29 avr 2026

3 films de Lynne Ramsay à avoir vu au moins une fois dans sa vie

Grande habituée de la Croisette, la réalisatrice britannique Lynne Ramsay revient au cinéma avec le film Die My Love, ce mercredi 29 avril 2026. L’occasion pour Numéro de revenir sur ses œuvres les plus saisissantes.

  • par Louise Menard.

  • La bande-annonce de Die My Love (2026).

    Die My Love, un film sur la dépression post-partum avec Jennifer Lawrence

    Adapté du poignant roman Crève, mon amour (2012) de l’auteure argentine Ariana Harwicz, le nouveau film de la réalisatrice britannique Lynne Ramsay (Le Voyage de Morvern Callar) met en scène Grace (Jennifer Lawrence) et Jackson (Robert Pattinson), un couple quittant New York pour s’installer dans le Montana. Ce drame intime laisse émerger plusieurs questions, notamment celle-ci : qu’y a-t-il de plus vénéneux et de plus insidieux que l’ennui ? Abandonnée aux tâches ménagères, au foyer puis à la maternité (thème récurrent dans l’œuvre de la cinéaste), Grace subit les affres d’une vie dont le vernis se fissure, une existence rongée par la dépression post-partum qui peu à peu se fane. Produit par Martin Scorsese, Die My Love était présenté en compétition au Festival de Cannes 2025 et il a divisé la Croisette.

    Die My Love (2026) de Lynne Ramsay, actuellement au cinéma.

    La bande-annonce de We Need to Talk About Kevin (2011).

    We Need to Talk About Kevin, un drame avec Tilda Swinton

    Dans le registe des films perturbants, We Need to Talk About Kevin (2011) de Lynne Ramsay occupe une bonne place. Face à une Tilda Swinton époustouflante de justesse en mère à bout, les jeunes acteurs Jasper Newell et Ezra Miller campent, à deux âges de sa vie, le même enfant pervers et dangereux dont l’objectif est depuis sa naissance de réduire la vie de sa mère à néant. Encore une fois, la cinéaste explore la maternité à travers un prisme douloureux, presque monstrueux, exposant une vie de renoncement, rongée par l’enfantement. Présenté en compétition au Festival de Cannes l’année de sa sortie, We Need to Talk About Kevin repart pourtant bredouille et est jugé par certains critiques beaucoup trop lourd et épuisant.

    We Need to Talk About Kevin (2011) de Lynne Ramsay, disponible sur Canal VOD.

    La bande-annonce de Ratcatcher (1999).

    Ratcatcher, le premier long-métrage acclamé de Lynne Ramsay

    Avec son premier long métrage intitulé Ratcatcher (1999), Lynne Ramsay pose ainsi les bases de son langage cinématographique : sombre, choc et sans concession. On y suit James, un jeune adolescent déambulant dans les rues de Glasgow (ville natale de la réalisatrice), en miroir hyperréaliste de l’errance d’un adolescent rêveur. C’est aussi un portrait du milieu ouvrier des années 70 qui évoque à la fois les films Sorry We Missed You (2019) de Ken Loach et Gummo (1997) d’Harmony Korine. Le long-métrage, présenté au Festival de Cannes dans la catégorie Un Certain Regard, marque d’emblée l’entrée de la réalisatrice dans la cour des grands, imposant aussi l’un de ses thèmes les plus chers : la complexité des liens familiaux souvent étouffés par la violence du silence.

    Ratcatcher (1999) de Lynne Ramsay, disponible sur Soonr.