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Comment le défilé Prada déshabille ses mannequins ?
Ce jeudi 26 février 2026, à la Fondation Prada à Milan, Miuccia Prada et Raf Simons ont présenté leur collection Prada automne-hiver 2026-2027. Avec seulement quinze mannequins, le duo de directeurs artistiques a dévoilé 60 silhouettes. On vous explique comment.
© Estrop/Getty Images.
par Léa Zetlaoui.
Au défilé Prada, 15 mannequins pour 60 silhouettes
En ce deuxième jour de la Fashion Week de Milan, Miuccia Prada et Raf Simons ont dévoilé un défilé que l’on pressent déjà comme l’un des plus aboutis de la saison. Pour introduire cette collection Prada automne-hiver 2026-2027, le duo de créateurs opte pour une mise en scène inattendue : quinze mannequins seulement pour incarner soixante silhouettes. À la Fondation Prada, elles ont ainsi foulé le podium à quatre reprises. Mais à chacune de leurs apparitions, elles se délestent d’une pièce.
Pour Miuccia Prada comme pour chez Raf Simons, leur rôle de créateurs s’inscrit dans une réflexion qui va au-delà de proposer de beaux vêtements. Ainsi, depuis quelques saisons, à travers leurs collections femme, ils offrent une réflexion quasi sociologique de la mode.


Le layering au cœur de la collection automne-hiver 2026-2027
Dans l’histoire de la mode, le layering est loin d’être un concept moderne. Utilisé ces dernières années pour désigner l’art de composer une tenue en superposant différentes couches de vêtements afin de créer un look complexe et original, ce procédé a pourtant été adopté par les femmes depuis longtemps. Bien avant qu’on le théorise le principe de la superposition répondait déjà à des enjeux esthétiques, pratiques et culturels.
Fascinés par le layering, Miuccia Prada et Raf Simons l’utilise au sein de cette collection automne-hiver 2026-2027 pour montrer comment une silhouette révèle la multitude de facettes de celle qui la porte. Ou comment la complexité se cache derrière une apparente simplicité.
Mais cette notion de superposition ne se limite pas seulement au stylisme. Comme on peut le constater à mesure que les mannequins réapparaissent sur le podium, chaque look se construit comme un télescopage d’époques et de références. Entre pièces d’archives, vêtements de sport, manteaux faussement élimés, souliers en satin flashy… Ici les pièces s’assemblent de façon presque anarchique. Le tout formant un parfait exemple de comment Prada écrit chaque saison un langage stylistique qui lui est propre.