25 juin 2026

Simplicité et sophistication : le combo toujours gagnant de Lemaire

Malgré la canicule qui s’abat sur cette Fashion Week, on s’éprend des irrésistibles manteaux et des silhouettes fluides et élégantes du défilé Lemaire printemps-été 2027.

  • Par Camille Bois-Martin.

  • Pourquoi les défilés Lemaire nous séduisent immanquablement

    Mercredi 24 juin, second jour de Fashion Week homme parisienne. Les températures atteignent les 40 degrés et Paris semble se transformer en désert urbain, ses habitants fuyant les trottoirs pour rejoindre les climatisations des cafés ou se planter face aux ventilateurs dans leurs appartements.

    Pourtant, une petite foule d’irréductibles se pressent à 12h30 pétante devant l’entrée du Grand Palais immersif, à deux pas de l’Opéra de Bastille. Tous ont en effet répondu présent à l’invitation du défilé Lemaire printemps-été 2027, désireux de découvrir les vêtements aussi contemporains qu’intemporels de la marque française.

    Malgré un climat plus frais, les guest s’agglutinent dans les rangs, éventail dans une main et bouteille d’eau infusée à la pastèque dans l’autre. Le décor se résume aux murs en bétons du lieu, laissés bruts pour l’occasion. Un podium recouvert d’un parquet en bois se déploie au centre de la salle, et accueille les silhouettes de cette nouvelle collection Lemaire.

    Bien que pensée pour la saison estivale, celle-ci se ponctue d’une ribambelle de vestes en cuir, de longs trenchs fluides, de pièces imperméables, d’ensembles en simili… Peut-être a-t-elle été imaginée lors de notre hiver pluvieux. Mais, même accablés par la chaleur, on se projette totalement dans les silhouettes de ce défilé.

    Des vêtements irrésistibles et résolument contemporains

    Comme chaque saison, la marque déploie en effet des vêtements intemporels, dont les coupes légères et résolument modernes façonnent des looks irrésistibles. Des tongs en cuir se portent avec des pantalons à pinces parfaitement taillés, de longs colliers aux pendentifs en onyx flottent sur des chemises en lin, un long polo vert fendu jusqu’à la poitrine plonge sur une jupe jaune tandis qu’une blouse blanche à col mao descend jusqu’au-dessus des genoux, complimentant le bleu ciel d’un jean ample.

    Même la palette chromatique nous séduit : elle alterne des matières mattes à des tissus brillants, et mêle avec subtilité du rouge vif à du noir, de l’ocre à du chocolat, du vert bouteille à du bleu ou du gris.

    La bande-son de cette présentation résonne au gré de résonances métalliques ou de bruits de talons : loin des musiques de défilé habituelles aux décibels bien trop agressifs, l’atmosphère créée par Lemaire nous immerge ainsi dans une quiétude surprenante. Comme si l’on observait les passants d’une rue bondée de Paris, fantasmant sur leurs looks pointus aux détails parfaitement maîtrisés.