27 juin 2026

Quels mystérieux personnages ont inspiré le défilé Louis Gabriel Nouchi ?

Avec son défilé Louis Gabriel Nouchi printemps-été 2027, le créateur français plonge dans une atmosphère aussi énigmatique que cinématographique, inspirée par la série Twin Peaks (1990-1991). Entre élégance grinçante et sensualité sombre, sa nouvelle collection compose un vestiaire fascinant où chaque look incarne un personnage.

  • Par Camille Bois-Martin.

  • Louis Gabriel Nouchi, un imaginaire ancré dans le cinéma

    L’imaginaire de Louis Gabriel Nouchi semble errer dans les chefs-d’œuvre du septième art. La saison dernière, le créateur français puisait en effet dans les images du thriller Alien de Ridley Scott (1979). Six mois plus tard, à l’occasion de son défilé printemps-été 2027, ce dernier explore l’univers de la série Twin Peaks (1990-1991).

    Si on retrouve ainsi toujours la thématique de l’horreur, ces nouvelles silhouettes proposent néanmoins un vestiaire plus froid et mesuré, rythmé de tailleurs structurés et de cravates fines, mais aussi d’une panoplie de lunettes de soleil noires (conçues en collaboration avec la marque Mykita), façonnant une allure aussi mystérieuse que séductrice. “Cette collection a commencé avec Twin Peaks. Non comme une référence, mais comme un ressenti. Un été froid, brumeux. Une élégance grinçante.” écrit-il en effet dans sa note d’intention.

    Il y évoque également sa fascination pour le charisme troublant du personnage principal Dale Cooper (incarné par Kyle MacLachlan), toujours tiré à quatre épingles et déstabilisant ses interlocuteurs par son charisme naturel et son chic à toute épreuve. Comme dans la série, les silhouettes de cette nouvelle collection Louis Gabriel Nouchi sont construites comme des personnages : on y croise un détective, une serveuse, un adolescent rebelle, une femme fatale.

    L’élégance grinçante du défilé printemps-été 2027

    Des archétypes insaisissables et dangereux, qui se croisent ainsi sur le podium de ce défilé printemps-été 2027. Les robes longues noires rythment notamment ce vestiaire, ici fendue jusqu’en haut de la cuisse, là épousant les courbes du corps.

    Des manteaux amples aux épaules carrés leur font écho, tranchant par leur coupe oversize et façonnant un look imposant voire intimidant. Les tailleurs – tenue signature de Dale Cooper – sont ici réinventés, confectionnés avec des tissus à fines rayures ou en coton ciré. Ils se décorent parfois de satin, parfois de plumes d’autruches, offrant une touche sensuelle et élégante aux silhouettes.

    La palette chromatique s’avère également restreinte, misant sur du noir, du beige ou du blanc ivoire, et composant une garde-robe sobre et terriblement efficace. On découvre également quelques motifs à carreaux, inspiré par une chemise en coton et soie achetée par par Louis Gabriel Nouchi dans une boutique à Londres : l’imprimé recouvre ici des shorts courts ou des hauts. Incontournable du vestiaire du créateur français, des slips en cuir ou en tissu fin ponctuent également ce défilé, arborés avec des chemises et des manteaux épais, façonnant ainsi un étonnant contraste mode aussi séduisant que sulfureux.