28 jan 2026

Un défilé Armani Privé fidèle à l’héritage du maestro

Au sein du superbe Palazzo Armani, rue François 1er, les proches de la maison italienne Giorgio Armani se sont réunis en ce mardi 27 janvier afin d’assister à un défilé haute couture sobre et élégant. Un événement symbolique, qui marque la première collection haute couture en solo de la nièce du couturier tristement disparu en septembre dernier.

  • par Louise Menard.

  • Publié le 28 janvier 2026. Modifié le 10 février 2026.

    Le défilé Armani Privé printemps-été 2026.

    Un premier défilé Armani Privé sans le couturier italien

    C’est avec la boule au ventre que Silvana Armani, nièce de Giorgio Armani et bras droit du maître pendant plus de quarante ans, s’élance seule en ce troisième jour de la semaine de la couture parisienne – une édition d’ailleurs rythmée par de nombreux premiers pas (Dior, Chanel…). Disparu en septembre dernier, le couturier laisse un vide immense mais également un vif héritage qui, à travers ce défilé, apparaît plus vivant que jamais.  

    Intitulée “Jade”, en écho à la pierre réputée pour ses vertus protectrices et apaisantes, la collection printemps-été 2026 témoigne d’une sobriété et d’une grâce indéniable. Un dégradé de pastels se déploie, ponctué de silhouettes noires, couleur signature de Giorgio Armani. Seul détail en rupture avec les codes de la maison : la quasi-absence d’accessoires sur le podium, et notamment de chapeaux, pourtant chers au couturier italien.

    Bref, comme toujours chez Armani, la haute couture est tout sauf excessive et ostentatoire. Silvana Armani relève donc le défi haut la main et amorce une transition en douceur, vers un avenir porté par un héritage aussi exigeant que prestigieux.

    Une collection haute couture nourrie de silhouettes évanescentes

    Drapés de satin, bustiers brodés de micro-cristaux translucides, capes soyeuses… La collection printemps-été 2026, nimbée de silhouettes fluides aux coupes droites et de robes du soir scintillantes, nous plonge pleinement dans l’univers de Giorgio Armani.

    Et l’immersion se prolonge à travers une fusion signature du masculin et du féminin, incarnée ici par des looks dandy ponctués de cravates en organza. La femme Armani n’a pas changé : élancée et sage, elle cristallise une élégance pudique et raffinée.

    Enfin, fidèle au rituel de la haute couture instauré dans les années 1950, le défilé s’achève sur une note nostalgique avec l’apparition d’une robe de mariée souveraine. Présentée pour la première fois, cette création, dit-on dessinée par Giorgio Armani lui-même, constitue un geste fort, suggérant la présence invisible et durable du grand créateur de mode.

    Tous les looks du défilé Armani Privé printemps-été 2026