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Au défilé Egonlab style preppy et coquette core
Au défilé Egonlab printemps-été 2027, mise sur l’esthétique coquette core, avec une collection où les frontières entre masculin et féminin deviennent poreuses.
par Léa Zetlaoui.


Ce mercredi 24 juin 2026, le défilé Egonlab printemps-été 2027 a fait grimper un peu haut la température à Paris. Sept ans après ses débuts, le duo Français Florentin Glémarec et Kévin Nompeix continue de séduire avec une mode fluide qui brouille les codes du genre.


Le tailoring masculin réinterprété
Signature d’Egonlab, le tailoring traditionnellement associé au vestiaire masculin se voit radicalement transformé. Les blazers allégés se font seconde peau, les silhouettes cintrées redessinent la taille, et les shorts remplacent le pantalon. Une réinterprétation du style preppy version canicule.
Cette construction crée une silhouette hybride. Loin d’être stricte, ou même rigide, elle se veut au contraire sensuelle et mobile. Le costume perd son autorité classique pour devenir un objet de désir plus fluide.


L’irruption du féminin avec le Coquette Core
En contrepoint, Egonlab injecte des éléments traditionnellement associés à la féminité avec son “Coquette Core”. Pour rappel, cette esthétique mode inspirée d’un imaginaire ultra-féminin, romantique et délicat, est davantage associé au vestiaire féminin. Pourtant au sein de ce défilé printemps-été 2027, ce style très girly se retrouve sur des chemises en soie brodées de cristaux Swarovski, des nœuds satinés et des accessoires délicats et des références au vêtement de nuit.
Loin d’un cliché, cette féminité repose ici sur l’ambiguïté, comme le suggère la référence à Marivaux » Le négligé est une abjuration simulée de coquetterie ; mais en même temps le chef-d’œuvre de l’envie de plaire.” Pour séduire sans en avoir l’air, il faut jouer d’une tension constante entre maîtrise et abandon.


Des silhouettes entre les genres
Mais plutôt que de juxtaposer masculin et féminin, Egonlab fusionne les genres à travers des trompe-l’œil qui brouillent la lecture des pièces. On repère aussi des superpositions suggérées plutôt que réelles. Enfin, cette réflexion se prolonge jusque dans la collaboration avec Eastpak, où les accessoires deviennent des extensions du corps.

