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Les meilleures collaborations de Gesaffelstein, de The Weeknd à Charli xcx
The Weeknd, Lady Gaga, Charli xcx… Numéro revient sur cinq collaborations emblématiques du producteur français Gesaffelstein récompensé ce 1er février 2026 du Grammy Award du meilleur remix pour Abracadabra de Lady Gaga. Alors que vient aussi de paraître son nouvel album Enter The Gamma, disponible depuis le 23 janvier 2026, l’ ’Ellia Art Gallery à Paris lui dédie une exposition du 20 au 21 février 2026.
par La rédaction.
Publié le 9 janvier 2026. Modifié le 6 février 2026.

Gesaffelstein de retour avec un nouvel album live
Le producteur français Gesaffelstein, 40 ans, travaille le noir comme Pierre Soulages le faisait en peinture : non pas comme une absence, mais comme une matière où la lumière affleure. Son nom de scène, collage savant entre l’idée d’“œuvre totale” et le mythe Einstein, démontrait déjà la volonté du compositeur lyonnais. Ne pas aligner des morceaux, mais façonner des formes.
Longtemps, Mike Lévy (de son vrai nom) a imposé une musique glacée, opaque, au ralenti, à la croisée de la cold wave et d’une techno industrielle. Sa méthode tient de l’atelier : partir des machines, pousser filtres et saturation, sculpter le timbre au millimètre, puis orchestrer la tension comme on monte une séquence de film.
Ainsi, Enter The Gamma, son quatrième album disponible depuis le 23 janvier 2026 (et premier disque live), revendique une parenté assumée avec le maître de l’Outrenoir de Soulages. Le son hanté par Kraftwerk de Gesaffelstein est conçu comme une ombre où la distorsion n’est plus un effet, mais une sorte d’épiderme.

Le Grammy Award du meilleur remix
Après avoir remporté, le 1er février 2026, le Grammy Award du meilleur remix pour Abracadabra de Lady Gaga, Gesaffelstein annonce une exposition éphémère dédiée à sa carrière. Celle-ci se tiendra les 20 et 21 février 2026 à l’Ellia Art Gallery à Paris.
D’habitude secret et mystérieux, Mike Levy dévoile l’univers de son alterego musical. Notamment à travers des éléments de live, tenues de scène, photos exclusives, vinyles, machines et projections d’images. À l’occasion de cet événement, retour sur les collaborations les plus cultes du producteur français.
Les meilleures collaborations de Gesaffelstein
Une union inspirée et Lady Gaga sur Mayhem
Sorti en 2025, Killah de Lady Gaga ne cantonne pas Gesaffelstein au rôle d’invité. Avec ce morceau, le Français perturbe l’esthétique de la superstar américaine. Sur une base électro-funk, la production ajoute du grain et détourne l’éclat pop vers quelque chose de plus âpre, comme si le morceau rejouait l’histoire du glamour sous un néon glacé. Le titre, qui convoque aussi l’immense Prince, puise son groove dans un alliage de funk relâché et d’industriel. Il s’agit de l’une des trois collaborations entre Lady Gaga et Gesaffelstein sur cet album salué par la critique.
Une production pour Charli xcx
Sur B2b (qui figure sur l’album Brat sorti en 2024), Charli xcx tourne sa pop vers un dancefloor des plus moites. La patte Gesaffelstein se lit dans la matière : synthés nerveux, contours tranchants, sensation de pression constante. Comme si la chanson portait une armature techno sous la peau. Là où beaucoup “habillent” le club, ce titre en adopte la logique avec un effet de répétition, une tension progressive et un hook pensé comme un stroboscope.
Une rencontre au sommet avec The Weeknd
Sur My Dear Melancholy, sorti par surprise en 2018, The Weeknd fissure enfin son masque de “villain”. Pivot du disque, I Was Never There s’ouvre sur une sirène, puis déploie un univers dévoré par des basses rampantes et une voix sous réverberation. Coécrit avec Gesaffelstein, le morceau porte évidemment sa griffe.
Toutefois, à mi-parcours, la chanson se retourne finalement pour dévoiler un second mouvement, plus lumineux.
Une collaboration avec A$AP Rocky pour la BO du film Divergente
Avec In Distress le rappeur A$AP Rocky et Gesaffelstein imaginent un titre conçu pour la bande originale du film de SF Divergente de Neil Burger. Dans l’écosystème très codifié d’une BO hollywoodienne, le morceau saisit pourtant un instant charnière où le rap grand public s’autorise une esthétique plus métallique, plus industrielle. Gesaffelstein y construit une scénographie faite de textures et de reliefs qui encadrent le rappeur américain comme un personnage de film. Autour de cette pièce, la BO affichait d’ailleurs une logique de “casting” musical assumée. On y retrouve ainsi des titres signés Tame Impala, Kendrick Lamar, Skrillex ou Ellie Goulding.
Une collaboration avec Kittin, la reine de l’electroclash
Avec la Dj et productrice française Kittin (anciennement connue sous le nom de Miss Kittin), Gesaffelstein propose en 2013 Calling From The Stars, pièce de synthpop pensée pour les noctambules amateurs de pulsation. Un morceau résolument cinématographique qui illustrerait parfaitement un long-métrage de Nicolas Winding Refn et qui rappelle les travaux d’un Giorgio Moroder plus taciturne. Le titre figurait sur l’album Kittin, troisième album studio solo de la star de l’électro.
Enter the Gamma de Gesaffelstein, disponible le 23 janvier 2026.