20 avr 2026

L’ode à la fête et à la liberté du défilé Pucci à Syracuse

Ce vendredi 17 avril 2026, la créatrice Camille Miceli dévoilait son défilé Pucci printemps-été 2026 au sein de la cité sicilienne de Syracuse et plus précisément de la Grotta dei Cordari.

  • par La rédaction.

  • Le défilé Pucci printemps-été 2026.

    Pucci défile en Sicile

    C’est au sein de la Grotta dei Cordari, au cœur de Syracuse en Sicile, que s’est déroulé le défilé Pucci printemps-été 2026. Creusée et exploitée dès l’Antiquité pour son calcaire, cette grotte a par la suite accueilli des artisans chargés de la fabrication de cordes – son humidité ambiante aidant au tissage – avant de devenir un bijou patrimonial sculptural à l’abri des regards.

    Quant à Syracuse, connue pour ses ruines ocres et sa mer au bleu profond, elle n’a pas été choisie au hasard par la créatrice Camille Miceli. C’est son air faussement suranné qui a séduit cette dernière – directrice artistique depuis 2021 – ainsi que l’amour du fondateur de la maison pour l’île italienne, comme le précise Camille Miceli dans une interview avec Le Figaro.

    La promesse de l’aube

    Intitulée “Alba”, ce qui signifie “aube” en italien, cette collection estivale porte en elle une ambivalence romanesque. Ainsi, Camille Miceli raconte l’aube comme ce moment de tension entre la fin de la nuit, là où la fête s’arrête, et le début d’un jour nouveau, quand le soleil se lève encore plein de promesses. 

    Ainsi, sous les yeux émerveillés des invités, et sur la musique électrique de Born slippy du groupe Underworld, la collection, nimbée de couleurs chaudes, s’est déployée avec beaucoup de légèreté. Dessinant une femme sportive, déterminée, fêtarde et sans prise de tête, elle incarne la muse Pucci par excellence.

    Un défilé entre nightclubbing et activewear

    Outre les robes nuisettes inspirées du vestiaire glamour de Michelle Pfeiffer dans Scarface (1983), la collection Pucci printemps-été 2026 se veut versatile. Entre tenues de soirée et minijupes à franges scintillantes, looks de plage, et sa ribambelle de paréos et bikinis, sans oublier les silhouettes activewear, révélant notamment des combinaisons de yoga ultra-moulantes.

    Les robes asymétriques transparentes sont également de mise et s’accompagnent de spartiates montantes et sandales plates, de vestes de costume, de lunettes de soleil 70’s, d’immenses chapeaux à bord large et de ceintures délicatement posées sur les hanches. Le tout bien évidemment fait la part belle aux iconiques imprimés Pucci, dont les motifs ondoyants se répètent à l’infini.

    Enfin, les bijoux de corps se métamorphosent ici en vêtement à part entière. En témoigne le look final : un top conçu à partir de pierres brillantes reliées entre elles par des chaînes dorées, couvrant juste ce qu’il faut de peau, comme un parfait mélange entre nonchalance des journées d’été et opulence des nuits sans lendemain.