Chanteuse

Camille Yembe

Les débuts de Camille Yembe

Camille Yembe naît en 1997 à Molenbeek-Saint-Jean, à Bruxelles, d’un père congolais et d’une mère belge. Elle grandit dans un environnement marqué par des influences musicales variées entre chanson française, rap, pop et musiques afro-congolaises. Très jeune, elle développe un intérêt important pour l’écriture, la danse et la musique.

Pendant son adolescence, elle écoute autant Diam’s, Stromae et Thom Yorke que Charles Aznavour. Cette diversité d’influences marque ensuite une grande partie de son identité artistique. Très tôt, elle écrit également ses premiers textes et commence à composer au piano.

Cependant, son adolescence reste difficile. À 16 ans, elle quitte le foyer familial et enchaîne plusieurs petits emplois afin de subvenir à ses besoins. Pendant cette période, elle travaille notamment comme vendeuse et serveuse tout en continuant à écrire de la musique. Cette expérience influence ensuite une grande partie de ses chansons centrées sur les rapports sociaux, les difficultés familiales et la précarité. Par ailleurs, elle découvre progressivement la scène musicale belge à cette période et commence à fréquenter les concerts et les studios d’enregistrement.

La rencontre avec le rappeur Gandhi et les débuts dans l’écriture

Vers l’âge de 18 ans, Camille Yembe rencontre le rappeur et producteur Gandhi. Cette rencontre marque un tournant important dans son parcours puisqu’il l’encourage à écrire ses propres chansons et à travailler en studio.

Rapidement, Gandhi devient également son manager et l’introduit dans plusieurs projets liés à la scène musicale belge francophone. À partir du milieu des années 2010, Camille Yembe commence alors à écrire pour différents artistes. Elle collabore notamment avec Eva Queen, Tiakola, Moha MMZ, Stéfi Celma ou encore Damso.

Cette activité d’autrice lui permet progressivement de développer son écriture et de se faire connaître dans le milieu musical avant même le lancement de sa carrière solo. Pendant plusieurs années, elle travaille ainsi principalement dans l’ombre tout en préparant ses propres morceaux.

Ensuite, elle décide finalement de quitter son emploi stable afin de se consacrer entièrement à la musique. Cette période devient une étape importante dans la construction de son identité artistique.

Plastique et les premiers morceaux solo

En décembre 2024, Camille Yembe dévoile Plastique, premier single publié sous son nom. Le morceau aborde notamment les thèmes de l’identité, du regard social et des représentations liées au corps et à l’image. Très rapidement, le titre attire l’attention de plusieurs médias musicaux belges et français.

Quelques mois plus tard, en juin 2025, elle sort un premier EP également intitulé Plastique. Le projet mélange pop, rap, chanson française et influences électroniques. À travers ces morceaux, Camille Yembe développe une écriture très personnelle centrée sur l’intimité, les émotions et les expériences sociales liées à son adolescence.

Par ailleurs, plusieurs artistes soutiennent publiquement son travail, notamment Stromae qui évoque son nom sur les réseaux sociaux. Ce soutien contribue à renforcer rapidement sa visibilité dans la scène musicale francophone.

Pendant cette période, elle se produit également dans plusieurs festivals et assure notamment une première partie d’Adèle Castillon. Progressivement, son nom commence alors à circuler dans la presse culturelle française et belge comme l’un des nouveaux visages de la pop francophone contemporaine.

Jeune & Laide et la reconnaissance médiatique

En mai 2026, Camille Yembe sort son premier album studio intitulé Jeune & Laide. À travers ce projet, elle développe un récit largement inspiré de son adolescence, des difficultés sociales et des expériences personnelles traversées pendant ses jeunes années. L’album mélange plusieurs influences entre pop, rock, rap et chanson française contemporaine.

Parmi les morceaux les plus remarqués figurent Je ne l’ai jamais dit à personne et Rien à fêter. Ces chansons abordent notamment les thèmes du déterminisme social, des familles instables et de la jeunesse dans les quartiers populaires. À travers cet album, Camille Yembe développe une écriture directe et souvent autobiographique.

Le projet comprend également plusieurs collaborations, notamment avec Lous and The Yakuza et Ino Casablanca. Grâce à ces featurings, elle poursuit une approche musicale construite autour du mélange des genres et d’une forte dimension émotionnelle.

Après la sortie de l’album, elle donne un concert complet à la Maroquinerie à Paris avant d’annoncer une date à La Cigale pour novembre 2026. Cette progression confirme alors sa place parmi les artistes francophones émergents les plus suivis de sa génération.

Une identité entre chanson, rap et image

Depuis ses débuts, Camille Yembe développe une identité artistique construite autant autour de l’écriture que de l’image. Ses clips, ses concerts et ses projets visuels occupent une place importante dans son travail.

Par ailleurs, la danse reste également très présente dans sa manière d’aborder la scène. Elle cite régulièrement Michael Jackson, Beyoncé ou Christine and the Queens parmi ses influences scéniques. Cette dimension corporelle et visuelle participe progressivement à construire son univers artistique.

Contrairement à certaines artistes issues directement de formats très commerciaux, Camille Yembe privilégie une approche plus intime et plus narrative. Ses chansons reposent souvent sur des expériences personnelles, des récits liés à l’adolescence ou des réflexions sur les rapports sociaux et familiaux. Cette écriture contribue progressivement à différencier son profil dans le paysage musical francophone contemporain.

Une nouvelle figure de la scène belge francophone

Depuis le milieu des années 2020, Camille Yembe s’impose progressivement dans une nouvelle génération d’artistes belges francophones aux côtés d’Angèle, Stromae, Hamza, Damso ou Shay. Son parcours repose autant sur l’écriture que sur la scène et la création visuelle.

Aujourd’hui, Camille Yembe apparaît comme l’une des nouvelles voix importantes de la pop francophone contemporaine. Entre chanson, rap, écriture intime et influences belges, elle poursuit une carrière construite autour d’un univers très personnel et d’une identité artistique déjà fortement identifiable.