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On était au concert de la nouvelle princesse de la soul, Olivia Dean
Un an après avoir conquis l’Olympia, à Paris, Olivia Dean franchit un nouveau cap en investissant l’Accor Arena de Paris le 17 juin 2026. Devant une salle comble, la chanteuse britannique a dévoilé un concert spectaculaire, entre hommage aux grandes divas de la soul et tubes issus de l’album The Art of Loving. Un show élégant, puissant et profondément émouvant.
par Ambra Flora,
et Hanna Zetlaoui .

Olivia Dean, en concert à l’Accor Arena à Paris
En quelques années seulement, l’auteure-compositrice-interprète britannique Olivia Dean a fait un chemin considérable. Il y a tout juste un an, le 17 juin 2025, elle envoûtait la scène de l’Olympia, à Paris. Celle qui dévoilait son deuxième album, The Art of Loving, en juillet 2025, est depuis devenue une star de la soul moderne, auréolée d’un Grammy Award et lauréate de quatre prix Brit Awards.
C’est donc dans un Accor Arena complet (ce qui représente près de 20 000 places), le 17 juin 2026, après une première partie assurée par Alice Phoebe Lou, qu’Olivia Dean se produisait en concert. Dans la foule, de nombreuses jeunes femmes vêtues de robes et de jupes à pois et à froufrous, aux accents vintage, sont venues très tôt pour obtenir une place au premier rang, dans la fosse.
L’ombre de l’artiste âgée de 27 ans apparaît derrière un rideau. Elle fait d’emblée penser aux grandes figures féminines de la soul américaine, de Diana Ross à Donna Summer, en passant par Minnie Riperton. La star est accompagnée d’un groupe et de choristes. Mais tout le show va reposer sur sa voix et sa présence solaire.
Des looks Chanel ultra glamour
Les premières notes du morceau The Art Of Loving retentissent tandis son timbre puissant résonne dans la salle. Dès les premiers mots, des frissons nous parcourent le corps. Olivia Dean arbore dans une pièce de la collection Métiers d’art 2026 de Chanel (la chanteuse est ambassadrice de la maison), une robe de soirée aux couleurs vives très glamour et rétro. On pense alors aux années où régnaient les stars de la Motown.
L’artiste élégante aux déhanchés irrésistibles enchaîne avec le tube Nice to Each Other, puis présente un à un ses musiciens et choristes, avant de lancer les titres phare de l’album : Lady / She’s The Man, So Easy to Fall in Love… C’est d’ailleurs sur ce dernier morceau qu’elle adresse pour la première fois directement la salle : “Si quelqu’un m’avait dit qu’un an plus tard que je performerais à l’Accor Arena, je n’y aurais pas cru.”
Une star proche de ses fans
Sur Let Alone the One You Love, Olivia Dean prend de nouveau la parole : “Cet album retrace ce que le fait d’aimer veut dire pour moi. On vit dans un monde hyperconnecté, et pourtant nous sommes tous si déconnectés les uns des autres. Je pense qu’on pourrait tous être un peu plus aimants. Mais qu’est-ce que ça veut vraiment dire ? On ne nous l’apprend pas. Est-ce que ça existe vraiment ? J’ai fait beaucoup de recherches, et j’ai lu beaucoup de bell hooks pour y parvenir.”
Elle poursuit en définissant ce que signifie selon elle The Art Of Loving : “Aimer une autre personne, ce n’est pas forcément quelque chose de romantique, ça peut être de l’amitié ou de l’amour familial. Aimer, c’est vouloir voir nos proches être la meilleure version d’eux-mêmes.”
Puis sur Messy, qu’elle décrit comme « une berceuse à elle-même ”, elle pose sa guitare et dévoile quelques mots sur la confiance en soi : “On a tendance à beaucoup se comparer. Personne ne sait ce que fait l’autre. On invente tout au fur et à mesure.”
Un bel hommage à sa grand-mère
L’un des moments les plus forts du concert, c’est celui où Olivia Dean dédie la chanson Carmen à sa grand-mère, venue des Caraïbes au Royaume-Uni à l’âge de 18 ans. Sans ce courage-là, rappelle-t-elle, elle ne serait pas là ce soir. “Je suis extrêmement reconnaissante. Les immigrés méritent d’être célébrés. Je ne comprends pas pourquoi nous sommes tous si effrayés les uns des autres.” Lors des Grammy Awards 2026, Olivia Dean avait dédié son trophée de la meilleure nouvelle artiste à sa grand-mère, et à tous les immigrés.
Autre moment mémorable ? Celui où Olivia Dean traverse la foule pour ensuite monter sur une scène secondaire, en forme de fleur. Elle porte alors un débardeur et une jupe volumineuse ornée de plumes et de cristaux écrus, un ensemble custom Chanel, inspiré d’un look automne-hiver 2026 créée par Matthieu Blazy. Un choix délibérément épuré qui détonne par rapport aux robes de soirée colorées qu’elle collectionne.


Confettis et reprise de Curtis Mayfield
Olivia Dean revient dans une longue robe fluide et scintillante dorée signée Clio Peppiatt qui capte la lumière et évoque certains looks de Cher. Côté musique, la star chante The Hardest Part, Baby Steps, Ladies Room, une reprise du titre Move On Up de Curtis Mayfield, Ok Love You Bye ou encore It Isn’t Perfect But It Might Be, Dive…
Le show se clôt sur Man I Need, sous une explosion de confettis roses sur lesquels sont imprimés des paroles de la chanson Be My Own Boyfriend qui résument parfaitement le sentiment que nous laisse le concert : « Love’s never wasted when it’s shared.” Les lumières s’éteignent. Le rideau se referme. Dans les haut-parleurs, les premières notes du tube I Feel Love de Donna Summer accompagnent le public vers la sortie.
The Art of Loving (2025) d’Olivia Dean, disponible.