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L’homme sensuel et sulfureux du défilé Saint Laurent
En pleine semaine de la couture à Paris, Saint Laurent investit de nouveau la Bourse de Commerce pour dévoiler son défilé homme automne-hiver 2026-2027. Une collection profondément sensuelle, en partie inspirée par La Chambre de Giovanni (1956) de James Baldwin – roman culte qui explore les relations amoureuses tourmentées d’un jeune Américain à Paris.
par Nathan Merchadier.
Publié le 28 janvier 2026. Modifié le 10 février 2026.
Le défilé Saint Laurent s’inspire d’un roman de James Baldwin
Depuis plusieurs saisons, Anthony Vaccarello a fait de l’imposante coupole de la Bourse de Commerce (propriété du groupe Pinault, tout comme la maison Saint Laurent), le théâtre privilégié de ses collections masculines. Un décor grandiose, qui impose parfois quelques ajustements calendaires. Et explique donc que le créateur défile régulièrement en marge du calendrier officiel de la Fashion Week homme.
Ce mardi 27 janvier 2026, c’est ainsi en pleine semaine de la couture, que le designer belge convie une assemblée d’invités éclectiques afin de présenter sa nouvelle collection. Parmi eux, l’acteur Connor Storrie, star de la brûlante série Heated Rivalry ou encore Nadia Lee Cohen…Tous et toutes réunis pour découvrir le vestiaire de l’homme Saint Laurent pour l’automne-hiver 2026-2027.
Un vestiaire qui, à en croire l’inspiration de cette collection, ne manque pas d’audace et de sensualité. En effet, comme point de départ de ces quelques 42 silhouettes masculines, Anthony Vaccarello s’inspire d’un ouvrage qui l’a marqué : La Chambre de Giovanni (1956) de James Baldwin. Dans ce roman incontournable, l’auteur américain décrit les relations amoureuses complexes d’un jeune homme qui n’assume pas sa bisexualité, au sein du Paris des années 1950.


Une collection masculine sensuelle et puissante
Sur le podium, les mannequins incarnent un instant quotidien connu de tous. Le passage matinal et subtile de la nudité à l’habillement, de la chemise déboutonnée à la chemise boutonnée. La plupart des costumes, exécutés dans un tailoring d’une précision remarquable se portent à même la peau. Évoquant le départ précipité au petit matin, après une nuit trop tendre pour être assumée. Plus loin, Anthony Vaccarello prolonge ce récit intime en faisant défiler des silhouettes en pyjama associées à de longs manteaux. Il brouille ainsi les frontières entre le vestiaire d’intérieur et celui d’extérieur.
Lisible et cohérente, cette collection masculine met en lumière le savoir-faire de la maison fondée en 1961 par Yves Saint Laurent. En jouant sur les volumes et sur les proportions, le créateur introduit notamment une série de shorts portés avec d’imposantes cuissardes vernies à effet latex. Redéfinissant au passage la silhouette masculine avec audace…
Enfin, le smoking emblématique de Saint Laurent s’affirme comme une véritable armure contemporaine. Avec ses épaules élargies et sa construction irréprochable, elle s’impose comme une pièce forte qui vient ainsi clore un défilé maîtrisé… Qui donne envie de rester indéfiniment suspendu dans cette atmosphère matinale et sensuelle.
Tous les looks du défilé Saint Laurent automne-hiver 2026-2027







































