23 jan 2026

Quels sont les clubs où sortir à Paris en 2026 ?

Cabarets contemporains, repaires de noctambules ou espaces confidentiels à l’abri des regards… Tour d’horizon des meilleurs nouveaux clubs parisiens de 2026, du Palace à Essaim.

  • par La rédaction.

  • Publié le 23 janvier 2026. Modifié le 27 janvier 2026.

    Le Bus Palladium : la renaissance d’un club mythique

    C’est un temple du rock qui a vu défiler les plus grands, des Beatles à Lady Gaga. Fondé par le Français James Arch en 1965, le Bus Palladium tient initialement à un concept simple : proposer un système de bus permettant aux jeunes excentrés de la capitale de se rendre dans les discothèques parisiennes. Il deviendra, dans la foulée, un établissement de la rue Fontaine, dans le 9e arrondissement. Après avoir connu mille vies, le lieu ferme ses portes en 2022, condamné à ne rester qu’un souvenir…

    Mais le propriétaire historique Christian Casmèze et Nicolas Saltiel, fondateur du groupe Chapitre Six Hotels, en ont décidé autrement. Pour faire renaître cet établissement mythique, ils se sont entourés d’une équipe de choix : le duo d’architectes Studio KO, la productrice musicale Caroline de Maigret, Lionel Bensemoun (Le Baron) pour insuffler une nouvelle vie nocturne, et Valentin Raffali en tant que chef exécutif. Le candidat de l’émission Top Chef signera les cartes du bar, du petit-déjeuner et du restaurant de l’hôtel.

    Car le Bus Palladium proposera, dès le printemps 2026, un concept alliant club, hôtel 5 étoiles, bar et restaurant. Au programme : 35 places d’hébergement réparties en chambres et suites, dont la Magic Rock, un espace de 80 m² réservé aux artistes qui se produiront sur scène.

    Le Bus Palladium, 6, rue Fontaine, Paris 9e. Ouverture en mars 2026.

    Essaim, le club favori des puristes

    Essaim, nouveau point de ralliement festif parisien, surgit en octobre 2024. Imaginé par les têtes pensantes du légendaire Concrete et programmé par son ex-directeur artistique Brice Coudert en binôme avec Antoine Hernandez (Positive Education), Essaim s’est installé au 14, rue Philippe-de-Girard, dans l’enceinte des anciens Club Carbone et Bisou. L’espace, pouvant accueillir 400 personnes, mise sur son dancefloor, conçu comme un cocon avec l’architecte Dorothée Hachiken, mais aussi sur un système L-Acoustics dernière génération. Exit la surenchère visuelle et les murs d’écrans LED. Ici, l’atmosphère futuriste et mystique rend les longues sessions envoûtantes plutôt qu’oppressantes. Quant au line-up pointu, il fait le bonheur des mélomanes aguerris à la recherche de talents émergents.

    Essaim, 14, rue Philippe de Girard, Paris 10e.

    Le grand retour du Palace

    La salle de spectacles du 8, rue du Faubourg-Montmartre, à Paris, rouvrira fin 2026 après un an de rénovation. Son nouveau propriétaire, Mickael Chetrit, souhaite “recréer l’ADN du Palace” de sa grande époque. Au tournant des années 1980, ce night-club était le plus célèbre d’Europe, attirant Mick Jagger, Andy Warhol et Karl Lagerfeld, tandis que Prince, Serge Gainsbourg et Grace Jones s’y produisaient en concert. Après des décennies de trous d’air, et une fermeture en 2023, Le Palace s’apprête à renaître de ses cendres pour accueillir jusqu’à 1400 personnes.

    Le Palace, 8, rue du Faubourg-Montmartre, Paris 9e. Ouverture à l’automne 2026.

    Tar, le club confidentiel prisé par la mode

    Au Tar, nouvel établissement sombre et intimiste de Paris, la politique est simple, on range son téléphone pour profiter de l’instant. Dans ce lieu au charme délicieusement vintage, situé au 10, rue Papillon dans le 10e arrondissement, on croise régulièrement des figures du cinéma et des personnalités de la mode. Un repaire confidentiel où l’anonymat reste de mise.

    Tar, 10, rue Papillon, Paris 10e.

    La patinoire de La Main Jaune renaît de ses cendres

    La Main Jaune débarque au printemps 2026 après plus de vingt ans de sommeil. Inaugurée en 1980, cette ancienne patinoire s’était imposée comme le premier roller disco de France, accompagnant l’engouement national pour le patin à roulettes. Le lieu entrera finalement dans la légende grâce au film La Boum (1980) de Claude Pinoteau. Dans une scène devenue culte, Sophie Marceau adolescente y danse au son du slow mythique Reality de Richard Sanderson.

    Cet ovni du paysage nocturne parisien retrouvera son esthétique brute : plafond bas, sol en béton et capacité de 1500 fêtards. Les soirées thématiques promettent d’attirer une foule bigarrée. En attendant la réouverture, le collectif La Main Jaune fait déjà rayonner l’esprit du lieu. Il était récemment invité à animer une piste roller disco lors de l’événement Because Beaubourg au Centre Pompidou.

    La Main Jaune, 27 boulevard de la Somme, Paris 17e. Ouverture au printemps 2026.

    Le très confidentiel Maison 3

    Au 5 rue Molière, un ancien cabaret des années 50 où se croisaient Édith Piaf, Barbara et Juliette Gréco reprend vie sous le nom de Maison 3. Décoré par le studio Les Beaux Jours, ce bar musical très confidentiel inspiré par le Mathis Bar déploie ses velours dans plusieurs recoins aux ambiances distinctes et propose des performances aussi bien que des DJ sets. Pop, électro et dark disco s’y entremêlent, attirant les journalistes de mode comme la communauté queer.

    Maison 3, 5, rue Molière, Paris 1er.