11 juin 2026

Julia Ducournau dirige Mylène Farmer dans un clip étrange et sombre

La chanteuse Mylène Farmer s’associe à la réalisatrice Julia Ducournau pour son nouveau clip, C’est à qui le tour. La star y rencontre son double venu d’un autre monde, celui de la sulfureuse vidéo de Libertine de Laurent Boutonnat.

  • par Ambra Flora.

  • Publié le 7 mai 2026. Modifié le 11 juin 2026.

    Depuis janvier 2026, plusieurs rumeurs entouraient le retour artistique de Mylène Farmer. Finalement, la chanteuse de 64 ans vient de sortir un nouveau single intitulé C’est à qui le tour le 29 mai 2026. Composé par DJ Lewis, le titre nous offre des paroles s’inscrivant pleinement dans l’ADN musical de la star. Elle y déclame : « C’est à qui le tour / Refuser le sombre / Servile et je croule / Quel triste adage / Et le monde est sourd / L’uniforme est sombre / Respire encore…où ? / Mais quel naufrage ».

    Ce dernier est le premier extrait d’un album qui devrait paraître à l’automne 2026. Et ce n’est pas tout. Mylène Farmer, a confié à la réalisatrice française Julia Ducournau de son nouveau clip qui accompagne ce single. Une collaboration excitante dont le résultat est une vidéo à la fois étrange et sombre dans laquelle la chanteuse évolue dans une atmosphère nocturne. La star y rencontre son double venu d’un autre monde, celui de la sulfureuse vidéo de Libertine de Laurent Boutonnat.

    Le nouveau clip de Mylène Farmer réalisé par Julia Ducournau

    Après Grave en 2016, le second long-métrage de la réalisatrice, Titane, remportait la Palme d’or au Festival de Cannes 2021. Cette même année, Mylène Farmer était membre du jury sous la présidence de Spike Lee. Finalement, quatre ans plus tard leurs trajectoires se croisent de nouveau. Cette collaboration apparaît comme une évidence tant les univers des deux artistes se complètent et se répondent.

    Mylène Farmer – C’est à qui le tour (2026).

    À travers son esthétique body horror, Julia Ducournau explore les questions du corps, du genre et de l’identité dans un récit radical et queer qui est aujourd’hui sa marque de fabrique. Ainsi, son cinéma se définit comme organique, dérangeant et profondément sensoriel. Ce qu’elle a notamment confirmé avec, le fameux Titane (2021) donc, puis plus récemment avec Alpha (2025). Soyons honnête, les films de Julia Ducournau ont la particularité de choqué autant qu’ils fascinent.

    Une démarche artistique qui rappelle celle de Mylène Farmer. Depuis les années 1980, la chanteuse n’a cessé de brouiller les pistes, jouer avec l’ambiguïté et provoquer. De Sans contrefaçon (1987) à Libertine (1986), son œuvre explore, elle aussi, les thèmes de l’identité, du fantasme et de la marginalité.

    La bande-annonce de Titane (2021).

    Mylène Farmer et le cinéma

    Avant de se lancer dans la musique, Mylène Farmer rêvait de devenir actrice. Et le cinéma occupe depuis toujours une place essentielle dans son univers artistique. Ses clips, souvent conçus comme de véritables courts-métrages, ont participé à façonner son identité visuelle unique.

    Elle a notamment collaboré avec divers réalisateurs tels que Laurent Boutonnat (Giorgiogino), son collaborateur historique, Marcus Nispel (Massacre à la Tronçonneuse), Olivier Dahan (La Môme) ou encore Mélanie Laurent (Le bal des folles). Au fil des années, la chanteuse multiplie également les expériences au cinéma et dans le doublage. Toute une génération garde notamment en mémoire sa voix prêtée à la princesse Sélénia dans Arthur et les Minimoys.

    Plus récemment, Mylène Farmer a renforcé ce lien avec le grand écran en participant au thriller Dalloway de Yann Gozlan, présenté au Festival de Cannes en 2025. Elle y prête sa voix à une intelligence artificielle face à Cécile de France. Quelques jours auparavant, l’artiste avait également marqué la cérémonie d’ouverture du festival 2025 par une performance saluée où elle rendait hommage au très grand David Lynch avec son titre Confession.

    C’est à qui le tour (2026) de Mylène Farmer, disponible.