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Virée nocturne à Londres au défilé Burberry
Dernier défilé de la Fashion Week de Londres, la collection Burberry automne-hiver 2026-2027 plonge ses invités dans l’atmosphère vibrante (et pluvieuse) des rues nocturnes de la capitale anglaise.
Par Camille Bois-Martin.
Publié le 24 février 2026. Modifié le 26 février 2026.


Burberry reproduit le Tower Bridge pour son défilé
Alors que, la saison dernière, Burberry dévoilait un défilé printanier, inspiré des sixties et des grands festivals de musique britanniques, l’automne-hiver 2026-2027 s’annonce plus froid… et chic. En décor, la maison de mode présente une large reproduction de l’incontournable Tower Bridge, et pose ainsi les bases de son inspiration : l’atmosphère vibrante et pluvieuse des soirées londoniennes. Loin des robes ajourées et des couleurs vives qui inondent sa précédente collection, Daniel Lee imagine en effet un vestiaire urbain, où (comme à son habitude) les iconiques de Burberry se mêlent à la vision contemporaine du créateur.
Les pièces fonctionnelles se réinventent notamment. Blousons en cuir, sweats à capuche et imperméables se font plus sophistiqués, s’adaptant à des tenues de soirée comme à des journées pluvieuses passées dans les rues de Londres. Devant l’iconique pont de la ville et sur une playlist rythmée de musiques de FKA Twigs, les mannequins – parmi lesquels figurent Romeo Beckham et Rosie Huntington-Whiteley – arpentent le podium comme ils arpenteraient les pubs et les restaurants chics de la capitale, avec élégance et un brin de nonchalance.
Une collection automne-hiver 2026-2027
Exit, donc, la palette chromatique vive du printemps-été 2026 : les couleurs sombres et unies façonnent des silhouettes plus sophistiquées et épurées. Le style décontracté des looks est contrasté par les tissus travaillés et les savoir-faire qui nourrissent ce défilé – peau lainée coupée à vif sur les bords des vestes ou retravaillée en carreaux ; faille de soie qui forme des volants sur les cols des trenchs ; cuir d’agneau lisse dont les reflets irisés rappellent ceux du pétrole ou de la pluie sur le goudron…
Au fil de ces silhouettes simples mais terriblement efficaces, Daniel Lee met ainsi l’accent sur les matières et sur les techniques artisanales chères à la maison de mode. Les trench-coats à carreaux bordeaux et bleu sont minutieusement tissés à la main sur des métiers traditionnels. Les tricots se réinventent sous forme de manteaux en soie mohair côtelés et à franges bouclées… Le cuir se déploie au travers d’une variété de traitements, à l’instar de manteaux à col châle ou de vestes de motard robustes au cuir tressé, semblable à des armures contemporaines.
Une attention portée jusque dans les détails qui reflètent la lumière des projecteurs de ce défilé Burberry. À l’image de broderies de perles tubulaires qui ornent les côtés des pantalons ou encore de robes tricotées à la main et décorées de perles et de paillettes, semblables à de petites gouttelettes… Une ode discrète à la brume et à la pluie qui planent sur les rues de la ville anglaise – et sur les journées remplies cette dernière Fashion Week de Londres.




















































