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Caron signe un nouveau chapitre créatif à travers une capsule onirique
En ce début d’année, la maison de parfum Caron lance sa première ligne de beaux objets, emmenée par sa directrice artistique, Olivia de Rothschild. Accompagnée du studio parisien Atelier Constant, elle dessine 8 pièces entre design et savoir-faire, utilité et beauté.
par Louise Menard.
Publié le 26 janvier 2026. Modifié le 28 janvier 2026.

Caron lance sa première ligne de beaux objets
C’est un jour à marquer d’une pierre blanche pour la maison de parfum française Caron. Et pour cause, Olivia de Rothschild, directrice artistique de l’institution fondée en 1904 par Ernest Daltroff, inaugure une première collection de beaux objets.
Affinant sans cesse sa vision de la parfumerie, la jeune femme nommée il y a 7 ans à la tête des ateliers, ne se contente plus seulement d’imaginer des élixirs et leur contenant. Désormais, elle orchestre un récit bien plus complexe fait de rencontres et de savoir-faire d’exception.


Une collaboration avec Atelier Constant
Avec Les Formes Libres, une première capsule d’objets co-imaginée avec Xavier Dehaye, fondateur du studio parisien Atelier Constant, Caron inaugure un nouveau chapitre créatif. “Ces objets sont une autre expression et manière de vivre le parfum, le passage de l’essence à la substance”, confie Olivia de Rothschild. Pensée avec justesse et perfectionnisme, cette collection, pourtant née du parfum et de l’évanescent, accentue la matérialité de l’objet, sa tangibilité inhérente.


Des pièces entre fonctionnalité et poésie
Un flacon, deux porte-encens, un vide poche, deux écrins, un porte-manteau et un vase… Les 8 sculptures aux volumes variables qui constituent Les Formes Libres fusionnent finesse artisanale et densité de l’objet. Confectionnées en laiton, en étain ou en bronze, ces pièces reflètent la symbiose entre nature et identité qui anime Caron depuis plus d’un siècle.
Alors que nous avons eu l’honneur de contempler la collection dans un appartement feutré de la rue du Faubourg-Saint-Honoré il y a quelques jours, trois objets ont particulièrement retenu notre attention.
À commencer par le porte-encens Le Radiant. Moulé sur un ventre, cette pièce au métal lissé qui imite les courbes d’un corps nous apparaît mouvante. Une émotion que l’on ressent également à travers le mini-flacon La Danseuse modelé à la main. Sans doute l’objet le plus délicat de la collection, ce dernier n’éclipse pas pour autant la précieuse boîte à bijoux en étain. Surmontée de quelques bourdons et de fleurs en bronze éparses, elle est une pièce phare de la capsule, qui, à l’instar de l’ensemble de ces œuvres miniatures, prouve que l’écrin est parfois plus significatif que ce qu’il renferme.
Comme Olivia de Rothschild nous l’a fièrement révélé, une à deux collections similaires seront proposées chaque année, chacune conçue en collaboration avec un artiste différent. Une démarche sensible et pleine de sens dans un monde où la productivité règne au profit de la qualité. Bref, un geste qui permet à Caron de peaufiner un discours profond et incarné.

