26 juin 2026

Amiri dessine le vestiaire d’un Hollywood nocturne et magnétique

Voilà maintenant plus de trois ans qu’Amiri figure au calendrier officiel de la Fashion Week de Paris. Et, comme à son habitude, Mike Amiri a fait souffler le glamour d’Hollywood sur la capitale. Il semblerait même que le créateur californien ait importé avec lui les températures suffocantes recensées sur Hollywood Boulevard afin de donner le ton de sa collection printemps-été 2027, dévoilée ce jeudi 25 juin 2026 au Carreau du Temple, à Paris…

  • par Nathan Merchadier.

  • Le défilé Amiri printemps-été 2027.

    L’ode au glamour hollywoodien du défilé Amiri 

    Ce n’est pas vraiment un secret, mais chez Amiri, le soleil ne se couche jamais vraiment. Cette saison pourtant, Mike Amiri préfère explorer sa ville natale une fois la nuit tombée, voguant entre les bars feutrés, les villas cachées dans les collines et les hôtels de luxe… Le designer californien imagine ainsi une galerie de personnages évoluant dans un Los Angeles fantasmé, emprunt d’une atmosphère où la séduction et la sophistication se répondent constamment.

    Pour nourrir cette vision, le créateur se replonge dans l’un de ses films fétiches des années 1980, American Gigolo de Paul Schrader. Comme Richard Gere dans ce long-métrage culte, les silhouettes Amiri cultivent une élégance nonchalante. Les épaules des vestes de costume présentées sur le podium s’assouplissent, tandis que les chemises gagnent en fluidité et semblent glisser naturellement sur le corps.

    Une sensualité parfaitement maîtrisée

    Fidèle à l’ADN de la maison, Mike Amiri continue de jouer avec les notions de désir et de sensualité. Les chemises à imprimés se portent largement ouvertes sur le torse et les silhouettes féminines multiplient les jeux de transparence, notamment à travers de délicates robes et des bodys en dentelle.

    Alors que Paris suffoque déjà sous une chaleur inédite, le créateur à la tête d’Amiri depuis 2014 fait encore grimper le mercure. Les costumes se portent à même la peau et les matières deviennent toujours plus légères (soie, lin, lurex) tandis que les coupes s’assouplissent. Ailleurs, des rayures métalliques ou encore des broderies inspirées des décors hollywoodiens apportent de subtils éclats aux silhouettes.

    Le vestiaire idéal d’une nuit sans fin

    À bien des égards, cette collection printemps-été 2027 illustre parfaitement ce que Mike Amiri maîtrise le mieux. À savoir, une certaine idée du glamour américain, où l’élégance ne paraît jamais forcée.

    Côté accessoires, la maison dévoile également le nouveau sac Biscotto, dont la silhouette souple évoque un fortune cookie délicatement replié, tandis qu’une collaboration avec le joaillier californien Spinelli Kilcollin marque les premiers pas d’Amiri dans l’univers de la haute joaillerie.

    Sans vraiment chercher à révolutionner son vocabulaire, Mike Amiri continue ainsi d’affiner, saison après saison, sa vision très personnelle du luxe californien. Une mode sincère et profondément désirable, qui, le temps d’un défilé une fois encore flamboyant, a réussi à nous faire croire que Paris se trouvait à quelques kilomètres seulement d’Hollywood…