6 juil 2026

Pourquoi on se réjouit de la nomination d’Isabelle Huppert à la présidence de la Cinémathèque française

Figure incontournable du cinéma français et international, l’actrice Isabelle Huppert ajoute une nouvelle ligne prestigieuse à son parcours. Le 2 juillet 2026, elle devient présidente de la Cinémathèque française, à Paris, devenant la première femme à diriger l’institution depuis sa création. Une nomination qui intervient alors que le lieu tente de tourner la page de plusieurs polémiques.

  • par Ambra Flora.

  • Isabelle Huppert, une actrice cinéphile à la filmographie impressionnante

    On ne présente plus l’excellente actrice française Isabelle Huppert… Au fil d’une longue carrière, elle a incarné avec brio une postière meurtrière dans La Cérémonie (1995), une pianiste masochiste dans La pianiste (2001), une victime vengeresse dans Elle (2016) et une écrivaine voyeuriste dans Histoires parallèles (2026)…

    Forte d’une filmographie de plus de 150 films, la star du cinéma d’auteur est aussi l’actrice la plus citée de l’histoire des César, avec dix-sept nominations toutes catégories confondues un record. Deux fois lauréate du César de la meilleure actrice, pour La Cérémonie en 1996 et Elle en 2017, elle continue, à 73 ans, de porter de grands rôles sur les écrans du monde entier.  

    Après avoir multiplié les apparitions remarquées, sur la Croisette au mois de mai 2026 ainsi qu’au défilé Jacquemus en Corse, durant la Fashion Week homme printemps-été 2027, Isabelle Huppert attire de nouveau l’attention avec une aventure passionnante.

    La première femme présidente de la Cinémathèque française

    Le 2 juillet 2026, la Cinémathèque française a en effet nommé Isabelle Huppert à sa présidence. Fondée en 1936 et installée dans le quartier de Bercy à Paris, l’institution est l’une des références mondiales de la cinéphilie. Elle conserve, valorise et transmet la mémoire du septième art en France comme à l’international. L’actrice succède ainsi au cinéaste franco-grec Costa-Gavras, père du réalisateur Romain Gavras, qui présidait l’établissement depuis 2007.

    Parmi les élus administrateurs de la Cinémathèque, figurent aussi les réalisateurs Mia Hansen-Løve (L’Avenir), Arnaud Desplechin (Frère et sœur) et Hafsia Herzi (La Petite Dernière). Isabelle Huppert exercera un mandat de trois ans. En accédant à cette fonction, elle devient la première femme à présider la Cinémathèque française.

    Une nomination qui arrive après plusieurs polémiques

    La nomination d’Isabelle Huppert intervient après une période mouvementée pour l’institution. En effet, en février 2025, un rapport sévère de la Cour des comptes avait épinglé des statuts jugés obsolètes et une gouvernance marquée par une forme d’entre-soi. En 2024, la Cinémathèque a également suscité la controverse en programmant Le Dernier Tango à Paris. Cette projection a ravivé les critiques autour de la choquante scène de viol (simulé) du film, tournée sans le consentement de l’actrice Maria Schneider.

    Rappelons que la Cinémathèque conserve à elle seule 50 000 films de patrimoine, près d’un million de documents sur le cinéma et de nombreux objets et documents, en plus de l’une des collections de costumes de cinéma les plus impressionnantes au monde. Elle organise des rétrospectives et des expositions qui célèbrent les grandes figures du cinéma. Après avoir consacré des événements à James Cameron, Wes Anderson ou encore Hayao Miyazaki, l’institution met aujourd’hui Marilyn Monroe à l’honneur. Enfin, cette nouvelle s’accompagne d’une autre annonce positive : la Cinémathèque française ouvrira au début de l’année 2027, à Marseille.