10
10
Des exploratrices des temps modernes au défilé Louis Vuitton
Au sein d’un décor bordé d’une végétation foisonnante, Nicolas Ghesquière dévoile un défilé automne-hiver 2026 rythmé de silhouettes à l’architecture surprenante. Son inspiration ? La nature – ou, comme il la décrit, la “super-nature”.
Par Camille Bois-Martin.
La nature au cœur du défilé Louis Vuitton
Dès leur arrivée, les invités du défilé Louis Vuitton automne-hiver 2026-2027 découvrent l’inspiration de Nicolas Ghesquière. Semblable au décor du jeu vidéo Minecraft, la scénographie conçue par le chef décorateur Jeremy Hindle (derrière les mises en scène de la série Severance ou du film Top Gun: Maverick en 2022) fait ainsi pénétrer le monde extérieur entre les murs de l’École du Louvre et transforme l’évènement en une peinture pastorale contemporaine.
Les silhouettes qui s’avancent alors sur le podium traduisent cette thématique : des costumes traditionnels se réinventent pour le quotidien dans des allures architecturales imposantes. Parées de tricornes, de larges capelines, d’imperméables ou de combi-pantalons, les mannequins s’apparentent à des exploratrices des temps modernes, dont les accessoires et les motifs poursuivent cette idée…

Des sacs fonctionnels
À leurs bras, on observe en effet une panoplie de sacs fonctionnels. Le sac Noé, né en 1932, retrouve ici ses proportions et sa couleur d’origine : pareil à un élégant balluchon en cuir, il est porté à la main et s’avère assez grand pour y ranger son nécessaire, et bien plus. Côté maroquinerie, Nicolas Ghesquière admet ainsi, dans ses notes d’intention, avoir conçu des accessoires “pour l’exploration et la découverte”.
On découvre de petites et élégantes mallettes, mais aussi des sacs à dos ou encore le sac utilitaire Man Ray réinventé au travers d’une parure (boucles d’oreilles, bague, collier) cloutée à l’image d’une malle Vuitton. Un voyage à travers le temps qui se couple donc à l’art du voyage et de l’exploration – domaine dans lequel la maison de mode française s’est d’abord illustrée à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, à l’instar de l’iconique Malle Courrier.

Le monde végétal jusque dans les détails
Au sein de ce défilé Louis Vuitton automne-hiver 2026 inspiré par la nature, on découvre une multitude de motifs et de détails confectionnés par les mains expertes des ateliers de la maison. Les motifs animaliers se déploient en effet, tissés dans la toile ou bien dans le denim. Des fleurs, totalement inventées par l’imagination de Nicolas Ghesquière, bourgeonnent dans le cuir sous la forme de délicates ornementations.

On découvre également des boutons, dont la couleur et la forme évoquent des minéraux, tandis que des talons évoquent des bois de cerf. Les vêtements explorent de nouvelles textures, à l’image de manteaux dont la fourrure s’apparente à une peau de mouton. Le cuir, signature de la maison, est quant à lui grainé, creusé de sillons et tanné pour imiter les rainures du bois… Autant d’inspirations puisant dans le monde végétal qui complètent cette collection inédite, intitulée “Super nature”.
