20 fév 2026

16 robes iconiques qui ont marqué l’histoire du cinéma

Découvrez 16 robes iconiques qui ont marqué l’histoire du cinéma, de Marilyn Monroe à Les hommes préfèrent les blondes et Grace Kelly dans Fenêtre sur cour à Julia Roberts dans Pretty Woman et Keira Knightley dans Reviens-moi.

  • Par Léa Zetlaoui

    et Camille Bois-Martin.

  • Publié le 20 février 2026. Modifié le 1 avril 2026.

    La robe Prada de Carey Mulligan dans Gatsby le Magnifique (2013)

    Tout, dans Gatsby le Magnifique, nous envoute. De la bande-son aux costumes en passant par le charisme des personnages : personne ne sort indemne de son visionnage. Parmi les looks les plus marquants qui composent ce long-métrage sorti en 2013 et devenu incontournable, on retient notamment la robe Prada beige et brodée de pampilles arborée par Carey Mulligan. Au gré d’une délicate ouverture sur le devant et d’un élégant nœud en satin cousu sur le haut du ventre, la robe accompagne les danses et les pas de l’actrice, les bijoux et les volants virevoltant en rythme. Un look qui s’inscrit d’ailleurs parmi la quarantaine de robes imaginées par la créatrice Miuccia Prada pour ce film.


    La robe en soie verte de Keira Knightley dans Reviens-moi (2007)

    Bouleversante, l’histoire du film Reviens-moi est portée par les moues déchirantes de Keira Knightley et son amour déchu. Au sein de l’une des scènes clés, au début du long-métrage, l’actrice arpente les couloirs de son manoir et de son jardin dans une longue robe en soie vert émeraude. Sa coupe évasée et son allure évanescente offre une dimension visuelle époustouflante et captivante à son jeu d’actrice.


    La robe jaune de Kate Hudson dans Comment se faire larguer en dix leçons (2003)

    Outre l’irrésistible bomber en cuir de Matthew McConaughey dans Comment se faire larguer en dix leçons, on retient de ce film la sublime robe jaune de Kate Hudson. Portée lors d’une scène essentielle au dénouement du scénario, la robe épouse son corps et affiche un dos nus plongeant, sublimé par deux élégantes bandes croisées… Laissant alors son love interest – et le public – totalement bouche bée.


    Le tailleur en cuir rose de Reese Witherspoon dans La Revanche d’une blonde (2001)

    Dans La Revanche d’une blonde, chaque look nourrit le récit du film autant qu’il contribue à rendre le personnage de Reese Witherspoon iconique. À commencer par ce total look en cuir rose bonbon, qui incarne à lui seul l’excentricité pétillante d’Elle Woods. C’est dans cette silhouette audacieuse qu’elle fait une arrivée remarquée à l’université d’Harvard, bien décidée à reconquérir son ex. Une entrée théâtrale, presque irrévérencieuse, pour celle qui va s’imposer dans le très prestigieux cursus de droit. Décalé et un poil caricatural, le tailleur marque néanmoins les esprits et continue aujourd’hui d’inspirer des costumes pour Halloween.


    La robe de bal de Kate Winslet dans Titanic (1997)

    Film culte, Titanic mérite évidemment sa place au sein de cette sélection de robes mythiques du cinéma. Si on adore les costumes d’époques de la plupart des personnages, impossible de ne pas revenir sur la robe taille empire de Kate Winslet. Alors qu’elle rejoint Jack (Leonardo DiCaprio], cette dernière descend lentement les escaliers de la salle de réception du bateau, parée d’une robe ornée de délicates broderies argentées, ponctuant sa silhouette rythmée de volants asymétrique et d’un jupon rose orangé. En accessoires, d’élégants gants d’opéra blancs et une riche parure de diamants complètent ainsi cette tenue devenue incontournable.


    La robe Calvin Klein d’Alicia Silverstone Clueless (1995)

    De l’ordinateur permettant à Cher (incarnée par Alicia Silverstone) de composer ses tenues chaque matin à l’ironie latente et au caractère ingénu des protagonistes : Clueless est un régal cinématographique, autant pour les looks que pour l’humour qui traverse chacune des scènes. On se souvient évidemment de l’ensemble de tailleur à imprimé tartan jaune et noir. Mais on préfère inclure dans cette sélection la robe blanche ultra courte et moulante à fines bretelle du personnage principal. S’il s’avère toujours à la mode, ce look marque particulièrement les esprits grâce au dialogue de Cher et de son père : “Mais qu’est-ce que c’est que ça ?“ -“Une robe” -“Selon qui ?” -“Selon Calvin Klein !”. Mordant.


    La robe dorée Bob Mackie de Sharon Stone dans Casino (1995)


    Trois ans après Basic Instinct, Sharon Stone va une fois de plus rentrer dans notre panthéon des actrices les mieux habillées du cinéma. En effet, c’est dans Casino, qu’elle éblouit, alors qu’elle incarne Ginger McKenna, une créature vénéneuse et flamboyante, propulsée au cœur du Las Vegas des années 1970. Signée Bob Mackie, cette robe dorée moulante et scintillante, capte la lumière comme un lingot en fusion et reflète l’univers clinquant et impitoyable mis en scène par Martin Scorsese. Une silhouette incandescente, à l’image d’un film où luxe et opulence flirtent sans cesse avec la tragédie.


    La robe blanche de Sharon Stone dans Basic Instinct (1992)

    Malgré son caractère minimaliste, la robe blanche de Sharon Stone dans Basic Instinct provoqua l’un des plus gros scandales du cinéma. Durant une scène d’interrogatoire devenue culte, l’actrice décroise puis recroise ses jambes, révélant qu’elle ne porte alors pas de culott. Depuis dénoncée par la star à laquelle le réalisateur avait alors promis qu’on ne verrait rien, la scène fait néanmoins partie des climax de sa carrière. Et hisse ainsi ce look simple, mais terriblement sulfureux, parmi les plus mythiques du grand écran.


    Le look d’Isabella Rosselini dans La mort vous va si bien (1992)

    Il aura fallu quelques années à La mort vous va si bien pour accéder au rang de film culte. Et ce, malgré un casting cinq étoiles réunissant Meryl Streep, Goldie Hawn et Bruce Willis. Parmi les seconds rôles inoubliables figure l’actrice italienne Isabella Rossellini, magnétique en Lisle Von Rhoman. Dans cette comédie loufoque, relecture hollywoodienne du mythe de Faust, son personnage de tentatrice sophistiquée propose aux rivales incarnées par Streep et Hawn une mystérieuse cure de jouvence. Qui s’acquiert moyennant un prix pour le moins exorbitant. Près de trente-cinq ans plus tard, son allure de vamp 90’s — un top composé d’une accumulation de colliers baroques et une jupe rouge drapée et nouée — demeure intacte. Mieux, elle continue d’inspirer. Ainsi, en 2025, Jenna Ortega en a offert une relecture contemporaine remarquée sur le tapis rouge des Emmy Awards. Certains looks, tout comme certains films, ne vieillissent jamais.


    Le fourreau rouge de Julia Roberts dans Pretty Woman (1990)

    Après une session shopping intensive, Vivian (incarnée par Julia Roberts) se prépare pour accompagner Edward (joué par Richard Gere) à une soirée de gala – la première pour elle. Elle apparaît alors métamorphosée, troquant ses bottes hautes et sa robe ajourée pour un fourreau rouge écarlate au col Bardot époustouflant. Climax de sa tenue : son prétendant lui offre une parure de diamant, complétant ainsi sa tenue à la perfection.


    La robe bleu nuit de Michelle Pfeiffer dans Scarface (1983)

    Mi-femme trophée, mi-femme fatale, Elvira Hancock est sans doute l’un des personnages féminins les plus mystérieux du cinéma hollywoodien. Pour l’incarner, une jeune Michelle Pfeiffer, dont la froideur et le détachement détonnent face au tonitruant mafieux Tony Montana (Al Pacino). Lors de la fameuse scène du club, la future mob wife apparait dans une robe dos nu en satin bleu nuit bordé de strass qui va entrer dans la légende. Étonnamment sobre pour l’époque, cette création signée Patricia Norris puise dans le glamour du Old Hollywood son élégance racé.


    La robe Yves Saint Laurent de Catherine Deneuve dans Belle de Jour (1967)

    À mi-chemin entre une satire de la morale bourgeoise et le roman d’apprentissage, Belle de Jour de Luis Buñuel demeure un ovni cinématographique. Aussi sulfureux que le roman de Joseph Kessel (1928), dont il est l’adaptation, le film met en scène Catherine Deneuve dans le rôle d’une jeune épouse qui se prostitue l’après-midi pour échapper à l’ennui d’un quotidien trop lisse. Habillée par Yves Saint Laurent, cette héroïne ambiguë arbore un vestiaire d’une élégance irréprochable, à mille lieues de ses fantasmes toujours plus décadents. Jusqu’au moment où tout bascule, quand elle se retrouve confrontée au regard de son mari. Alors, comme un costume d’expiation, surgit l’iconique petite robe noire au col blanc. Une création austère, dont la rigueur apparente ne parvient jamais à dissimuler la brûlure du désir ni l’ombre du vice.


    La robe au décolleté renversant de Mireille Darc dans Le Grand Blond avec une chaussure noire (1962)

    Il s’agit probablement de la robe la plus mythique du cinéma. Ses réinterprétations et hommages sont en effet légion, des podiums des défilés de mode aux tapis rouges. Pourtant, de face, elle semble bien simple et sage. Longue et moulante, la robe portée par Mireille Darc dans Le Grand Blond avec une chaussure noire recouvre tout le corps de l’actrice, de ses bras aux bouts de ses pieds… Tout, si ce n’est son dos – et plus encore. En effet, lorsque cette dernière déambule, le public découvre, stupéfait, un décolleté renversant, laissant entrevoir le début de ses fesses.


    La robe noire Givenchy d’Audrey Hepburn dans Diamants sur canapé (1961)

    Célèbre roman de Truman Capote, Diamants sur canapé a donné naissance à un film éponyme devenu mythique. Qui aurait parié qu’une courtisane fantasque et insaisissable allait conquérir ainsi des générations de jeunes filles à travers le monde ? C’était sans compter le charme espiègle d’Audrey Hepburn, qui offre une interprétation inoubliable d’Holly Golightly. Ainsi, il n’aura fallu que quelques minutes pour que l’actrice et le film entrent dans la légende. Aspirant à devenir une élégante new-yorkaise, elle apparaît à l’aube, drapée dans une robe fourreau en satin noir signée Hubert de Givenchy, son couturier depuis 1953. Un croissant à la main, elle rêve devant la vitrine de Tiffany & Co sur la Cinquième Avenue. Une scène d’une simplicité absolue, devenue l’une des images les plus iconiques de l’histoire du cinéma, et de la pop culture.


    Le fourreau noir d’Anita Ekberg dans La Dolce Vita (1960)

    Palme d’or au festival de Cannes en 1960, La Dolce Vita surprend autant par son sujet que par sa narration non linéaire. Durant près de trois heures, la caméra de Federico Fellini suit les pérégrinations nocturnes de Marcello (Marcello Mastroianni), un journaliste people en pleine crise existentielle. Sur sa route, ils croisent de nombreux personnages incandescents. Parmi eux, Sylvia, une actrice américaine, incarnée par la sculpturale Anita Ekberg. Dans une scène devenue iconique, elle se baigne dans la fontaine de Trevi vêtue d’un fourreau noir d’une sensualité renversante. Et cette silhouette entre rêve et provocation, qui continue de fasciner plus de soixante ans plus tard.


    Le fourreau rose de Marilyn Monroe dans Les hommes préfèrent les blondes (1953)

    Dans Les hommes préfèrent les blondes, Marilyn Monroe atteint le firmament du mythe hollywoodien. En Lorelei Lee, croqueuse de diamants à la naïveté savamment orchestrée, elle joue des clichés pour mieux les subvertir. Il suffit de la voir entonner Diamonds Are a Girl’s Best Friend, drapée dans sa robe fourreau fuchsia et gantée de satin, pour comprendre que l’instant relève déjà de la légende. Sous la direction de Howard Hawks, l’actrice impose une présence magnétique, mêlant sensualité, humour et intelligence du timing comique. Derrière les éclats de strass et l’apparente frivolité, Marilyn Monroe compose un personnage plus fin qu’il n’y paraît. Avec rôle, l’actrice laissera une empreinte indélébile dans l’imaginaire collectif.


    La robe Dior de Grace Kelly dans Fenêtre sur cour (1954)

    Dans Fenêtre sur cour, Grace Kelly incarne une élégance à couper le souffle. Sous l’œil méticuleux d’Alfred Hitchcock, chacune de ses apparitions devient un tableau, et sa robe signée Christian Dior en est l’apothéose. Avec sa taille cintrée, sa jupe ample et son bustier délicatement structuré, la silhouette célèbre le New Look dans toute sa splendeur. Et face au décor confiné de l’appartement new-yorkais, cette création tranche par son raffinement presque irréel. Ici la robe exalte le pouvoir de séduction et la détermination de Lisa Fremont, mondaine sophistiquée prête à troquer ses cocktails pour une nuit de danger. Une leçon de style et de suspense, où la haute couture joue un rôle à part entière.


    La robe en velours bordeaux de Vivien Leigh dans Autant en emporte le vent (1939)

    Sous la direction de Victor Fleming, Vivien Leigh offre au personnage de Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent une des interprétations les plus impressionnantes de l’âge d’or hollywoodien. Adaptée du roman éponyme de Margaret Mitchell et multirécompensée aux Oscars de 1940, cette fresque historique fait du costume un langage dramatique. Ainsi, les tenues de l’héroïne traduisent autant son tempérament flamboyant que les épreuves qu’elle traverse. Et lorsqu’elle apparaît vêtue de cette somptueuse robe en velours bordeaux, l’heure n’est plus à la coquetterie, mais à la confrontation. Ici, le vêtement devient une armure pour cette femme prête à tout pour survivre et reconquérir sa place.