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5 looks d’Aya Nakamura au Stade de France décryptés par son styliste
Trois soirs à guichets fermés, plus de 240 000 spectateurs, et une présence scénique sublimée par un vestiaire à la hauteur de l’événement. Au Stade de France, Aya Nakamura a déployé une garde-robe spectaculaire pensée avec son styliste Ayoub Agourram. Croquis, inspirations et pièces sur-mesure… il dévoile à Numéro les coulisses de cinq silhouettes qui ont marqué ces concerts historiques.
par Ambra Flora.

Le weekend du 31 mai 2026, Aya Nakamura a marqué l’histoire en se produisant trois soirs consécutifs au Stade de France, réunissant plus de 240 000 spectateurs. Au-delà de la performance musicale, la “reine de France” a livré un véritable show visuel, porté par une succession de looks spectaculaires.
À travers une série de silhouettes fortes, la chanteuse a construit une narration visuelle pensée pour la scène. Entre volumes maximalistes, matières nobles et influences futuristes, chaque look participait pleinement à l’expérience du spectacle. En coulisses, ces créations sont le fruit d’un travail étroit avec son styliste Ayoub Agourram, son collaborateur depuis plusieurs années.

Aya Nakamura et son styliste Ayoub Agourram au Stade de France
Pour ces concerts hors normes, Ayoub Agourram a imaginé une garde-robe scénique capable de dialoguer avec l’échelle du Stade de France. Ainsi, le styliste a collaboré avec plusieurs maisons, dont Yves Salomon et Maison Kébé, afin de concevoir des pièces sur mesure adaptées aux exigences du live. Comme fil conducteur de ces trois concerts, une esthétique hybride, mêlant références futuristes, accents Y2K et vision contemporaine de la féminité — à l’image de l’univers musical d’Aya Nakamura.
La chanteuse Aya Nakamura, surnommée la “reine de France”, a collaboré étroitement avec Ayoub Agourram pour concevoir une garde-robe scénique à la hauteur de cet événement hors normes. Au lendemain des concerts, Ayoub Agourram, s’est prêté aux jeux de l’interview mode en nous dévoilant les croquis et décryptant cinq looks iconiques portés par la star internationale.
Cinq looks d’Aya Nakamura décryptés par Ayoub Agourram

Le manteau d’ouverture Yves Salomon
Ayoub Agourram pour Numéro : “Pour l’ouverture du concert, je voulais une silhouette manifeste. Dès son apparition, Aya devait imposer une présence presque sculpturale dans l’immensité du Stade de France.
Avec Yves Salomon, nous avons travaillé un manteau aux volumes volontairement amplifiés, pensé comme une véritable pièce de scène. J’aimais l’idée d’une héroïne contemporaine, à la frontière entre la mode et la science-fiction. Ici, le travail du cuir, les proportions exagérées et la construction de la silhouette participent à cette vision d’une féminité puissante, souveraine et résolument moderne.”


Le body cuir et le boléro rouge Yves Salomon
Ce look Yves Salomon repose sur un équilibre entre sensualité et puissance. Le body en cuir dessine une allure très affirmée, presque graphique, tandis que le boléro apporte une dimension spectaculaire grâce à son volume et à son mouvement.
Je cherchais quelque chose de très féminin, mais sans jamais tomber dans l’évidence. La couleur rouge crée une tension visuelle forte sur scène et accompagne l’énergie de la performance. Chaque élément a été pensé pour dialoguer avec le mouvement du corps et la dynamique du spectacle.


Aya Nakamura en looks en cuir couture LGNC
“Avec ce look LGNC, je souhaitais explorer une facette plus brute et instinctive de la féminité. Le travail du cuir, des matières patinées et des textures marquées apportent une profondeur et une force particulières aux looks.
Ce qui m’intéresse dans le style d’Aya, c’est justement cette capacité à naviguer entre des univers très différents. Elle peut incarner une féminité extrêmement glamour, sophistiquée et majestueuse, puis basculer vers quelque chose de plus brut, plus puissant, presque sauvage, tout en conservant la même élégance naturelle.
Ces silhouettes traduisaient cette dualité. Elles révélaient une femme forte, libre et affirmée, dont la présence ne repose pas uniquement sur l’ornement ou le glamour, mais aussi sur son attitude et son charisme. J’aimais l’idée d’explorer cette tension entre sophistication et intensité, entre luxe et puissance.”


Le manteau de plumes bleu Yves Salomon
“Le manteau de plumes bleu Yves Salomon a été imaginée comme un véritable moment de spectacle. Je voulais créer une image forte, immédiatement mémorable, capable de dialoguer avec l’échelle monumentale du stade.
Le développement de cette pièce a nécessité un important travail autour des volumes et des plumes afin d’obtenir une sensation de légèreté absolue malgré son ampleur visuelle. J’aime particulièrement ce contraste entre la dimension presque théâtrale du manteau et la fluidité qu’il révèle dès qu’il entre en mouvement.
Outre son impact visuel, cette silhouette incarnait une forme de majesté contemporaine. Je voulais qu’Aya apparaisse comme une figure irréelle, enveloppée de lumière et de mouvement. Mais aussi qu’elle conserve cette force et cette assurance qui lui sont propres.”

La silhouette en bazin blanc de Maison Kébé
“Cette silhouette en bazin blanc [un tissu africain en coton teinté] conçue par Maison Kébé apportait une respiration différente au sein du concert. Car après des looks très construits et spectaculaires, il était important d’introduire une forme de pureté et de simplicité.
Au-delà de son élégance, cette silhouette portait une charge émotionnelle particulière. En effet, elle accompagnait un moment partagé entre Aya et sa mère sur scène. J’aimais l’idée d’un vêtement qui raconte autant une histoire personnelle qu’une histoire de mode.
Le bazin, dans toute sa noblesse, devenait ici le symbole d’une transmission, d’un héritage et d’une célébration des origines. Ainsi, dans un show marqué par la puissance et le spectaculaire, cette silhouette apportait une émotion plus intime, presque suspendue, tout en conservant une véritable dimension couture.”