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Qui sont les 62 nouvelles étoiles du guide Michelin ?
Le Guide Michelin vient de dévoiler son palmarès 2026 depuis le Grimaldi Forum de Monaco. Avec 62 nouvelles étoiles, un trois-étoiles inédit en Savoie et une génération de chefs portée par l’ancrage au terroir, ce millésime dessine une France gastronomique en pleine mutation. Revue de détail, de Paris aux régions.
Photo : La Sole Dior par Yannick Alléno. © Laora Queyras.
par La rédaction.

À Paris, onze nouvelles étoiles et la chute d’un monument
Paris, capitale de la gastronomie, compte désormais 127 restaurants étoilés, soit quatre établissements d’excellence de plus qu’en 2025. Le fait marquant du côté parisien est double : l’entrée de onze nouveaux établissements au rang d’une étoile et la rétrogradation de L’Ambroisie, institution de la place des Vosges, qui perd sa troisième étoile après quatre décennies de règne sous la direction de Bernard Pacaud. Le restaurant, désormais mené par Shintaro Awa, conserve deux macarons, mais la sanction illustre la difficulté d’une succession au plus haut niveau, Paris ne comptant plus que neuf tables triplement étoilées.
La bonne nouvelle ? Cette année, trois restaurants parisiens accèdent à la deuxième étoile. Hakuba, ouvert en mars 2024 au sein du Cheval Blanc à la Samaritaine, réussit une ascension fulgurante en à peine deux ans, réunissant trois chefs aux compétences complémentaires : Takuya Watanabe pour les nigiris, Arnaud Donckele pour les sauces et les préparations chaudes, et enfin Maxime Frédéric pour le sucré. De son côté, Alliance, adresse intimiste de huit couverts dirigée par le Japonais Toshitaka Omiya, confirme une cuisine croisant classicisme français et précision nippone, tandis que Virtus, mené par Frédéric Lorimier, monte également d’un cran.
Enfin, parmi les onze néophytes entrés dans le cercle fermé des premières étoiles parisiennes, le millésime révèle une diversité saisissante, en témoigne Prévelle, premier restaurant en propre de Romain Meder dans le 7e arrondissement, Monsieur Dior by Yannick Alléno au 30 avenue Montaigne ou encore Zostera, la table du chef Julien Dumas installée dans le 16e, qui propose une cuisine maritime d’une poésie rare.


En régions, Les Morainières au sommet et le terroir en fil rouge
L’événement majeur de ce millésime se situe pourtant hors de Paris. Perché sur les hauteurs de Jongieux, en Savoie, au cœur des vignobles, le restaurant Les Morainières décroche la troisième étoile et intègre le cénacle des 31 tables au sommet du guide. Le chef Michaël Arnoult, qui ouvre cette auberge en 2005 avec son épouse Ingrid, y défend une cuisine profondément enracinée dans le terroir alpin. En sacrant ce quadragénaire discret, éloigné des feux médiatiques, le Michelin affirme vouloir défendre une gastronomie de conviction.
Quatre tables régionales accèdent également à la deuxième étoile : Arbane, à Reims, menée par Philippe Mille, La Bulle d’Osier, à Langres, portée par Valentin Loison, Frédéric Doucet, à Charolles, et enfin Le Corot de Rémi Chambard, à Ville-d’Avray.
De leur côté, les 54 nouvelles premières étoiles témoignent d’une France des terroirs. Pour ne citer que quelques exemples, Toulouse s’impose avec deux entrées simultanées, Agapes et L’Écorce, où le chef Bertrand Millar redonne vie à un ancien bistrot, en Occitanie, Quentin Pellestor-Veyrier décroche une première étoile pour la Maison Pellestor Veyrier et à Marseille, la cheffe Coline Faulquier obtient un macaron pour Auffo, table construite autour des prises quotidiennes des pêcheurs du Vallon des Auffes…
Les surprises du millésime 2026
Chaque année, le Guide Michelin réserve quelques distinctions inattendues et 2026 ne déroge pas à la règle. À Metz, Timilìa obtient sa première étoile pour un parcours dégustation entièrement consacré aux pâtes artisanales. Le chef Olivier Parise, d’origine sicilienne, formé chez Apicius à Paris et auprès d’Ilario Mosconi à Luxembourg, y orchestre avec sa compagne Giorgia Tartaglione un menu baptisé “Scoperta della Pasta”, pensé comme une découverte progressive de formes et de textures. Un macaron pour de la pasta : le signal est fort.
De retour au cœur de la capitale, Imperial Treasure décroche également son premier macaron dans le 8e arrondissement. Installée au sein de l’hôtel La Clef Champs-Élysées, cette enseigne singapourienne déjà étoilée en Asie fait son entrée dans le guide français avec une gastronomie chinoise de haute précision, signée par le chef Gao Xiaosheng. Un restaurant dans le sillage duquel s’inscrit Hanada, dans le 7e, proposant un omakase millimétré où chaque découpe répond à un cérémonial précis. Une chose est certaine, le Michelin, longtemps perçu comme le gardien d’une certaine orthodoxie française, affirme ainsi, millésime après millésime, une conception cosmopolite de l’excellence.
Le palmarès du Guide Michelin 2026
Nouvelle 3e étoile
- Les Morainières, Jongieux (Savoie)
Nouvelles 2e étoile
- Hakuba, Paris 1er
- Alliance, Paris 5e
- Virtus, Paris 12e
- Le Corot, Ville-d’Avray (Hauts-de-Seine)
- Arbane, Reims (Marne)
- Bulle d’Osier, Langres (Haute-Marne)
- Frédéric Doucet, Charollles (Saône-et-Loire)
Nouvelles 1re étoile
- Jin, Paris 1er
- Maison Ruggieri Palais Royal, Paris 1er
- Prévelle, paris 7e
- Hanada, Paris 7e
- Héritages, Paris 8e
- Imperial Treasure, Paris 8e
- Irwin, Paris 8e
- Monsieur Dior by Yannick Alléno, Paris 8e
- Pilgrim, Paris 15e
- Geoélia, Paris 16e
- Zostera, Paris 16e
- La Ruche, Gambais (Yvelines)
- Le Camélia, Bry (Nord)
- Harmonie, Villeneuve-d’Ascq (Nord)
- Circle, Lyon 1er (Rhône)
- Les Loges, Lyon 5e (Rhône)
- L’Étape Dorée, Saint-Genis-Laval (Rhône)
- Maltacina, Saint-Théoffrey (Isère)
- Chalet Flachaire, Abondance (Haute-Savoie)
- La Table d’Armante, Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie)
- L’Altitude, Courchevel (Savoie)
- Mandibule, Alixan (Drôme)
- La Maison des Cariatides, Dijon (Côte-d’Or)
- Auprès du Clocher, Pommard (Côte-d’Or)
- La Table du Grapiot, Pupillin (Jura)
- Erre, Chassy (Saône-et-Loire)
- Alcovô, Vinay (Marne)
- Arbane, Reims (Marne) [promu 2e étoile]
- Alexis Baudin, Malling (Moselle)
- Timilìa, Metz (Moselle)
- Le M, Ventron (Vosges)
- La Table de Courcelles, Courcelles-sur-Vesle (Aisne)
- G.a. au Manoir de Rétival, Rives-en-Seine (Seine-Maritime)
- Agapes, Toulouse (Haute-Garonne)
- L’Écorce, Toulouse (Haute-Garonne)
- Maison Pellestor Veyrier, Colomiers (Haute-Garonne)
- Holodeck, Floressas (Lot)
- Les Jardins, Parnac (Lot)
- Le Puy Tilleul, Tournemire (Cantal)
- Cent33, Bordeaux (Gironde)
- Le Cercle Guiraud, Sauternes (Gironde)
- Notes, Cognac (Charente)
- L’Écailler, Île de Ré (Charente-Maritime)
- Ressources, Bordeaux (Gironde)
- Lueurs, Bouchemaine (Maine-et-Loire)
- La Table du Domaine du Liziec, Vannes (Morbihan)
- Gaïa , Manoir de la Mortière, Saint-Cyr-en-Talmondais (Vendée)
- La Table de Christophe Hay et Loïs Bée, Ardon (Loiret)
- Épicentre, Nice (Alpes-Maritimes)
- Auberge de la Roche, Valdeblore (Alpes-Maritimes)
- La Table de Pierre, Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes)
- La Table du Cap Estel, Èze-Bord-de-Mer (Alpes-Maritimes)
- Auffo, Marseille (Bouches-du-Rhône)
- L’Oursin, Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône)
- Garrigue, Ansouis (Vaucluse)
- Dan B., Ventabren (Bouches-du-Rhône)
- Shanael, Toulon (Var)
- Les Oliviers, Bandol (Var)
- L’Oursin, Le Lavandou (Var)
- La Belle Vie, Saint-Hilaire-d’Ozilhan (Gard)
- Robuchon Monaco, Monaco