Acteur

Vincent Lacoste

Révélé adolescent dans Les Beaux Gosses, Vincent Lacoste s’impose progressivement comme l’un des acteurs les plus réguliers du cinéma français contemporain. Depuis plus de quinze ans, il alterne comédies, drames intimistes et collaborations avec plusieurs réalisateurs majeurs du cinéma d’auteur. En 2026, il revient au Festival de Cannes avec Mariage au goût d’orange de Christophe Honoré.

Les débuts de Vincent Lacoste

Vincent Lacoste naît le 3 juillet 1993 à Paris. Il découvre le cinéma presque par hasard pendant son adolescence. En 2009, Riad Sattouf le choisit pour tenir le rôle principal des Beaux Gosses. Le tournage commence alors qu’il n’a que 14 ans.

Lorsque le film sort en 2009, il rencontre immédiatement un important succès public et critique. Vincent Lacoste y interprète Hervé, un lycéen maladroit confronté aux premiers rapports amoureux et aux codes de l’adolescence. Grâce à ce rôle, il devient rapidement l’un des nouveaux visages du cinéma français. Par ailleurs, Les Beaux Gosses reçoit le César du meilleur premier film en 2010 et marque le début d’une longue collaboration avec Riad Sattouf. Ensuite, Vincent Lacoste poursuit ses études tout en continuant à tourner régulièrement. Contrairement à plusieurs jeunes acteurs révélés très tôt, il construit progressivement une carrière tournée vers le cinéma d’auteur français plutôt que vers les grosses productions commerciales.

Une carrière qui se développe dans les années 2010

Au début des années 2010, Vincent Lacoste multiplie les collaborations avec des réalisateurs importants du cinéma français. Il joue dans des films plus intimistes comme Camille redouble de Noémie Lvovsky ou Jacky au royaume des filles. Peu à peu, son image évolue. Il ne reste plus uniquement associé au personnage adolescent des Beaux Gosses et développe un registre plus large entre comédie et drame.

En 2014, il obtient l’un de ses premiers grands rôles dramatiques avec Hippocrate de Thomas Lilti. Le film suit plusieurs internes en médecine dans un hôpital public français. Vincent Lacoste y joue Benjamin, jeune médecin confronté à la réalité du système hospitalier. Grâce à cette interprétation, il reçoit une nomination au César du meilleur acteur. Cette collaboration avec Thomas Lilti devient ensuite importante dans sa carrière. Il retrouve le réalisateur dans Première année en 2018 aux côtés de William Lebghil. Ces films installent durablement Vincent Lacoste parmi les acteurs les plus présents du cinéma français contemporain.

La reconnaissance critique

En parallèle, Vincent Lacoste développe une carrière liée à plusieurs réalisateurs du cinéma d’auteur français. En 2018, il joue dans Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré présenté en compétition officielle au Festival de Cannes. Il y interprète Arthur, un étudiant rennais qui entame une relation avec un écrivain joué par Pierre Deladonchamps dans la France du début des années 1990. La même année, il apparaît également dans Amanda de Mikhaël Hers avec Isaure Multrier et Stacy Martin. Ensuite, il continue d’alterner films intimistes, récits générationnels et productions plus ambitieuses. En 2021, Xavier Giannoli le choisit pour Illusions perdues adapté du roman d’Honoré de Balzac. Vincent Lacoste y partage l’affiche avec Benjamin Voisin, Cécile de France et Xavier Dolan. Le film devient l’un des grands succès critiques du cinéma français de l’année.

Puis, il tourne dans Le Lycéen de Christophe Honoré en 2022 avant d’apparaître dans Le Temps d’aimer de Katell Quillévéré en 2023. Film après film, il construit une filmographie principalement tournée vers le cinéma français contemporain.

Une présence régulière au Festival de Cannes

Depuis ses débuts, le Festival de Cannes accompagne régulièrement le parcours de Vincent Lacoste. Plusieurs de ses films y sont présentés, notamment Plaire, aimer et courir vite ou encore Le Temps d’aimer. Grâce à ces différentes sélections, son nom reste aujourd’hui associé à une génération d’acteurs apparue dans les années 2010 aux côtés de Pierre Niney, Adèle Exarchopoulos, Vincent Macaigne ou encore Niels Schneider.

Mariage au goût d’orange et Cannes 2026

En 2026, Vincent Lacoste présente à Cannes Mariage au goût d’orange de Christophe Honoré, sélectionné dans la section Cannes Première. Avec ce nouveau long métrage, le réalisateur poursuit un travail centré sur les souvenirs familiaux et les récits liés à l’enfance déjà présents dans plusieurs de ses projets récents.

L’histoire se déroule à Nantes en mars 1978. À l’occasion du mariage de Jacques et Martine, la famille Puig se retrouve après plusieurs années marquées par les conflits et les séparations. Alors que les préparatifs avancent, les tensions ressurgissent progressivement entre les différents membres de la fratrie. L’absence du père continue notamment d’alimenter les déséquilibres familiaux et les rancœurs anciennes.

Le film réunit Paul Kircher, Malou Khebizi, Vincent Lacoste, Adèle Exarchopoulos, Nadia Tereszkiewicz, Xavier Lacaille, Ji-Min Park, Noée Abita, Alban Lenoir et Victoire Du Bois. Paul Kircher interprète Jacques tandis que Malou Khebizi joue Martine. Vincent Lacoste incarne Dominique et Adèle Exarchopoulos joue Claudie.

Le tournage commence au début de l’année 2026 entre Rennes, Nantes et plusieurs villes des Pays de la Loire. Christophe Honoré reconstitue l’atmosphère de la fin des années 1970 à travers les décors, les costumes et les références musicales de l’époque. À travers ce récit collectif, il s’intéresse autant aux liens familiaux qu’aux fractures sociales et générationnelles de cette période.

Avec ce projet, Vincent Lacoste retrouve Christophe Honoré après Plaire, aimer et courir viteChambre 212 et Le Lycéen. Depuis plusieurs années, cette collaboration occupe une place importante dans sa carrière et accompagne son évolution vers des rôles plus dramatiques et plus adultes. Par ailleurs, Mariage au goût d’orange rassemble plusieurs acteurs associés à une nouvelle génération du cinéma français.

Une place importante dans le cinéma français actuel

Depuis ses débuts dans Les Beaux Gosses en 2009, Vincent Lacoste construit une filmographie largement liée au cinéma français contemporain. Il travaille régulièrement avec Thomas Lilti, Christophe Honoré, Xavier Giannoli, Mikhaël Hers ou Quentin Dupieux.

Au fil des années, il alterne comédies, drames intimistes et récits générationnels sans quitter un cinéma principalement tourné vers les auteurs français. Sa carrière comprend aujourd’hui HippocratePremière annéePlaire, aimer et courir viteIllusions perduesLe Lycéen et désormais Mariage au goût d’orange. À 32 ans, Vincent Lacoste reste ainsi l’un des acteurs les plus présents de sa génération dans le cinéma d’auteur français.