4 mars 2026

Le défilé Hodakova en 3 looks surréalistes

Dans la pénombre d’une salle du Carrousel du Louvre, Hodakova dévoile un défilé automne-hiver 2026-2027 nourri de looks surprenants, où le mobilier d’intérieur s’empare de notre garde-robe d’extérieur.

  • Par Camille Bois-Martin.

  • Hodakova réinvente le port du blazer

    Pour son défilé automne-hiver 2026-2027, Hodakova choisit un lieu lourd de sens pour le milieu de la mode : la Carrousel du Louvre. Là où, il y a quelques décennies, des maisons comme Chanel ou Dior présentaient leurs collections au sein de trois grandes salles réparties autour d’un large hall, la créatrice suédoise dévoile les silhouettes de sa nouvelle collection.

    Dans un écrin bordé de murs noir, les mannequins défilent autour d’un décor qui s’apparente à un petit salon à la décoration ultra moderne, et dévoilent des silhouettes surréalistes et audacieuses, fidèles à l’esthétique insolite et upcyclée d’Ellen Hodakova Larsson. À l’instar de ce blazer, porté à l’envers : les boutons se croisent dans le dos, tandis que les épaules et les manches ne sont pas enfilées et sont laissées flottantes. La veste semble tenir comme par magie devant le buste de la mannequin, comme si un cintre imaginaire le gardait droit.

    Des miroirs en guise d’accessoires

    Au sein de cette nouvelle collection, la créatrice suédoise nous plonge dans une forme d’intimité. Au gré du décor, reproduisant un intérieur, mais également à la faveur de silhouettes dépouillées aux détails manifestes. On observe ainsi, sur une série de looks, des miroirs, portés à la main par les mannequins, reflétant leur visage mais aussi ceux des invités présents aux premiers rangs.

    Soulignant la dimension psychologique de ce défilé, ils “symbolisent l’exposition émotionnelle et les états d’esprits intérieurs”, pour reprendre les mots d’Ellen Hodakova Larsson dans sa note d’intention. Arboré ici avec une simple robe bustier blanche et une paire de cuissardes noires, les doubles-miroirs offrent au look une allure surréaliste et nous évoquent ce passage incontournable devant la glace au moment de se préparer le matin, en toute intimité.

    Quand le mobilier devient vêtement

    Au fil du défilé Hodakova automne-hiver 2026-2027, les mannequins s’emparent également du décor. Certaines attrapent en effet les tapis jonchant le sol afin de les enrouler autour de leur taille ou de leur buste, créant ici une jupe, là une robe tube. On observe même des silhouettes façonnées à partir de fauteuils en velours ou en tapisserie brodés.

    Surréalistes, ces looks dévoilent un haut dont les pieds de la chaise gravitent autour du visage d’une mannequin, ou encore une robe enveloppant les bras d’une autre, créant une allure délicieusement surprenante. Pour compléter ce vestiaire reprenant le vocabulaire de l’intérieur et de l’intimité (dans le sillage du défilé la créatrice belge Julie Kegels, présenté une petite demi-heure plus tôt), Hodakova présente également des silhouettes dépouillées, à l’instar d’un short ample et léger, arboré avec deux petites tasses de thé collées sur la poitrine. Surréaliste, on vous l’avait dit.

    Tous les looks du défilé Hodakova automne-hiver 2026-2027