30 jan 2026

Eva Herzigova et Soo-Joo Park, égéries couture pour Didit Hediprasetyo

Découvrez la collection Didit Hediprasetyo couture printemps-été 2026 incarnées par les top models Eva Herzigova et Soo-Joo Park.

  • par La rédaction.

  • Pour le printemps-été 2026, Didit Hediprasetyo imagine la couture comme une manière d’habiter le monde plutôt que comme une destination à atteindre. Photographe passionné, le créateur indonésien nourrit cette saison de ses propres escapades, traduites en une collection façonnée par des croisements culturels subtils entre l’Indonésie, la Corée et la Chine. Un vestiaire pensé comme une succession d’images sensibles, incarné par deux top models iconiques : Eva Herzigova et Soo-Joo Park.

    La femme Didit Hediprasetyo avance avec un Leica en bandoulière. Elle s’attarde dans les temples de Java, se laisse porter par l’effervescence de Séoul, puis se fond dans l’horizon urbain de Shanghai. Le voyage devient une expérience intime, une accumulation de gestes et de regards qui imprègnent chaque silhouette.

    À la manière d’une carte postale envoyée depuis ailleurs, la couture Didit Hediprasetyo printemps-été 2026 retient des instants vécus plutôt que des destinations. Une coupe aperçue, une matière mémorisée, une silhouette façonnée par l’expérience. La couture devient alors une façon de voyager avec légèreté, à travers les cultures et le temps, portée par des femmes qui avancent avec curiosité, assurance et désir d’évasion.

    Chez Didit Hediprasetyo, dialogues culturels et langage contemporain

    Plutôt que de juxtaposer les références, Didit Hediprasetyo les fait dialoguer avec fluidité. Les héritages vestimentaires indonésien, coréen et chinois s’entrelacent, traversés d’un je-ne-sais-quoi parisien. Leurs identités s’expriment dans la coupe et les proportions, loin de toute approche décorative.

    Un veston inspiré du kebaya rencontre des jupes aux lignes de sarong ; l’architecture du hanbok allonge les silhouettes jusqu’à frôler le sol ; la rigueur du cheongsam se traduit dans des robes de cocktail sculpturales et un tailoring précis. La tradition n’est jamais citée, elle est au contraire assimilée, puis réinterprétée dans un langage contemporain, pensé pour le mouvement et l’aisance.

    Les robes longues accompagnent le corps sans le contraindre ; les vestes tailleur gagnent en fluidité au contact de pantalons amples ; le corset structure sans rigidité, dessinant la silhouette tout en laissant le corps respirer. Un smoking blanc en songket indonésien s’impose comme une pièce manifeste. On remarque sa coupe nette, revers en cuir noir, détail doré en écho au pantalon. Ailleurs, un gilet corseté en cuir de crocodile introduit une tension maîtrisée, porté avec un pantalon bootcut aux lignes affirmées.

    Une collection tout en matières, lumière, retenue

    Les matières jouent un rôle central dans cette écriture tout en nuance. Jersey de soie, organza, dentelle et velours dialoguent avec des cuirs souples et des finitions polies, composant un équilibre subtil entre mat et brillance, densité et légèreté.

    La palette de couleurs reste volontairement épurée : noir et blanc en constituent l’ossature, dynamisée par un imprimé graphique évoquant des structures minérales, puis adoucie par des nuances sable et des touches d’or patiné, inspirées d’une lumière naturelle et diffuse.

    Eva Herzigova et Soo-Joo Park, égéries en mouvement

    Pour Didit Hediprasetyo, Eva Herzigova incarne l’esprit de la collection avec une assurance sereine. Celle d’une femme qui s’habille pour célébrer la vie, sans compromis. Dans une robe fluide couleur champagne, inspirée des sous-vêtements traditionnels coréens. Quant à Soo-Joo Park insuffle quant à elle une énergie résolument contemporaine à des silhouettes pensées entre le jour et le soir, entre structure et relâchement. Deux générations, deux attitudes, réunies par une même liberté de mouvement.