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Eye Haïdara

Les débuts d’Eye Haïdara
Née le 7 mars 1983 à Boulogne-Billancourt, Eye Haïdara grandit en région parisienne. Très tôt, elle se tourne vers le théâtre et décide de se former à la comédie. Avant de devenir une figure connue du cinéma français, elle passe plusieurs années sur scène, participant à différents spectacles qui lui permettent d’acquérir une solide expérience du jeu et de découvrir les exigences du métier au contact du public.
Comme de nombreux acteurs de sa génération, elle construit son parcours progressivement. Les premières années sont consacrées aux auditions, aux projets théâtraux et aux apparitions dans des productions audiovisuelles. Cette période, moins visible médiatiquement, joue pourtant un rôle essentiel dans son évolution professionnelle. Elle y développe les bases d’une carrière qui s’étendra ensuite au cinéma et à la télévision. À cette époque, elle alterne entre courts métrages, petits rôles et projets collectifs, multipliant les expériences devant la caméra. Cette diversité lui permet d’explorer différents registres et de collaborer avec des réalisateurs aux univers variés. Au fil des années, son nom apparaît de plus en plus régulièrement au générique de productions françaises, marquant le début d’une présence durable dans le paysage audiovisuel.
Une arrivée remarquée au cinéma
Le début des années 2010 marque une présence plus régulière d’Eye Haïdara sur grand écran. En 2010, elle apparaît dans Film Socialisme de Jean-Luc Godard, présenté en compétition officielle au Festival de Cannes. Cette participation l’associe à l’une des grandes figures du cinéma européen et constitue l’une des premières étapes importantes de sa filmographie. L’année suivante, elle rejoint la distribution de Jimmy Rivière de Teddy Lussi-Modeste consacrée au parcours d’un jeune boxeur. Parallèlement à ces projets pour le grand écran, elle poursuit son activité à la télévision et dans plusieurs courts métrages. Cette période lui permet d’accumuler les expériences et de travailler avec des réalisateurs issus d’univers très différents, du cinéma d’auteur aux productions plus populaires, avant de gagner en visibilité au cours de la seconde moitié des années 2010.
Le tournant du Sens de la fête
En 2017, Eye Haïdara rejoint le casting de Le Sens de la fête, réalisé par Éric Toledano et Olivier Nakache. Cette comédie chorale réunit une distribution importante composée notamment de Jean-Pierre Bacri, Gilles Lellouche, Jean-Paul Rouve, Vincent Macaigne, Alban Ivanov, Suzanne Clément et Benjamin Lavernhe. L’intrigue se déroule lors d’un mariage dont l’organisation tourne progressivement au chaos. À sa sortie en octobre 2017, le film rencontre un immense succès public avec plus de trois millions d’entrées en France. Cette réussite permet à Eye Haïdara d’être associée à l’un des plus grands succès du cinéma français de l’année.
De nouveaux projets au cinéma
Après le succès du Sens de la fête, Eye Haïdara poursuit son parcours avec plusieurs productions marquantes. L’année 2019 la voit rejoindre le casting de La Lutte des classes, réalisé par Michel Leclerc. Aux côtés de Leïla Bekhti, Édouard Baer et Ramzy Bedia, elle participe à cette comédie consacrée aux questions d’éducation et de mixité sociale. Ces différents projets témoignent de sa présence régulière dans le cinéma français de la fin des années 2010. Elle participe aussi bien à des films populaires qu’à des œuvres présentées dans les grands festivals.
Les années 2020 entre cinéma et télévision
Au début des années 2020, Eye Haïdara multiplie les projets et apparaît dans plusieurs productions françaises. En 2020, elle joue dans Le Prince oublié de Michel Hazanavicius ainsi que dans Brutus vs César de Kheiron. Deux ans plus tard, elle enchaîne avec Kung Fu Zohra de Mabrouk El Mechri, Les Goûts et les Couleurs de Michel Leclerc et Les Femmes du square de Julien Rambaldi. L’année 2023 marque une période particulièrement active avec des apparitions dans Brillantes de Sylvie Gautier, La Chambre des merveilles de Lisa Azuelos, Hawaii de Mélissa Drigeard, Le Paradis de Zeno Graton ainsi que Monsieur le Maire de Karine Blanc et Michel Tavares. Elle poursuit sur ce rythme en 2024 avec Barbès, Little Algérie de Hassan Guerrar et À toute allure de Lucas Bernard, confirmant sa présence régulière dans le cinéma français contemporain.
Présidente de cérémonie à Cannes et nouveaux projets
L’année 2026 marque une nouvelle étape dans son parcours. En mai, Eye Haïdara est choisie pour conduire les cérémonies d’ouverture et de clôture du 79ᵉ Festival de Cannes. Durant douze jours, elle accompagne les principaux rendez-vous de la manifestation depuis la scène du Palais des Festivals, devant les professionnels du cinéma venus du monde entier. Cette présence au cœur de l’événement intervient alors qu’elle poursuit parallèlement sa carrière d’actrice avec plusieurs sorties importantes.
Parmi elles figure Mata de Rachel Lang, dans lequel elle tient le rôle-titre. Ce long métrage constitue l’un des projets les plus importants de son actualité récente. La même année, elle apparaît également dans La Maison des femmes de Mélisa Godet et dans L’Objet du délit d’Agnès Jaoui, présenté hors compétition au Festival de Cannes 2026. Ces projets viennent enrichir une filmographie qui s’est considérablement développée au cours des années 2020, entre cinéma d’auteur, comédies populaires et productions présentées dans les grands festivals internationaux.