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Anaïs Demoustier
Figure régulière du cinéma français depuis le début des années 2000, Anaïs Demoustier s’impose par une filmographie dense et des choix de rôles variés. Des premiers films d’auteur à une reconnaissance confirmée par un César, son parcours se construit sur des collaborations solides et une présence continue à l’écran.

Les débuts d’Anaïs Demoustier
Anaïs Demoustier naît le 29 septembre 1987 à Lille et grandit à Villeneuve-d’Ascq, dans le nord de la France, où elle découvre très tôt le cinéma et développe un intérêt pour le jeu. Dès l’adolescence, elle passe des auditions et se rapproche progressivement du milieu artistique, ce qui lui permet d’obtenir, en 2000, un premier rôle dans Le Monde de Marty de Denis Bardiau. Ce film marque une entrée directe dans le cinéma d’auteur, avec une première expérience importante sur un tournage professionnel, aux côtés d’acteurs confirmés.
Au milieu des années 2000, plusieurs rôles secondaires viennent structurer les débuts, notamment dans Le Prix à payer(2007), Hellphone (2007) et Les Murs porteurs (2007), trois films qui lui permettent d’explorer des registres différents tout en multipliant les collaborations. À travers ces projets, elle acquiert de l’expérience, affine son jeu et installe progressivement une présence régulière à l’écran, avec plusieurs tournages chaque année.
Premiers rôles marquants
En 2008, une première reconnaissance arrive avec Les Grandes Personnes, rôle qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir féminin en 2009, marquant une étape importante dans son parcours. Deux ans plus tard, en 2010, elle tient le rôle principal dans D’amour et d’eau fraîche, ce qui lui apporte une seconde nomination en 2011 et confirme une progression vers des rôles plus centraux.
Dans le même temps, elle apparaît dans Belle Épine, film remarqué dans les festivals, puis dans L’Enfance du mal, performance qui lui permet d’obtenir un prix d’interprétation au festival de Karlovy Vary. Parallèlement, en 2011, elle joue dans Les Neiges du Kilimandjaro, présenté au Festival de Cannes, ce qui renforce sa visibilité. L’année 2012 prolonge cette dynamique avec Elles et Thérèse Desqueyroux, deux films qui consolident sa place dans le cinéma français et l’inscrivent durablement dans des productions reconnues.
Installation dans le paysage cinématographique

À partir de 2013, les projets se multiplient avec une présence de plus en plus régulière dans des films visibles. Elle joue dans Quai d’Orsay, puis dans Une nouvelle amie en 2014, deux collaborations qui lui permettent de travailler avec des réalisateurs confirmés et d’élargir son public.
En 2015, elle apparaît dans À trois on y va ainsi que dans Marguerite et Julien, présenté en compétition au Festival de Cannes, ce qui renforce encore sa visibilité. Le rythme de tournage reste soutenu, et les rôles s’enchaînent sans interruption, notamment avec Les Malheurs de Sophie en 2016, puis Jalouse et Demain et tous les autres jours en 2017. Cette période se caractérise par une diversité de registres, entre cinéma d’auteur et films plus accessibles, ce qui contribue à installer durablement son nom dans le paysage cinématographique français.
Confirmation et reconnaissance
En 2018, elle joue dans Au poste ! puis Deux fils, ces rôles confirment sa présence au premier plan. En 2019, elle tient le rôle principal dans Alice et le Maire, un film qui marque une étape importante dans sa carrière.
En 2020, cette interprétation lui vaut le César de la meilleure actrice, distinction qui vient consacrer plusieurs années de travail. Dans le même temps, elle joue dans La Fille au bracelet, où elle incarne une avocate générale, rôle qui montre une évolution vers des personnages plus affirmés. En 2021, elle porte Les Amours d’Anaïs, film centré sur son personnage et présenté dans plusieurs festivals, ce qui renforce encore sa visibilité.
Films récents et Festival de Cannes 2026
Depuis 2022, les projets se diversifient avec Novembre (2022), Fumer fait tousser (2022) et Incroyable mais vrai (2022), trois films qui illustrent une capacité à naviguer entre différents styles, du drame au registre plus décalé. En 2023, elle apparaît dans Le Temps d’aimer et La Bête dans la jungle, tout en poursuivant des collaborations avec des réalisateurs du cinéma d’auteur et en s’inscrivant dans des projets à forte identité artistique.
En 2024, elle joue dans Le Comte de Monte-Cristo, une production à large diffusion qui marque une présence dans un projet d’envergure et un élargissement de son public. Puis, en 2026, elle tient un rôle central dans La Vénus électrique de Pierre Salvadori, film choisi pour ouvrir le Festival de Cannes. L’histoire se déroule dans le Paris de 1928 et met en scène un peintre en difficulté face à une fausse voyante. Elle partage l’affiche avec Pio Marmaï, Gilles Lellouche et Vimala Pons. Cette sélection en ouverture, hors compétition, correspond à l’un des moments les plus exposés du festival et souligne sa place dans le cinéma français actuel. Aujourd’hui, Anaïs Demoustier poursuit les tournages, développe de nouveaux projets et continue de collaborer avec des réalisateurs du cinéma d’auteur tout en participant à des productions plus larges, confirmant une présence durable à l’écran.