23 juin 2026

À Milan, Thom Browne réenchante le vestiaire preppy

De retour à la Fashion Week homme de Milan pour la première fois depuis 2008, Thom Browne présente une collection printemps-été 2027 où son vestiaire preppy se métamorphose, au profit d’une élégante ode au printemps, aux fleurs et aux abeilles…

  • par Nathan Merchadier.

  • Le défilé Thom Browne printemps-été 2027.

    Le jardin fantastique du défilé Thom Browne printemps-été 2027

    Après s’être exporté à San Francisco l’hiver dernier pour un défilé anniversaire présenté quelques jours avant que les images du SuperBowl 2026 n’envahissent la toile, Thom Browne retrouve cette saison l’Italie. Un retour symbolique, puisque le créateur américain n’y avait plus présenté de collection depuis 2008.

    Ce lundi 22 juin 2026, alors qu’une chaleur étouffante s’engouffre dans le Palazzo Serbelloni, le décor de cette collection printemps-été 2027 prend des airs de conte de fée. Quelque 400 pots de fleurs en seersucker (un tissu de coton) envahissent la cour, tandis qu’un bourdonnement d’insectes résonne dans les haut-parleurs.

    Inspiré à la fois du film 1001 Pattes (1998) et du conte La Princesse et la Grenouille (2010) – ou plutôt du “prince et de la grenouille” – comme s’amuse à le préciser le designer, le défilé se transforme en jardin imaginaire. Mais, derrière cette mise en scène spectaculaire, Thom Browne réaffirme surtout sa vision du vestiaire masculin.

    Une vision plus légère du vestiaire preppy

    Au fil de 58 silhouettes aériennes et colorées, le tailoring s’allège considérablement. Seersuckers techniques, laines fraîches à carreaux, cachemires aériens et cotons ajourés composent ainsi une garde-robe masculine pensée pour les beaux jours. Déclinées dans les couleurs signatures de la maison (gris, blanc, rouge et bleu marine), le vestiaire de l’homme se pare désormais de touches de jaune, de vert, de rose et de bleu ciel.

    Partout, la nature s’invite sur les vêtements. Des abeilles, des grenouilles ou encore des libellules apparaissent au gré de broderies minutieuses, tandis que certains ourlets volontairement usés évoquent le temps qui passe et les différentes vies que connaîtront ces pièces.

    Enfin, une silhouette entièrement blanche, évoquant l’une des robes de mariée dont seul Thom Browne a le secret, clôture le défilé. Enveloppée d’un voile de tulle brodé de perles, elle surgit comme une apparition lumineuse, refermant avec brio cette parenthèse printanière. Une vision on ne peut plus rafraîchissante, au moment même où une chape de chaleur inédite s’abat sur l’Europe et sur la Fashion Week masculine de Milan