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Met Gala 2026 : les meilleurs looks de la soirée avec Madonna, Beyoncé et Hailey Bieber
Comme chaque année, tous les yeux de la scène mode sont rivés sur New York qui accueille l’emblématique Met Gala. Au cœur du Metropolitan Museum of Art, ce gala créé en 1948 s’impose comme le rendez-vous mode annuel à ne pas manquer. Aussi attendu que controversé après l’annonce de Jeff Bezos en tant que sponsor, l’événement s’articulait cette année autour du thème Fashion is Art. Découvrez les meilleurs looks du Met Gala 2026.
par Jasmine Baha,
et Léa Zetlaoui.
Publié le 5 mai 2026. Modifié le 7 mai 2026.

Au Met Gala 2026, Fashion is Art
Ce lundi 4 mai 2026, New York — et plus particulièrement le Metropolitan Museum of Art — redevient le théâtre de l’un des événements mode les plus importants de l’année. Aux côtés des Fashion Weeks qui rythment le calendrier international, ce gala de charité destiné à réunir des fonds pour le Costume Institute s’impose sans conteste comme la soirée la plus audacieuse en matière de création.
Pour ce Met Gala 2026, Andrew Bolton commissaire de l’exposition du Costume Institute a choisi un thème on ne peut plus contemporain : “Costume Art”. À l’heure où la mode a infiltré toutes les strates de la culture et de la création. L’événement new-yorkais invite cette année à repenser le vêtement comme une œuvre à part entière. Plus qu’un simple exercice de style, cette édition célèbre le corps habillé, paré et orné . Entre support d’expression, de symboles et de récits, façonné par les époques, les normes sociales et les imaginaires artistiques.

Sur le tapis rouge, le dress code “Fashion Is Art” brouille ainsi les frontières entre couture, sculpture et performance tandis que ce Met Gala 2026 questionne une idée puissante et parfois controversée forte, mais récurrente. La mode est-elle un art à part entière ?
Les meilleurs looks de la soirée décryptés

Madonna reproduit un tableau Leonora Carrington
Parmi les célébrités invitées à cette édition 2026 du Met Gala, certaines nous ont offert des looks très réussis. Grandiose comme à son habitude, Madonna a reproduit le tableau La Tentation de Saint Antoine (1942) de Leonora Carrington, accompagnée de six porteuses de traines, en Saint Laurent et Codognato. On salue la mise en scène tout aussi surréaliste que le tableau original, qui l’avait déjà inspiré pour son clip Bedtime Stories (1994).

Hailey Bieber rend hommage à Claude Lalanne et Martha Graham
Également habillée par la maison, dont le directeur artistique Anthony Vaccarello est coprésident, l’égérie Hailey Bieber, dans un look inspiré par la collection automne-hiver 1969 en référence à Claude Lalanne et Martha Graham.

Beyoncé, Dieu et Olivier Rousteing
Autre création spectaculaire, celle créée par Olivier Rousteing pour Beyoncé, son amie de longue date, de retour au Met Gala après dix ans d’absence en tant que coprésidente. La signification de cette robe squelette ornée de strass ? “Célébrer ce que Dieu vous a donné”, explique ce post Instagram.


Kendall et Kylie Jenner en statues antiques
Dans un autre registre, Kendall Jenner et Kylie Jenner, respectivement en Gap Studio et Schiaparelli, imitaient deux des statues antiques les plus célèbres de l’histoire de l’art : la Victoire de Samothrace et la Vénus de Milo, toutes deux exposées au musée du Louvre.

Lauren Sánchez Besoz se prend pour Madame X de Sargent
Impossible, évidemment, de passer à côté du look de Lauren Sanchez Bezos, vêtue d’une robe Schiaparelli ornée de bretelles à perles. Une référence non dénuée d’ironie au tableau Madame X de John Singer Sargent, dont la présentation en 1884 provoqua un véritable scandale. Pour rappel, la muse du peintre fut alors mise à l’écart de la bonne société. Tout comme la femme de Jeff Bezos, longtemps tenue à distance de l’industrie, et invitée aujourd’hui grâce aux généreux dons de son mari.

Sabrina Carpenter en pellicules du film Sabrina par Dior
On le sait, la pop star Sabrina Carpenter aime le cinéma. Chacun de ses clips faisant pléthores de références à des monuments du 7e art. Pour ce Met Gala, Dior a réalisé pour elle une robe à partir des pellicules du film Sabrina de 1954 avec Audrey Hepburn. Un de ses préférés comme elle l’explique à Vogue dans cette video.


Hunter Schafer et Gracie Abrams en peintures de Gustav Klimt
Chacune à leur façon, Hunter Schafer et Gracie Abrams ont arboré des looks inspirés de deux tableaux du peintre Gustav Klimt, figure majeure de la Sécession viennoise. L’actrice d’Euphoria arbore une robe Prada aussi délicate qu’onirique, inspirée du tableau Madame Primavesi (1912‑1913). Quant à la chanteuse Gracie Abrams, elle a foulé les marches new-yorkaises dans une robe Chanel représentant le célèbre tableau Le Baiser (1907‑1908), une véritable ode à l’amour et à la sensualité.

Rachel Zegler et Le Supplice de Jane Grey
Devrait-on voir dans le look Prabal Gurung, inspiré du tableau Le Supplice de Jane Grey (1833) de Paul Delaroche de Rachel Zegler un parallèle avec sa propre histoire ? Fin 2024, Disney attribuait à l’actrice américaine l’échec du film Blanche-Neige après des propos en faveur de la Palestine.


Charli xcx et Emma Chamberlain s’inspirent de Van Gogh
Pour un Met Gala placé sous le signe de l’art, impossible de passer à côté des deux hommages rendus à Van Gogh, figure marquante du mouvement post-impressionniste de la fin du XIXᵉ siècle. C’est l’Américaine Emma Chamberlain qui a ouvert le bal avec une splendide robe Mugler, comme peinte à même le corps. Une création qui rappelle également celle dite chimère de la collection automne-hiver 1997-1998. Pour Charli xcx, la référence était beaucoup plus subtile avec une robe Saint Laurent par Anthony Vaccarello. Toute vêtue de soie et de tulle, la chanteuse arborait une création ornée d’une fleur renvoyant à la peinture Iris, datant de 1890. Une œuvre qui avait d’ailleurs inspiré le fondateur de la maison pour le printemps-été 1988.

Sarah Paulson aveuglée par l’argent en Matière Fécales
Vêtue d’une robe Matières Fécales et aveuglée par un “Money Leather Mask”, Sarah Paulson propose un de nos looks préférés. Surtout quand on sait les controverses qui entourent cette édition soutenue par le milliardaire Jeff Bezos.

Lena Mahfouf défie la pudeur en Burc Akyol
Pour son troisième Met Gala, Lena Mahfouf a misé sur un de nos créateurs français préférés : Burc Akyol. Comme il l’explique à Numéro : “Ce design s’inspire de la couverture iconique du Rolling Stone avec Janet Jackson. Ses seins étaient soutenus par son mari dissimulé derrière elle. Un geste que j’avais trouvé d’une grande tendresse. À travers cette pièce, je voulais aussi exprimer une prise de position contre le floutage des seins et le puritanisme sur Instagram et YouTube. Les seins ne sont sexuels que si on choisit de les regarder ainsi ; autrement, ils peuvent simplement être beaux. Le look est complété par une jupe cariatide, signature inspirée des statues de femmes fortes, artistiques, affirmant un “hyper‑féminin” encore trop souvent critiqué.”

Angela Bassett célèbre la peintre Laura Wheeler Waring
Reconnue pour ses peintures illustrant la communauté afro-américaine réalisées lors de la Renaissance de Harlem, Laura Wheeler Waring était célébrée par Angela Bassett, vêtue d’une robe Prabal Gurung rose. Ce look, orné de fleurs et de cristaux, s’est révélé être une allusion délicate et glamour à la peinture Fille en robe rose (1887).

Venus Williams s’autocite en Swarovski
Pour Venus Williams, coprésidente de cette édition 2026, l’heure était à la célébration de son héritage et de sa carrière. Entièrement vêtue d’une robe en cristaux Swarovski, aussi sculpturale que scintillante, la sportive incarnait son propre personnage, au cœur du tableau Double Portrait (2022). Une œuvre de Robert Pruitt qui célèbre une iconographie à la fois afrocentrée et fantastique.

Janelle Monae et la technologie
Une des silhouettes les plus marquantes de l’événement, Janelle Monáe, qui aborde le thème par le prisme de la technologie, teinté d’une pointe de futurisme. La chanteause explorait ainsi le rapport au corps et au mouvement, vêtue d’une robe Christian Siriano comme hors du temps, réalisée à partir de véritables câbles et circuits électriques. Mise en perspective avec cet ensemble, des fragments de verdure et quelques papillons apposés sur le look apportaient une note de contraste et invitaient à repenser la fusion entre corps, nature et progrès.

Jisou en robe Dior façon Claude Monet
Grand maître de l’impressionnisme, Claude Monet a transformé la façon de représenter les paysages en peinture. Si ses Nymphéas demeurent ses œuvres les plus connus, la robe Dior brodée arborée par Jisoo au Met Gala puise ses teintes pastel dans le tableau Arbres Au Bord De L’Eau. Une création sculpturale par la forme et poétique par son motif.

Doechii en Marc Jacobs
De son côté, Doechii a fait son arrivée vêtue d’un look drapé bordeaux signé Marc Jacobs. Une silhouette aux allures de déesse, de la tête aux pieds, puisque la chanteuse a décidé de fouler le tapis rouge dénuée de chaussures, un choix qui, selon elle, représentait l’humain, le vulnérable et l’ancré. Une touche audacieuse et naturelle au cœur d’un événement placé sous le signe de l’apparat et de la mise en scène.

Les tatouages de Skepta par Thom Browne
On retiendra également de cette édition 2026 du Met Gala le look Skepta en ensemble Thom Browne. En effet, le rappeur et producteur britannique rappeur s’est présenté avec deux pièces brodées de représentions de ses propres tatouages. Une façon de rappeler que le tatouage, comme le vêtement, participe pleinement à la construction d’un style, mais aussi que le tatouage est un art à part entière.

Anok Yai en vierge Balenciaga.
La soirée continuait avec Anok Yai, qui arborait une silhouette volumineuse rendant hommage à la figure de La Vierge des Larmes. Elle serait une apparition de Marie telle qu’elle se serait manifestée en 1953 dans la ville de Syracuse, en Sicile. La mannequin américaine d’origine sud-soudanaise ainsi arborait une pièce du défilé automne-hiver 1949‑1950 de la maison Balenciaga, tandis que sa mise en beauté aussi théâtrale que spectaculaire signée Sheika Daley, recréait les larmes cette figure religieuse.

Hudson Williams en matador de Manet
Autre temps fort de la soirée, l’arrivée d’Hudson Williams dans un look aussi pictural qu’audacieux. Pour son premier Met Gala, la star de la série Heated Rivalry a fait référence au tableau Le Matador saluant de Manet, l’une des nombreuses œuvres de la collection du musée. Ce dernier fut l’une des premières toiles réalisées à la suite de son voyage à Madrid lors duquel il étudia Velázquez. L’acteur canadien a rendu hommage au peintre et graveur français en gravissant les marches vêtu d’un ensemble composé d’une veste brodée et d’un pantalon Balenciaga, le tout accompagné d’une traîne. Une silhouette évoquant le costume traditionnel du matador. Il s’agit là d’un hommage aux racines espagnoles de la maison, mais pas seulement.

Jeremy Pope dans une pièce d’archive Vivienne Westwood
Parmi les looks inoubliables de la soirée, impossible de passer à côté de celui de Jeremy Pope. Dans une veste tirée des archives de Vivienne Westwood, l’acteur et chanteur américain apporte (enfin) une touche d’audace et d’originalité aux looks masculins de l’événement. À travers une pièce trompe-l’œil représentant un torse masculin magnifié, presque sculpté, la star s’inscrivait pleinement dans le courant du thème annuel, mettant en abîme la figure du corps.

Le premier John Galliano pour Zara sur Stevie Nicks
Si la chanteuse du mythique groupe Fleetwood Mac a fait ses premiers pas au Met Gala cette année, ce n’est pas pour autant qu’elle a délaissé son extravagance et son originalité signatures. Dans une création Zara par John Galliano, Stevie Nicks arbore une allure un brin théâtrale, avec une robe en taffetas de soie et un chapeau haut-de-forme, le tout agrémenté d’un magnifique collier Tiffany & Co., serti d’une opale de 14 carats.

La robe bulle de Eileen Gu en Iris Van Herpen
Imaginé par Iris van Herpen en collaboration avec A.A. Murakami, le look Airo de la tenniswoman Eileen Gu se compose de 15 000 bulles de verre irisées, façonnées à la main, fixées individuellement à l’aide de lumière UV. Des microprocesseurs dissimulés libèrent de vraies bulles d’air autour de la silhouette, selon des séquences minutées — le tout se produisant en direct, sans aucun recours au CGI. Connus pour leur exposition Floating World, qui transforme l’air et la lumière en installations vivantes, A.A. Murakami et Iris Van Herpen signent ici une œuvre immersive portée sur le tapis rouge.


Kim Kardashian et Hedi Klum peinent à convaincre
Parmi les looks qui nous ont moins convaincu, Kim Kardashian et Hedi Kum. La première reproduit une image de Kate Moss par le très controversé sculpteur Allen Jones. Malheureusement, il nous manque encore un certain recul pour apprécier. Tandis que la seconde et son costume de La Vierge voilée (1860) de Giovanni Strazza est plus proche du pastiche que de l’hommage.
Tous les looks du Met Gala 2026

















































