31 jan 2026

Haute joaillerie : les plus beaux bijoux dévoilés en 2026

À l’occasion de la semaine de la couture parisienne, les grandes maisons de joaillerie ont présenté leurs nouvelles collections. Que fallait-il retenir ?      

  • par Benedicte Burguet.

  • Les plus belles pièces de haute joaillerie repérées en 2026

    À l’occasion de la semaine de la couture, organisée à Paris du 26 au 29 janvier 2026, les grandes maisons de haute joaillerie ont dévoilé leurs nouvelles créations. Dans l’intimité des salons feutrés, à l’abri de l’effervescence des défilés, colliers spectaculaires, bagues sculpturales et parures précieuses se sont révélés comme autant d’œuvres d’art, fruits d’un savoir-faire d’exception.

    Un rendez-vous confidentiel qui met en lumière toute la créativité, l’audace et la virtuosité des joailliers, entre héritage patrimonial et innovations contemporaines. Des pierres rares aux montures d’une complexité infinie, chaque pièce raconte une histoire et repousse les limites de l’excellence. Numéro a sélectionné les créations de haute joaillerie les plus remarquables de cette année 2026.

    11 bijoux d’exception sélectionnés par Numéro

    Boucheron célèbre son fondateur

    Dévoilée chaque mois de janvier par Claire Choisne, la collection Histoire de Style, explore traditionnellement le patrimoine de Boucheron. En 2026, la directrice artistique a choisi de raconter les origines, en se penchant sur la figure fondatrice de Frédéric Boucheron. De cette plongée dans les archives sont montrées quatre pièces (sur les dix-sept que comptera la collection) lors d’une exposition intimiste. Parmi elles, un collier directement inspiré des dessins historiques de la maison dont le pendentif, serti d’un diamant taille émeraude de 10,01 carats, reprend la géométrie octogonale de la Place Vendôme, épicentre symbolique de Boucheron.

    Le Soleil Céleste de Dior Joaillerie

    Composée de cinquante-sept pièces, la collection de haute joaillerie Belle Dior de Victoire de Castellane s’interprète comme une déclaration d’amour à la féminité, à la beauté des jardins et à la magie de la couture. En somme, à tout ce qui fonde l’ADN de Dior. Des fleurs donc, des rubans, des étoffes, mais aussi un hommage à la fascination de Christian Dior pour les arts divinatoires incarnée dans la parure Soleil Céleste. Un collier-plastron, une bague, un bracelet et des boucles d’oreilles où astres, étoiles et lunes se déploient en diamants jaunes, opale noire et turquoise.

    Les Love Birds de Tiffany & co.

    Il est rare que les pièces majeures du joaillier new-yorkais Tiffany & Co. fassent escale à Paris. En ce mois de janvier 2026, tandis que l’essentiel de la collection a filé à Gstaad pour une “présentation clients”, quelques trésors du Blue Book ont pourtant posé leurs carats au flagship des Champs-Élysées. Nourri par l’héritage du maestro Jean Schlumberger, l’iconique Bird on a Rock se réinvente à travers des broches pensées en duo, réunies sous l’appellation Love Birds by Tiffany. Parmi ces variations, l’association d’une tourmaline bicolore ovale de près de 11 carats avec une tourmaline rose taille coussin de près de 34 carats.

    La joaillerie en équilibre chez Cartier

    Jeux de volumes, lignes sous tension, chez Cartier, la collection En équilibre explore l’art subtil du contrepoint. De l’épure à l’extravagance, des camaïeux subtils aux accords chromatiques affirmés, de la symétrie à l’asymétrie, l’harmonie naît aussi de l’exploration et de la réconciliation des forces contraires”, énonce le manifeste. Une profession de foi qui trouve sa traduction joaillière avec le collier Splendea, en platine, d’une rigueur absolue, composé de 34 diamants parfaitement appairés. Un tour de force.

    Les camaieux de Repossi

    Deuxième chapitre pour la collection emblématique Blast de Repossi. Après avoir dévoilé, en juillet 2025, vingt-et-une pièces en or blanc, rose ou noir, la maison qui célèbre cette année ses 70 ans lance en 2026 des camaïeux de pierres fines. D’un côté, une partition bleue, plutôt minérale, où saphirs, tanzanites et tourmalines dialoguent avec un or blanc pavé. De l’autre, un orange solaire, mêlant grenats spessartites, tourmalines pêche et jaunes, citrines, venant réchauffer l’or rose.

    L’envol de Chaumet

    Une fois n’est pas coutume chez Chaumet, la visite commence par la salle des archives. Là se déploie un motif cher à la maison : l’aile, très populaire à la fin du XIXᵉ et au début du XXᵉ siècle. En hommage à ce thème aérien, Chaumet a imaginé une capsule de haute joaillerie baptisée Envol. Ces pièces, majoritairement transformables, partagent la même grammaire : celle de l’émail grand feu et les saphirs, du bleu signature de la maison. À retenir : le diadème aux portés multiples (notamment en loup vénitien), en or blanc et émail grand feu, serti d’un saphir de Madagascar de 3,92 carats.

    Les pentagones graphiques de Pomellato

    Comme son nom l’indique, pour la collection de haute joaillerie Pentagoni de Pomellato, tout part du pentagone. Un motif fondateur de la maison italienne décliné en volumes nets, signature d’un luxe milanais sensuel et intemporel. La pièce maîtresse ? Un collier en or rose serti de diamants blancs et bruns, dont les nuances chaudes contrastent avec la rigueur du dessin.

    Les maillons haute joaillerie de Graff

    Pas de nouvelle collection chez Graff, mais des pièces inédites, tout juste sorties des ateliers. Le joaillier londonien, mondialement reconnu pour ses gemmes d’exception, reste fidèle à ce qui fonde sa légende : la pierre d’abord. Deux parures ont particulièrement retenu l’attention. La première : un collier “maillons“ ourlé d’émeraudes,chaque attache se compose d’un diamant… pour le moins conséquent. La seconde : un ras-de-cou XL sur lequel, grâce à l’intelligence artificielle, les artisans ont pu orchestrer un serti d’une précision extrême, permettant à une pluie de diamants taille poire de sembler flotter à la surface d’une mosaïque de baguettes.

    Groove intense chez Messika

    Semaine de la couture oblige, Messika a dévoilé plusieurs parures de haute joaillerie en plus de ses nouveautés ”fine jewelry”, dont les bijoux Groove. Ce set magnétique composé d’un choker et d’un collier, où des perles de grenats rhodolite dialoguent avec plus de 4 000 diamants. Autre moment fort, une variation spectaculaire de Divine Enigma, centrée autour d’un diamant taille ovale de 18,88 carats.

    La comète précieuse de Mellerio

    Délicates et bucoliques, voilà ce qui définit les dernières créations de Mellerio, à une exception près : la bague Comète, issue de la collection Le Cabinet de Curiosités, tranche avec cette douceur pastorale. Cosmique, elle se compose d’une plaque d’or volontairement organique, comme façonnée par le hasard plutôt que par la main, sertie d’un diamant taille ancienne. Un clin d’œil assumé au romantisme joaillier. En contrepoint, une queue de diamants blancs et colorés s’échappe, évoquant le sillage lumineux d’un astre filant.

    Le diamant en écho chez De Beers

    La nature a toujours occupé une place centrale dans chez De Beers. Cette année, marquée par l’ouverture de son flagship parisien rue de la Paix, la maison dévoile Vibrations, une collection inspirée par les forces calmes des eaux terrestres. En janvier, le Chapitre I s’ouvre sur Echo. Son chef-d’œuvre : le collier du même nom, centré sur un diamant Fancy Intense Blue de 1,12 carat, issu de la collection Natural Works of Art de De Beers. Une pierre d’exception, extraite en Namibie, entourée de plus de 193 carats de diamants blancs – brillants et baguettes – orchestrés dans une composition fluide comme de l’eau.