française Loulou de Saison poursuit son exploration d’un vestiaire féminin à la fois sobre et sophistiqué. Sous l’impulsion de sa fondatrice et directrice artistique Chloé Harrouche, la collection s’articule autour d’une allure libre et cosmopolite, nourrie par l’imaginaire du New York des années 1960 à 1990.
Dans cette galerie de références apparaissent notamment Maria Callas et Lee Radziwill, deux figures d’élégance dont l’aura semble hanter les silhouettes. Car cette collection se déploie au gré de looks oscillant entre structure et fluidité. On y trouve ainsi des plumes d’autruche, du velours bleu profond ou encore de la soie drapée qui dialogue avec des épaules affirmées et des talons sculpturaux.
Pensé pour des femmes en perpétuel mouvement, le vestiaire privilégie enfin des pièces adaptables, aux cols et ourlets ajustables. Une proposition élégante, fidèle à l’allure discrète qui caractérise l’ADN de Loulou de Saison depuis sa fondation en 2019…


Ganni s’inspire de l’hiver glacial du Danemark
Pour l’automne-hiver 2026-2027, Ditte Reffstrup, directrice artistique de Ganni, s’inspire des hivers aux températures glaciales passés dans sa ville natale Hirthshals, au Danemark. Au milieu d’un paysage façonné par le vent et par la mer, elle imagine des vêtements chauds et élégants, conçus pour résister au froid tout en conservant le meilleur style possible. Des tricots épais et des jupes semblables à des couvertures côtoient ainsi des manteaux en fausse peau de mouton, superposés à des détails en dentelle, à des volants ou à des pièces de lingerie.
Une tension entre mode et confort, que les imprimés et les couleurs poursuivent ainsi : le motif léopard, signature de la marque, est agrandi et dialogue avec des carreaux et des fleurs aux teintes vives. Bonus : l’iconique ballerine Jenny, dévoilée pour le printemps-été 2026, se transforme en botte haute avec un col rabattu et une bordure cloutée.


Les années 1980 et 2000 dialoguent chez IRO
Dans le sillage de ses sublimes précédentes collections pour IRO, Nicolas Rohaut dévoile un nouveau vestiaire, où son vocabulaire ancré dans les années 2000 dialogue avec les couleurs et l’allure de la mode des années 1980. Des eighties, le créateur retient l’architecture exagérée des vêtements, les drapés et les couleurs vives, qu’il mêle à des pièces indie sleaze et festives, inspirées par les looks de festival ou de sorties de boîte de nuit de Chloé Sévigny et de Kate Moss.
WAu gré de matières riches mêlant des pinstripes en sequins, du strass, du lamé, des paillettes XXL et du tweeds effet laqué, IRO dévoile ainsi une garde-robe amovible, où les périodes s’entremêlent dans un mix-and-match réussi. Cuissardes brillantes, ensemble de costume fluide et grosse fourrure s’associent et se croisent au rythme d’une palette chromatique oscillant entre du bleu profond, du bordeaux ou encore du rose bonbon et du jaune fluo.


Le glamour rétro selon Fidan Novruzova
En marge de l’effervescence de la Fashion Week parisienne, la créatrice Fidan Novruzova a dévoilé sa onzième collection dans l’intimité de son atelier situé dans le Marais, ce mercredi 3 mars 2026. Baptisée “La Mondaine”, celle-ci s’inscrit dans la continuité de son travail, connu notamment pour ses bottes néo-biker à bout carré, déjà adoptées par plusieurs it-girls, de Charli xcx à Rosalía.
Pour l’automne-hiver 2026-2027, Fidan Novruzova puise dans deux imaginaires distincts. L’élégance géométrique des années 1920 et l’assurance des années 1980. Largement inspirée par l’univers pictural de la peintre Tamara de Lempicka, la collection se déploie comme une sorte d’autoportrait. La créatrice azéri imagine ainsi une garde-robe nourrie de ses propres désirs et usages. “Je crée en projetant mes propres besoins, et je réfléchis toujours au type de femme à qui mes créations pourraient s’adresser”, explique-t-elle dans une note transmise à la presse.
Cette approche personnelle, mêlant glamour et fonctionnalité confirme la place singulière qu’occupe aujourd’hui la designer sur la scène émergente… Une reconnaissance déjà soulignée lorsqu’elle figurait parmi les demi-finalistes du Prix LVMH en 2024.


Le label coréen Kimhekim célèbre ses dix ans
Au premier jour de la Fashion Week de Paris, dans le sous-sol du Palais de Tokyo, une minuscule bougie attendait chaque invité à sa place. La raison de cette jolie attention ? Le créateur coréen Kiminte Kimhekim célébrait le dixième anniversaire de sa marque éponyme, Kimhekim, à travers un défilé cristallisant une décennie d’archives.
Entre un tailoring masculin net, des silhouettes girly enrichies de grosses perles et de nœuds satinés et des looks citadins pensés aussi bien pour le confort que pour l’allure, la collection Kimhekim automne-hiver 2026-2027 navigue d’un univers à l’autre avec aisance. Puis, à mesure que les vestiaires se répondent, la palette s’élargit et bascule vers des teintes pastel peu familières au créateur. “J’ai voulu à travers cette collection me détacher du noir et blanc qui façonne mon univers depuis tant d’années. J’ai voulu étendre le champ des possibles”, nous confie le designer en coulisses.
Autre détail marquant, plus intime : certaines silhouettes, faites de tresses de cheveux synthétiques, évoquent l’enfance du créateur, lorsqu’il s’amusait avec ses innombrables Barbies. Un geste qui prouve que Kimhekim s’autorise la fantaisie sans perdre de vue ses intemporels, à l’instar de manteaux épais à col montant aperçus sur le podium. Bref, cette saison, Kiminte Kimhekim l’affirme : il ne s’agit pas d’effacer son vocabulaire, mais d’en élargir le spectre.


LAFORMELA, la marque à suivre validée par Dua Lipa et Lady Gaga
Présentée dans le très confidentiel salon RUN X Andam au jardin des Tuileries, la nouvelle collection de LAFORMELA réunit les pièces signatures qui ont fait le succès de la marque depuis sa fondation en 2010. À sa tête, les créateurs Antonín Soukup et Miroslava Kohutiarová se sont en effet forgés une rénommée au gré de leurs coupes précises et audacieuses, mais aussi de leur réflexion autour de la matière, façonnant des vêtements aussi confortables que très mode. Adoubé par les plus grandes célébrités de la scène pop actuelle à l’instar de Lady Gaga, Dua Lipa, SZA ou encore des Blackpink, LAFORMELA conçoit, pour l’automne-hiver 2026-2027, une garde-robe nourrie de pièces simples et faciles à arborer, rythmée çà et là de créations plus surprenantes.
L’idée ? Pouvoir s’habiller les yeux fermés et s’assurer malgré tout une silhouette mode et affirmée. Ainsi croise-t-on, sur les présentoirs, des cardigans incroyablement doux, à assortir avec une jupe bordeaux aux découpes sensuelles, dévoilant, au fil du mouvement, la peau d’une cuisse ou un bout de hanche. On adore également les robes en vinyle bordée de plumes, ou encore les longs manteaux en fausse-fourrure, décorés d’une taille élastique façon corset.


Viktor & Rolf puise dans son défilé haute couture pour le prêt-à-porter
En juillet 2025, Viktor & Rolf dévoilait un défilé haute couture surprenant. Intitulée “Angry Bird”, la collection se paraît de plumes et de volumes gonflés fascinants, qui nourrissent ainsi aujourd’hui son vestiaire prêt-à-porter. Ainsi retrouve-t-on, au sein de l’automne-hiver 2026-2027, des allures théâtrales, adaptées au quotidien : les plumes en organza, coupées au laser, ornent le col d’une chemise, le bas d’une jupe ou d’une robe de cocktail.
Les coupes boursouflées, semblables à une “citrouille” (pour reprendre la description des créateurs), transforment la silhouette d’une robe moulante en maille ou encore les poches d’un élégant pantalon de costume. On redécouvre également les petits pois imprimés et le vert néon du défilé haute couture au gré de délicates robes courtes, ornées d’une fine ceinture en tissu.


Torsion et asymétrie au défilé Icicle automne-hiver 2026-2027
De son côté, la marque chinoise Icicle imagine cette saison une collection où le vêtement naît d’un geste instinctif. Avec sa collection In the Folds of Nature, présentée sous la forme d’un défilé ce jeudi 5 mars 2026, la marque fondée à Shanghaï en 1997 explore la beauté des plis, des torsions et des asymétries, comme si les tissus trouvaient d’eux-mêmes leur forme.
Les matières naturelles guident ainsi les silhouettes, au gré d’un travail minutieux autour de la laine souple et du cachemire, tandis que des soies fluides apportent un mouvement plus léger. La palette de couleurs mêle des neutres profonds (noir, bleu encre, gris ou brun) à quelques touches plus pop de rouge et de vert.
En somme, Bénédicte Laloux (directrice artistique de la marque depuis 2019) signe ici une collection hivernale tout en retenue, avec laquelle Icicle célèbre le pouvoir discret des matières.


L’allure seventies de la collection Yves Salomon
Pour l’hiver prochain, la maison française Yves Salomon explore un territoire où les couleurs pop rencontrent l’élégance des années 1970. Un mix inattendu qui donne naissance à un vestiaire à la fois graphique et sensuel…
Au cœur de la collection, plusieurs pièces empruntent au vestiaire marin ses codes les plus emblématiques. On y découvre ainsi une vareuse, un pull en maille anglaise ou encore un caban aux volumes affirmés, qui structurent les silhouettes et installent une allure à la fois fonctionnelle et sophistiquée.
Les collections homme automne-hiver 2026-2027
Les collections masculines repérées par Numéro à la Fashion Week homme automne-hiver 2026-2027.
Tour d’horizon des collecions masculines repérées à la Fashion Week homme automne-hiver 2026-2027 en janvier dernier.




La garde-robe idéale par Celine, entre classiques et belles matières
Ce samedi 24 janvier 2026, on se rendait chez Celine pour découvrir la collection homme automne-hiver 2026-2027 de Michael Ryder. Dans son hôtel particulier de la rue Vivienne, la maison française réussit l’exploit d’une présentation mieux qu’un défilé. Au mur, les silhouettes sont suspendues sur des cintres, tout comme les foulards. Au sol, les souliers composent une ravissante déclinaison chromatique, tout comme les carnets en cuir sur une table. Les pulls et jeans se dressent en totems au milieu de la pièce. On ne peut que remarquer la perfection des coupes, la beauté des matières et l’élégance extrême de chaque look. Avec une rare simplicité, Michael Ryder compose une collection Celine homme où le vêtement revient au centre du propos, mais aussi où le style prime sur la tendance.




Les débuts prometteurs de Georges Laurence
Assister aux premiers pas d’un créateur provoque souvent un mélange d’excitation et d’appréhension. Un sentiment qui se situe entre l’euphorie d’être séduit, et la peur d’être déçu. Heureusement, la première collection de Georges Laurence nous a immédiatement conquis. Fondée à Paris il y a un an, la marque réussit le pari de réinventer les archétypes du vestiaire masculin en jouant sur les détails et les finitions.
Pour Nathaniel Benayoun, créateur formé chez Courrèges, Isabel Marant et Off-White, l’inspiration de cette collection automne-hiver 2026-2027 part d’un geste devenu réflexe : le zoom. Transposant aux vêtements cette habitude 100 % digitale, il décline le fonctionnel en ornement. Des boutonnières deviennent des broderies surdimensionnées, des fermetures brandebourgs évoquent la passementerie, les ceintures et les bord-côtes XXL d’une veste en cuir structurent la silhouette.
Enfin, on n’oubliera pas de mentionner les coupes impeccables, le savoir-faire précis et les sublimes tissus italiens et anglais. Sans aucun doute, Georges Laurence relève avec brio le pari audacieux de parvenir, en 2026, à s’imposer dans l’univers du tailoring contemporain. (LZ)




Acne Studios revient sur 30 ans de mode
Dans l’histoire de la mode contemporaine, Acne Studios incarne une success story que tout entrepreneur rêverait d’écrire. Celle d’une marque, qui, trente ans après ses débuts, n’a jamais rien perdu de sa vision avant-gardiste. Mais aussi, et surtout, continue d’incarner l’esprit de son époque. “À l’aube de 2026, j’ai repensé à ces trente dernières années. On débute comme une jeune marque, puis soudain, on se forge un héritage,” explique son fondateur, Jonny Johansson. Cet héritage mentionné par le créateur suédois repose en particulier sur le travail du jean et du cuir.
Ainsi, ces deux matières qui ont fait la réputation d’Acne Studios au fil des décennies sont omniprésentes au sein de cette collection homme automne-hiver 2026. Tout comme la silhouette droite de 1996, légèrement modernisée. Bien qu’elle conserve ses proportions originales, on décèle une volonté de répondre aux goûts de l’époque. Une collection subtile qui célèbre le passé, tout en regardant vers l’avenir. (LZ)


L’avant-dernier défilé Camperlab avant le départ d’Achilles Ion Gabriel
Présentée ce jeudi 22 janvier 2026 à Paris, la collection Camperlab automne-hiver 2026-2027 résonne comme un moment charnière pour la marque. À la Maison de la Mutualité, transformée pour l’occasion en une sorte de théâtre, le créateur finlandais Achilles Ion Gabriel livre l’avant-dernière collection qu’il signera pour Camperlab, dans un format performatif. Bien qu’inscrite au programme des “présentations” dans le calendrier officiel de la Fashion Week, la marque opte pour un défilé porté par un casting sauvage et une mise en scène immersive.
Bercé par la performance habitée de la chanteuse américaine Annahstasia Enuke, le public se retrouve plongé dans une atmosphère de blizzard, en écho aux hivers de l’enfance d’Achilles Ion Gabriel en Laponie. En somme, Camperlab signe ici une proposition alternative, fidèle à l’identité singulière que le créateur a sû façonner au fil des saisons… (NM)




Meta Campania Collective présente l’homme et la femme
Fondée par Jon Strassburg, Meta Campania Collective nous a immédiatement séduit par sa mode low key et arty. Depuis 2020, à l’occasion de la Fashion Week homme, la marque nous révèle un peu plus de son univers inspiré et incarné par des artistes proches des fondateurs.
Pour l’automne-hiver 2026-2027, Meta Campania Collective continue de nous faire rêver avec des pièces d’une exquise nonchalance conçues dans des matériaux précieux. On remarque des pulls en cachemire au col dégagé, des costumes en velours côtelés aux coupes loose, sans oublier de sublimes pièces en cuir. Petite nouveauté, des créations plus féminines comme des slip dress en soie délicate, et des manteaux cintrés. (LZ)




Le nouvel homme Balenciaga par Pierpaolo Piccioli
Après un premier et sublime défilé pour Balenciaga en septembre dernier, Pierpaolo Piccioli a choisi le plus discret format de la présentation pour ses premières silhouettes homme. Avec humilité et sans excès, le créateur de mode italien fusionne les codes de ses prédécesseurs dans des looks hybrides d’une extrême élégance. On retrouve les volumes architecturaux chers à Cristobal Balenciaga et l’approche sportswear et nonchalante instaurée par Demna. Petite surprise aperçue au sein de cette collection, une collaboration avec la NBA, déjà disponible en boutiques et sur balenciaga.com. (LZ)


Le voyage à Las Vegas au défilé Drôle de Monsieur
Après s’être inspiré des couleurs chaudes de Cuba la saison dernière, Drôle de Monsieur embarque cette fois ses invités pour une escale à Las Vegas. Ce jeudi 22 janvier 2026, Dany Dos Santos et Maxime Schwab (les co-fondateurs du label dijonnais) investissent l’Hôtel du Collectionneur, dont l’architecture Art déco évoque le décor des grands casinos américains, afin de dévoiler leur collection automne-hiver 2026-2027.
Cette saison, Drôle de Monsieur délaisse les logos ostentatoires afin de s’adonner à un travail autour des belles matières et des coupes fortes. Manteaux structurés, vestes à strass et accessoires affirmés composent un vestiaire flamboyant en clin d’œil au glamour hollywoodien. En somme, ce défilé Drôle de Monsieur automne-hiver 2026-2027 rend hommage à l’âge d’or de celle que l’on surnomme Sin City, avec la rigueur et le sens du détail propres au label français en pleine ascension. (NM)


Un retour aux sources opéré par Sonia Carrasco
“Dans nos ateliers, tout naît de la technique”, nous a confié Sonia Carrasco, que nous avons eu la chance de rencontrer en coulisses de son défilé automne-hiver 2026-2027, présenté ce jeudi 22 janvier 2026. Un moment décisif pour la créatrice espagnole qui intègre cette saison le calendrier officiel de la semaine de la mode parisienne. Alors qu’elle lance sa marque éponyme il y a 6 ans, forte d’un parcours extrêmement riche et formateur au sein des ateliers Alexander McQueen puis auprès de Phoebe Philo chez Celine, Sonia Carrasco s’est forgée une esthétique sobre et boyish, au gré de matières aussi luxueuses que sustainable.
Pour cette saison automne-hiver 2026-2027, la créatrice n’a qu’un seul mot d’ordre : origines. Outre un décor composé de métiers à tisser placés au centre de la pièce – rappel frontal du processus de fabrication originel et artisanal du vêtement -, les coutures apparentes, les robes plissées comme inachevées et les jupes midi faussement déchirées, justifient à la perfection son propos. À rebours de ses silhouettes décontractées emblématiques, Sonia Carrasco opère avec ce défilé une mutation de sa mode en imaginant des coupes plus ajustées et révélatrices du corps, notamment à travers un tailoring minutieux. Bref, force est de constater que pour un défilé inaugural à la Fashion Week de Paris, c’est une réussite et un retour réconfortant à l’essence même de la mode et à la pureté du vêtement. (LM)


Thom Browne inaugure son nouveau showroom (et revient à l’essentiel)
Lorsque Thom Browne lance sa marque au début des années 2000, le créateur américain se lance un défi : renouveler et moderniser le costume pour homme. Souvent ennuyeux et ne laissant que peu de place à la créativité, l’uniforme masculin se réinvente ainsi sous son regard ludique. Il lance alors sept costumes gris et jette les bases de son esthétique, définie par des manches raccourcies, des épaules étriquées et des pantalons 3/4. Pour l’automne-hiver 2026-2027, la marque revient justement à ces essentiels (la coupe et la couleur grise), et en profite pour inaugurer son nouveau showroom, au dernier étage d’un sublime bâtiment haussmannien dans le 8e arrondissement.
Sur les présentoirs, on découvre ainsi un camaïeu de gris clair ou foncé, imprimé ici de carreaux, là de rayures. Le focus se retrouve ainsi dans les silhouettes typiques de Thom Browne : on ne lasse jamais des jupes portées par dessus un pantalon ou dont les motifs des volants font écho à ceux de la cravate assortie. On raffole également des iconiques sacs en forme d’animaux, lancés, à l’origine, comme une blague : l’Américain avait dévoilé, lors d’un défilé en 2016, un sac-chien à l’occasion de l’anniversaire de son teckel. Depuis devenu viral, l’accessoire a par la suite adopté la morphologie d’un éléphant, d’un lapin ou encore d’une oie. Cette saison, la marque les décline même en charms – chic. (CBM)


Un retour à l’essence du vêtement au défilé Kiko Kostadinov
Pour l’automne-hiver 2026-2027, Kiko Kostadinov convie son public dans un bâtiment désaffecté de l’université de Censier, dans le 5e arrondissement de Paris. Un lieu brut, qui fait écho à l’intention de la collection : revenir à l’essence du vêtement, à sa construction. Au centre de la pièce, trois sculptures de carton signées par l’artiste américain Oscar Tuazon instaurent un dialogue entre architecture et mode, tandis que sur le podium, les vêtements donnent l’impression d’être en perpétuelle élaboration.
Les blouses aux épaules élargies semblent se draper naturellement autour du corps, tandis que des pantalons modulables, capables de se transformer en jupes, accompagnent le mouvement. Les accessoires, de leur côté, s’effacent cette saison au profit de bandes de perruques colorées conçues par Tomihiro Kono. Une collection imaginée comme un retour à l’essence du vêtement, qui contraste avec les dernières propositions du designer bulgare… (NM)


L’inspiration preppy de la collection ERL automne-hiver 2026-2027
Pour sa collection ERL automne-hiver 2026-2027, présentée à Paris ce samedi 24 janvier, le designer Eli Russell Linnetz tire son inspiration d’un pensionnat imaginaire niché au cœur des Alpes suisses, refuge des enfants de l’élite. Mais très vite, derrière les cravates bien nouées et les chemises oxford impeccables se dessine une réflexion sur les codes du pouvoir.
Le tailoring classique et les silhouettes preppy se dévergondent ainsi au contact de pièces plus instinctives, à l’image de vestes en nylon réversibles ou encore de manteaux en tweed épais. Plus tard, hoodies universitaires et t-shirts graphiques s’invitent sous les blazers, tandis que quelques vestes de biker et varsity jackets insufflent une énergie plus brute à l’ensemble. Avec The Void, le label ERL signe en définitive une collection réussie où l’élégance bourgeoise se confronte à une nonchalance très californienne. (NM)


Le workwear radical du label Ouest pour l’automne-hiver 2026-2027
Dans le tumulte de la semaine de la mode parisienne, le jeune label Ouest Paris a dévoilé sa nouvelle collection dans une atmosphère volontairement décontractée, à travers un shooting en direct ouvert au public. Une mise en scène simple, qui accompagne le retour d’Arthur Robert (le fondateur de la marque) à l’essence de ses inspirations. À savoir le workwear de la fin des années 1970.
Les silhouettes s’appuient ainsi sur les principes fondamentaux du vêtement de travail. Un duffle-coat, conçu à partir d’une seule pièce de tissu repliée sur elle-même, incarne cette approche radicale de la coupe. Au cœur de la collection, le denim s’impose en total look au gré de jeans ajustés ou encore de vestes à sangles. Enfin, les pièces en jersey portées à l’envers, étiquettes apparentes, insufflent une certaine insouciance à cette collection, désormais signature depuis quelques saisons du vestiaire Ouest. (NM)


Steven Passaro joue sur la superposition avec sa collection Ethereal Shift
À l’écart des podiums traditionnels, Steven Passaro investit cette saison un élégant appartement du 3e arrondissement de Paris pour dévoiler sa collection automne-hiver 2026-2027, sobrement intitulée Ethereal Shift. À travers une quinzaine de silhouettes, l’ancien élève du London College of Fashion explore le moment de la rupture comme un point de bascule, évoquant les notions de transformation et d’élévation parmi ses inspirations.
Cette saison encore, le tailoring signature du trentenaire installé à Paris se métamorphose. Les revers s’élèvent vers le cou, certains volumes s’éloignent du corps, tandis que des vestes de costume à rayures se superposent dans un jeu de couches successives. Une collection sobre et maîtrisée, qui confirme, une fois de plus, la place de Steven Passaro parmi les designers masculins à suivre sur la scène créative parisienne. (NM)
Les matières, elles, jouent un rôle central dans cette proposition hivernale. Les peaux lainées aux cols drapés et les doudounes kimono enveloppent le corps avec une douceur protectrice. Les cols oversize, omniprésents, prolongent cette sensation de confort et de chaleur, tout en affirmant une silhouette rassurante. Une manière pour Yves Salomon de conjuguer héritage et modernité à travers un vestiaire d’hiver à la fois enveloppant et désirable.