18 juin 2026

10 films caniculaires à voir pendant l’été

Découvrez dix films caniculaires à regarder pendant l’été, entre plages brûlantes, amours incandescents et tensions à fleur de peau. De Pauline à la plage à La Piscine ces œuvres marquantes vous plongeront indubitablement dans une atmosphère estivale…

  • par Alexis Thibault

    et Ambra Flora.

  • Publié le 30 juillet 2025. Modifié le 18 juin 2026.

    La bande-annonce de Call Me by Your Name (2017).

    Call Me by Your Name de Luca Guadagnino

    Navet kitsch pour les uns, parenthèse magnifique pour les autres… Call Me by Your Name (2017) raconte l’éveil d’un amour adolescent sous le soleil, dans une langueur sensuelle. C’est un été figé dans l’ambre, quelque part en Italie, en 1983. Luca Guadagnino y filme les corps et les paysages avec un soin presque tactile. Car la relation entre Elio et Oliver – Timothée Chalamet et Armie Hammer –, ne brûle pas vraiment. Elle prend son temps. Peu de films capturent aussi finement la douceur tragique d’un amour d’été, promis à ne durer que le temps d’une saison.

    Call Me by Your Name (2017), de Luca Guadagnino, disponible sur Canal+ et Amazon Prime Video.

    La bande-annonce du film Les Plages d’Agnès (2008).

    Les Plages d’Agnès d’Agnès Varda

    Dans Les Plages d’Agnès (2008), la mer n’est pas seulement un décor, elle devient la métaphore fluide d’une vie en mouvement. Agnès Varda signe un autoportrait délicat, à la fois intime et ludique, où souvenirs personnels, fragments de cinéma et plages réelles s’entrelacent avec grâce. Ce documentaire hybride, aussi drôle que mélancolique, est salué par la critique pour sa liberté de ton, sa créativité visuelle et son refus des conventions biographiques. Car la cinéaste française, disparue en 2019, y convoque ses morts, ses amours, ses images, ses engagements, tout en restant profondément vivante, présente, curieuse. Véritable testament artistique, Les Plages d’Agnès est sans doute l’un des plus beaux hommages que le cinéma ait jamais rendus… à lui-même.

    Les Plages d’Agnès (2008) d’Agnès Varda, disponible sur MUBI.

    La bande-annonce de Vicky Cristina Barcelona (2008).

    Vicky Cristina Barcelona avec Javier Bardem et Penélope Cruz

    Sous le soleil écrasant de Barcelone, deux Américaines en vacances rencontrent un peintre espagnol et son ex-femme au tempérament volcanique. Vicky Cristina Barcelona (2008) explore les contradictions du désir avec une légèreté trompeuse et une mise en scène sensuelle, presque moite. Le cinéaste – très controverséWoody Allen s’approprie la carte postale estivale pour y injecter mélancolie et ironie, loin de toute comédie romantique naïve. Scarlett Johansson, Javier Bardem et Penélope Cruz — récompensée par un Oscar — y composent un trio électrique. L’été y devient théâtre d’hésitations amoureuses, d’élans interrompus, de passions volatiles. Un film aussi solaire que trouble, où l’air chaud semble distordre les sentiments.

    Vicky Cristina Barcelona (2008) de Woody Allen, disponible sur Amazon Prime Video.

    La bande-annonce de Ponyo Sur La Falaise (2008).

    Ponyo sur la falaise d’Hayao Miyazaki

    Quoi de mieux, pendant les vacances d’été, que de faire une pause devant un beau film d’animation ? Les œuvres du réalisateur japonais Hayao Miyazaki s’y prêtent parfaitement, avec leurs univers poétiques où la nature – mer, ciel et forêts – occupe une place centrale. De Princesse Mononoké (1997) au Voyage de Chihiro (2001), en passant par Le Vent se lève (2013) ou Mon voisin Totoro (1988), chaque long-métrage est une invitation au voyage.

    Mais celui qui incarne le mieux l’esprit des vacances reste sans doute Ponyo sur la falaise (2008). On y suit Ponyo, une petite créature mi-poisson mi-humaine, qui se lie d’amitié avec Sôsuke, un jeune garçon vivant avec sa mère dans un phare perchée au sommet d’une falaise. À travers cette rencontre naît un récit tendre et lumineux sur l’enfance, l’amitié et le respect de la nature, porté par une bande originale joyeuse.

    Ponyo sur la falaise (2008), d’Hayao Miyazaki, disponible sur Netflix.

    Le Talentueux Mr Ripley d’Anthony Minghella

    Un drame noir et raffiné, salué à sa sortie par une critique unanime pour son intelligence et sa beauté formelle… Dans Le Talentueux Mr Ripley (The Talented Mr. Ripley, sorti en 1999), la lumière italienne sert de voile trompeur à une intrigue trouble et captivante. Matt Damon incarne un imposteur fascinant qui se glisse dans la vie d’un autre sous le soleil d’Ischia. Et le film brille autant par sa tension psychologique que par sa direction artistique : décors somptueux, costumes impeccables, et une mise en scène élégante qui rappelle les thrillers hitchcockiens. Porté par un casting irréprochable — Jude Law, Gwyneth Paltrow, Cate Blanchett —, le film interroge la construction de l’identité, la jalousie sociale, et le prix de l’usurpation.

    Le Talentueux Mr Ripley (1999) d’Anthony Minghella, disponible sur Amazon Prime Video.

    La bande-annonce du film Point break extrême limite (1991).

    Point break extrême limite de Kathryn Bigelow

    Un film culte ! Dans Point break extrême limite (1991), la cinéaste Kathryn Bigelow (A House of Dynamite), un filme les vagues comme d’autres filment des feux d’artifice. Keanu Reeves, jeune flic infiltré, tombe sous le charme d’un gang de surfeurs braqueurs mené par un Patrick Swayze mystique. Au-delà de l’action, le film est une ode à l’abandon – à la chaleur, à la mer, au dépassement de soi. Un film solaire, électrique et profondément romantique dans son rapport à la liberté. Un film d’action spectaculaire qui met davantage l’accent sur la dimension philosophique du surf que sur sa pratique sportive.

    Point break extrême limite (1991) de Kathryn Bigelow, disponible sur Canal VOD.

    La bande-annonce de Pauline à la plage (1983).

    Pauline à la plage d’Éric Rohmer

    Sur une plage normande aux couleurs pastel, le réalisateur français Éric Rohmer orchestre un ballet sentimental d’une élégance rare. Pauline, adolescente lucide, observe les jeux d’adultes avec une curiosité tranquille, tandis que les dialogues cristallisent les contradictions amoureuses. Bon à savoir : ici le soleil éclaire moins les peaux que les faux-semblants. Derrière cette légèreté estivale se cache en réalité une étude des désirs contrariés, où l’ironie mord avec douceur. Pauline à la plage est un film d’été, mais pas de vacances.

    Pauline à la plage d’Éric Rohmer (1983), disponible sur Canal VOD.

    La bande-annonce de La Piscine (1969).

    La Piscine de Jacques Deray

    Le soleil tape fort sur les collines de Saint-Tropez, mais c’est surtout la tension sexuelle qui étouffe vraiment. La Piscine (1969) rassemble les acteurs Romy Schneider et Alain Delon dans un décor brûlant où chaque silence devient suspect. Ce huis clos en maillot de bain, baigné de sensualité, avance comme un thriller psychologique, jusqu’au glissement vers la tragédie… Longtemps sous-estimé, ce long-métrage désormais indémodable est aujourd’hui redécouvert pour sa mise en scène élégante et son érotisme discret.

    La Piscine (1969) de Jacques Deray, disponible sur Canal VOD.

    Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy

    Les films de Jacques Demy, figure singulière et poétique de la Nouvelle Vague, évoquent immédiatement la légèreté et l’insouciance des vacances. Et lorsqu’on pense à cet esprit estival, Les Demoiselles de Rochefort (1967) reviennent comme une évidence. Cette comédie musicale lumineuse nous transporte à Rochefort, charmante ville portuaire de la côte atlantique, où l’on suit les aventures de Delphine et Solange, deux sœurs jumelles, danseuse et musicienne, rêvant d’ailleurs et d’amour.

    Alors que des forains s’installent en ville, une galerie de personnages fantasques vient bousculer leur quotidien. Porté par la grâce d’une jeune Catherine Deneuve et de sa sœur Françoise Dorléac, le film séduit par ses couleurs éclatantes, sa musique inoubliable et ses performances d’actrices.

    Les Demoiselles de Rochefort (1967) de Jacques Demy, disponible sur Canal+.

    La bande-annonce du film The Endless Summer (1966).

    The Endless Summer de Bruce Brown

    Parmi les longs-métrages parfaits à voir l’été, rien de telle que de voyager par procuration à travers un film de surf !  The Endless Summer, réalisé en 1966, puis restauré en 2016 par Bruce Brown, cinéaste spécialisé dans le surf, raconte l’aventure de deux jeunes surfeurs californiens, Robert August et Mike Hynson. Armés de leurs planches, ils entreprennent un périple hors du commun à travers le monde, de l’Afrique à l’Australie, en passant par la Nouvelle-Zélande, Tahiti et Hawaï, à la recherche de la vague parfaite et par la même occasion d’un été sans fin…

    The Endless Summer (1966), de Bruce Brown, disponible en VOD sur Canal VOD.