1 juin 2026

Loire : les meilleures adresses pour une semaine au milieu des châteaux

Que faire dans la vallée de la Loire en une semaine ? Itinéraire, châteaux incontournables, hôtels de charme et restaurants : découvrez nos meilleures adresses pour organiser votre séjour.

  • Par Camille Bois-Martin.

  • Itinéraire, paysages, châteaux et gastronomie… la vallée de la Loire offre une infinité de possibilités pour organiser un séjour. Que faire dans la vallée de la Loire, et comment la visiter en une semaine ? De Tours à Blois, suivez notre itinéraire à travers les plus belles étapes et découvrez les meilleures adresses pour explorer la région.

    Découvrir Tours et dormir dans une cabane perchée

    Une petite heure et demie de train depuis Paris et vous voilà arrivés à Tours. À peine sortis de la gare, sa façade du 19e siècle – inscrite aux Monuments historiques et signée de l’architecte Victor Laloux – nous impressionne.

    À vélo, on recommande de traverser la ville (du musée des Beaux-arts à la cathédrale Saint-Gatien), avant de rejoindre tranquillement le Loire Valley Lodges, situé à moins de vingt kilomètres à travers les villages alentours et les champs agricoles, jonchés de sublimes parterres de fleurs. Un coquelicot ramassé et un petit bleuet pris en photo et le trajet est déjà terminé : on pénètre dans les allées de l’hôtel accompagné de grandes sculptures installées çà et là du domaine.

    La découverte se poursuit jusqu’au chemin pour rejoindre sa chambre – ou plutôt sa cabane privée, perchée dans les arbres. Sans vis-à-vis, on profite ici en toute intimité d’une expérience unique, avec une vue enivrante sur la forêt alentour. Dans son lit à baldaquin, on se surprend à observer les oiseaux voler de branche en branche, avant de savourer d’un délicieux repas au restaurant gastronomique Ardent de l’hôtel.

    Mention spéciale pour le succulent “Paris-Sainte-Maure”, sorte de Paris-Brest revisité mêlant l’incontournable fromage de la région à de la pistache, du romarin et du citron. Puis, il est alors l’heure de retrouver sa petite bicoque pour une baignade dans son jacuzzi privé sur la terrasse. À la nuit tombée, le chant des volatiles laisse place au coassement des grenouilles, cachées dans une petite mare non loin…

    Loire Valley Lodges, 1 All. de la Duporterie, 37320 Esvres.

    Immersion au 17e siècle au château de Chenonceau

    Alors que le soleil se lève, notre petit-déjeuner est livré par une poulie au Loire Valley Lodges. Un œuf parfait englouti et il est déjà l’heure de partir. Si on vous conseille de visiter le domaine avant de reprendre la route, attention, ceci-dit, aux petits cailloux (responsables d’une crevaison lors de notre séjour…). Aujourd’hui, direction le château de Chenonceau, situé à 25km d’ici.

    L’histoire de cette bâtisse royale rythmée de figures féminines fortes constitue une parfaite introduction au lieu où nous passerons en suite la nuit : le château de Louise de Lavallière. Favorite de Louis XIV (dont leurs deux enfants furent légitimés par le roi), la duchesse reste aujourd’hui dans l’histoire pour ses sublimes lettres d’amour mais aussi pour son choix, à contre-courant, de quitter les fastes de la cour pour finir ses jours dans le couvent des Carmélites du faubourg Saint-Jacques.

    Une destinée passionnante, que l’on redécouvre ainsi au sein de cet hôtel où tout – de la décoration aux costumes de l’équipe – nous replonge dans la mode et les coutumes du 17e siècle. Au coucher du soleil, on recommande une balade dans les jardins de l’hôtel, avant de déguster un dîner au Pavillon Sévigné, dans un décor aussi fastueux que les plats qui se succèdent sur notre table.

    La fatigue des dizaines de kilomètres parcourus à vélo sur la journée nous poussent alors jusqu’à notre chambre, décorée d’un papier peint fleuri et de mobiliers en velours rouge, où l’on enfile une robe de chambre inspirée par le style du Grand Siècle, avant de sombrer dans les bras de Morphée.

    Château de La Vallière, 37380 Reugny.

    Un passage au Clos Lucé à Amboise, puis direction Chaumont-sur-Loire

    Au petit matin, on profite d’un passage au spa du château de Louise de Lavallière pour recharger ses batteries avant d’entamer un nouveau périple sur notre fidèle destrier à deux roues. Le must ? L’espace bien-être est entièrement privatisable, pour buller en duo tranquillement le temps d’une petite heure. Au programme : douche sensorielle, hammam et jacuzzi…

    Reposés, on renfile donc nos baskets et nous voilà repartis en direction de la ville d’Amboise pour y visiter le célèbre château, dont une grande partie n’a malheureusement pas résisté au passage du temps. Non loin, le château du Clos Lucé revient également sur la fin de la vie de Léonard de Vinci, proche de François Ier qui l’invita à passer ses derniers jours dans la vallée de la Loire, pour expérimenter librement, non loin de la cour française.

    Aujourd’hui, l’emploi du temps est rempli, alors il est déjà l’heure de filer vers notre prochaine visite : le château de Chaumont-sur-Loire (pour ceux qui préfèrent prendre leur temps, on vous suggère de passer la nuit au camping de l’île d’Or de la ville, installé juste en face de la demeure royale).

    Détente aux Sources de Cheverny

    Si la visite des salles intérieures de Chaumont se fait rapidement, on recommande de flâner longuement dans le parc (32 hectares !), ponctué de nombreuses sculptures d’art contemporain signées Bernar Venet ou Giuseppe Penone. Puis, on rejoint – enfin – notre adresse pour la nuit : les Sources de Cheverny. Perdu au milieu de la forêt, l’hôtel bénéficie d’un calme et d’une végétation sans pareils.

    Au sein d’une bâtisse du 18e siècle, l’institution déploie des espaces communs richement décorés mais aussi un Spa Caudalie. On s’y relaxe entre quelques brasses et un passage dans le hammam, avant de déguster un exceptionnel repas au restaurant du lieu, dit l’Auberge.

    Ici, les cuisiniers concoctent les plats sous nos yeux devant une somptueuse cheminée. Les plats y sont généreux et pointilleux, à l’instar des délicieuses asperges blanches de Sologne ou de l’échine de cochon roi rose de Touraine confite puis grillée.

    Les Sources de Cheverny, 23 Rte de Fougère, 41700 Cheverny.

    Les châteaux de Cheverny et Chambord, joyaux de la Loire

    Au réveil, on se délecte d’un café sur la terrasse de notre chambre. Entouré de coquelicots, de bleuets, de fougères mais aussi, et surtout, d’un calme enveloppant, on se dit qu’on aimerait peut-être rester ici plus longtemps… Mais le temps file trop rapidement, et il nous faut déjà enfourcher notre vélo pour respecter le programme de cette nouvelle journée dans la Loire.

    Tout près de l’hôtel, le château de Cheverny abrite une riche collection de peintures (du Titien à Raphaël) et se déploie au sein d’un grand jardin où l’on peut ainsi prendre le temps de pique-niquer. Impossible de ne pas passer découvrir la courte exposition dédiée à la bande dessinée Les Aventures de Tintin, dont le château du Capitaine Haddock s’inspire de la bâtisse du lieu.

    Notre trajet nous emmène maintenant vers Chambord. Pour le rejoindre, on emprunte un sublime chemin, jonché, à nouveau, de champs à perte de vue, mais aussi d’une balade dans l’ancien domaine de chasse de François Ier. Là où le roi de France passait ses journées à cheval avec sa cour au 16esiècle, on pédale dans le plus grand parc forestier clos d’Europe, jusqu’à atteindre l’imposant château.

    Une nuit d’exception au Relais de Chambord

    De loin le plus impressionnant de tous ceux croisés cette semaine, Chambord est le seul domaine royal encore intact depuis sa création. Il se déploie au gré de son architecture typique de la Renaissance, dont le plan en croix grecque rappelle celui des églises italiennes de l’époque. La visite se poursuit donc parmi les salons remplis de trésors picturaux de l’histoire de l’art, en grimpant dans les escaliers à double hélice.

    Pour la nuit, nul besoin de chercher loin. Juste à côté du château, en plein cœur du domaine royal, le Relais de Chambord offre un petit nid douillet – avec vue sur le monument ! On dîne au restaurant Le Grand Saint Michel, en découvrant les vins de la région avec un repas succulent et réconfortant. Et reprendre ainsi assez de forces avant une bonne nuit de sommeil pour affronter notre dernière journée dans la vallée de la Loire

    Hôtel Relais de Chambord, Place Saint-Louis, 41250 Chambord.

    Le château de Blois, un trésor architectural

    Le soleil pointe à peine le bout de son nez que l’on rejoint déjà la terrasse du Relais de Chambord. Café, croissant et jus de raisin engloutis et le périple recommence. Mais pas avant d’avoir apprécié une dernière fois de la vue imprenable sur le château de Chambord, depuis son lit, à l’occasion d’une dernière pause avant le départ…

    À une quinzaine de kilomètres, on découvre en suite Blois. On longe alors le fleuve sous les rayons du soleil, en découvrant un à un les bâtiments en pierre de la ville. Du sublime jardin Augustin Thierry à la cathédrale Saint-Louis en passant par le pont Jacques-Gabriel : tout le patrimoine historique de la région se déploie sous nos yeux.

    À l’image, évidemment, du château royal de Blois, où trois époques se confrontent : l’aile gothique de Louis XII (15e siècle) fait face à celle classique de Gaston d’Orléans (17e siècle), toutes deux reliées par l’aile renaissance de François Ier. Un télescopage architectural et historique surprenant, qui se complète d’une visite guidée passionnante dans les salons du bâtiment.

    Il est alors enfin l’heure de rejoindre notre ultime étape, située sur l’autre rive : le Fleur de Loire. Installé dans une ancienne bâtisse construite au 17e siècle par le frère de Louis XIII, l’hôtel se déploie au fil de ses 44 chambres, d’un spa Sisley mais aussi d’un restaurant gastronomique (Amour Blanc) et d’un autre étoilé, Christophe Hay, piloté par le célèbre chef éponyme.

    Expérience gastronomique au Fleur de Loire

    Ce soir, nous dînerons au premier, attablés face à la Loire. À mesure que le soleil se couche, on découvre une cuisine raffinée qui valorise le patrimoine et les produits de la région. Ainsi les plats revisitent-ils les classiques régionaux, du “mulet de nos rivières” en gravlax en passant par les asperges du jardin de l’hôtel ou encore le savoureux “œuf de Julie” au boudin noir de Wagyu – une viande de bœuf originaire du Japon, dont le chef Christophe Hay dirige un cheptel tout à fait singulier en France.

    Auréolé de deux étoiles au guide Michelin, le restaurant Christophe Hay est, quant à lui, situé au premier étage de l’hôtel Fleur de Loire. Ici, la vue sur la ville de Blois est tout aussi époustouflante. Nous nous y rendons le lendemain matin, après avoir profité d’un massage et d’un soin de visage relaxants (et parfaits pour récupérer d’une semaine intensive de vélo).

    Aux côtés du chef, ce n’est pas moins de 140 personnes qui œuvrent chaque jour au sein de Fleur de Loire – tous remerciés dans les cartes des restaurants, une attention aussi singulière qu’émouvante. Depuis la cuisine installée au centre de la salle du restaurant étoilé, Christophe Hay dirige une partition dictée par le cycle de la nature et des récoltes ligériennes.

    Dans les assiettes, on découvre avec nos papilles la riche histoire de la région. On déguste en effet du caviar de Sologne, mais aussi des Morilles de Mareuil-sur-Cher ou encore une carpe “à la Chambord” (trufe, écrevisse, et sauce au vin de Cheverny). Une expérience gustative inoubliable, qui clôture ainsi en beauté notre séjour dans la vallée de la Loire…

    Hôtel Fleur de Loire, 26 Quai Villebois Mareuil, 41000 Blois.