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GCDS transforme une trend virale en défilé
Au défilé GDCS automne-hiver 2026-2027, Giuliano Calza s’inspire de la tendance Whats in my bag ? pour célébrer les dix ans de la marque la plus pop de la Fashion Week de Milan.
par Léa Zetlaoui.
What’s in my bag ?, une tendance virale
Qui mieux que Giuliano Calza pour transformer une tendance virale des réseaux sociaux en un défilé de mode ? Pour marquer son retour sur les podiums, le designer italien s’inspire du fameux What’s in my bag ? pour son défilé GCDS automne-hiver 2026-2027.
Nées sur YouTube, les vidéos What’s in my bag ? consistent, comme leur nom l’indique, à révéler le contenu de son sac à main, de préférence griffé. À la fois geste statutaire et moment d’intimité mise en scène, vider son sac sous le regard de tous ne cesse de fasciner les réseaux sociaux. Car naturellement, le concept s’est répandu sur Instagram et Tiktok. Ainsi sur la plateforme chinoise, le hashtag #whatsinmybag a cumulé plus de 15 milliards de vues au total. Un engouement tel que Vogue en a fait une série dédiée aux célébrités, tandis que Coach s’est approprié le format pour promouvoir son sac Tabby en 2023. Et maintenant, au tour de GCDS de s’en inspirer.


Mais alors, on se demande comment cette tendance virale se traduit-elle dans une collection de mode ? “Pour nous, What’s in My Bag? ne se résume pas à un simple mème”, explique Giuliano Calza. “Il s’agit d’ouvrir le sac qui renferme dix ans de mon univers et d’en dévoiler le contenu. La culture, l’humour, les silhouettes emblématiques et les créations iconiques qui ont fait de GCDS ce qu’elle est.” Finalement, avec cette collection GCDS automne-hiver 2026-2027, Giuliano Calza vide un bagage émotionnel, chargé d’une décennie de souvenirs et de références personnelles.


GCDS, dix ans de fun et de pop culture
Fondé à Milan en 2015 par les frères Giuliano et Giordano Calza, GCDS s’est imposé comme le trublion de la Fashion Week italienne. Si ses collections, audacieuses et ultra-sexy, flirtent avec le glamour de Versace et Roberto Cavalli, elles s’imbriquent également dans un univers particulièrement ludique où les touches d’humour sont omniprésentes. Entre extravagance visuelle et énergie débridée, chaque défilé se voit émailler de clins d’œil à la pop culture. Parmi les invités très spéciaux aperçus chez GCDS, oon peut citer Bob l’éponge, Bratz ou encore Polly Pocket.
S’inspirant d’un centre commercial, le décor, réalisé à la main par des artisans italiens, donne à voir des jouets, boissons en version XXL. Tandis qu’elles émergent d’un sac shopping géant, les mannequins se transforment en poupées prisonnières de ce temple de la consommation. On ne peut s’emp incarnant avec ironie le capitalisme contemporain


Bien que la collection ne soit pas qualifiée de rétrospective, Giuliano Calza s’autorise un flashback avec ces premières silhouettes inspirées du style universitaire. Puis, on retrouve des robes taillées pour les pop stars, à la fois flashy et sexy, presque caricaturales. Côté homme les costumes ornés d’imprimés python semblent taillés pour des rock stars. Sans oublier une collaboration avec Valentino Rossi, ancien pilote et icône des années 60, et des motifs Betty Boop et Hello Kitty. Enfin, les accessoires tout sauf discret confectionnés en Italie nous prouvent que l’artisanat local peut aussi faire preuve d’autodérision.
Au rythme des chansons électro-pop de Cobrah, ce défilé GCDS s’ancre dans son propre univers : celui du centre commercial, où la culture pop est sacrée et l’humour une arme. Ici, une seule règle demeure, exalter son style avec extravagance et ironie.
Tous les looks du défilé GCDS automne-hiver 2026-2027













































