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5 choses à retenir sur le défilé Dior automne-hiver 2020-2021

Fashion Week

Au sein d'une installation signée par l'artiste féministe Claire Fontaine, Maria Grazia Chiuri a présenté une collection Dior automne-hiver 2020-2021 au sein de laquelle on retrouve des morceaux de son adolescence croisés avec les classiques de la maison de l'avenue Montaigne.

Depuis son arrivée chez Dior en 2015, Maria Grazia Chiuri s’est davantage appliquée à construire le vestiaire de la jeune fille contemporaine qu’à renouveler chaque saison drastiquement ses collections. Ainsi, la collection pre-fall 2020, au lieu d’introduire de nouveaux modèles, piochait dans les précédentes collections afin de restituer les bases de la grammaire Dior version 2020. À l’instar de l'ouvrage publié par Christian Dior en 1954, la directrice artistique italienne crée son propre Petit dictionnaire de la mode au sein duquel foisonnent longueurs midi, carreaux, pantalons droits, vestes et bustiers Bar, chemisiers sages et transparences sensuelles, manteaux et vestes-couvertures.

 

Dans un décor signé de l’artiste féministe Claire Fontaine composé de grandes phrases lumineuses aux textes engagés, Maria Grazia Chiuri présentait mardi 24 février 2020 la collection automne-hiver 2020-2021 de la maison Dior. Inspirée par ses années adolescentes, plus particulièrement les émotions tirées de son journal intime et des photos de sa mère, l’Italienne propose un ensemble de silhouettes où la mode contemporaine croise celle des années 70. Découvrez cinq choses à retenir sur ce nouveau défilé.

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© Dior

© Dior

1.  La minijupe

 

Cette pièce introduite simultanément par Mary Quant et Courrèges dans les années 60 et popularisée dans les années 70 se porte ici déclinée dans une multitude de carreaux, façon écolière avec petit pull ou chemise cravate, bottines plates ou chaussettes hautes et babies. Entièrement débarrassée de son aura subversive, elle constitue au contraire la pierre angulaire d’une silhouette modèle.

© Mehdi Mendas

© Mehdi Mendas

2. Le foulard porté sur la tête

 

Porté sur la tête, le foulard évoque naturellement les années 70. Ici, il s'alterne sur le visage façon pirate ou bandeau et se décline non plus à motifs criards et colorés mais dans des carreaux noirs et blancs, un discret tie and dye ou alors avec le fameux logo Dior oblique créé en 1967 par Marc Bohan, directeur artistique de la maison à l'époque. Le foulard confère à l’ensemble de la collection un côté frondeur qui contrebalance les silhouettes sages et tranquilles.

© Dior

© Dior

3. Les franges

 

Introduites à l’occasion du défilé haute couture printemps-été 2020, les franges ultra-longues qui remplacent le tissu habillent une fois de plus les robes et jupes Dior. Davantage inspirées des années 20 ou des vestales par leur finesse et leur fluidité, elles dévoilent avec douceur et sensualité les jambes nues. Également présentes dans un style qui rappelle celui des années 70, elles ornent des manteaux couvertures ainsi que des jupes longues ou courtes.

© Dior

© Dior

4. Les carreaux

 

“J’aime beaucoup les carreaux qui donnent un ton jeune, apportent une note de fantaisie à la fois élégante et décontractée”, écrivait Christian Dior dans son Petit dictionnaire de la mode publié en 1954. Conservant cette aura fraîche et jeune, Maria Grazia Chiuri décline ce motif dans une version classique bleue, des écossais verts, beiges ou noirs, un prince-de galles gris, et enfin une version brique, noire et blanche sur des robes, jupes, vestes et manteaux. 

 

© Mehdi Mendas

© Mehdi Mendas

5. La doudoune

 

Cette saison marque l’arrivée de la doudoune dans le vestiaire Dior. Débarrassée de son allure streetwear ou sportswear, elle vient au contraire compléter les silhouettes des jeunes filles en minijupe, chemise et cravate parfois accompagnées du foulard façon pirate. Apportant une décontraction nouvelle, la doudoune s’intègre à merveille dans le vestiaire Dior imaginé par Maria Grazia Chiuri.