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OnlyFans et Ridley Scott, les sulfureuses inspirations du défilé Louis Gabriel Nouchi
Après une collection présentée sous le format original d’un film d’animation la saison dernière, Louis Gabriel Nouchi revient sur les podiums avec un défilé automne-hiver 2026-2027 fidèle à son esthétique et dévoile une collaboration plus que sulfureuse…
Par La rédaction.
Publié le 24 janvier 2026. Modifié le 10 février 2026.


Un défilé Louis Gabriel Nouchi inspiré par le film Alien de Ridley Scott
Dans le sillage de son univers érotico-fantastique, Louis Gabriel Nouchi dévoile une collection automne-hiver 2026-2027 aux inspirations aussi sulfureuses que surprenantes. À mesure que les premières silhouettes se succèdent sur le podium se dessinent en effet les influences du créateur parisien, qui renomme ce nouveau vestiaire “Alien”, en référence au film éponyme de Ridley Scott sorti en 1979. “Enfant, je n’avais pas le droit de regarder Alien à la télévision. Je pouvais seulement l’entendre depuis ma chambre. La musique. Les cris. […] C’est là que la terreur est née – sonique, invisible, obsessionnelle. J’ai fait des cauchemars de ces sons pendant des années.” écrit-il ainsi dans sa note d’intention.
Puis viennent les souvenirs de l’adolescent enfin autorisé à regarder ce qui lui était jusqu’alors interdit. Il découvre les tenues de Sigourney Weaver, l’univers d’Hans Ruedi Giger. L’horreur croisée à une étrange forme de sensualité. Le choc esthétique est tel qu’il façonne une partie de l’esprit du futur couturier, dont l’esthétique nourrie d’une tension entre la peur et le désir est aujourd’hui sa signature : “Le sexe comme un danger. La douche comme un piège. Le plaisir comme une menace” conclut-il ainsi.


OnlyFans collabore avec LGN pour l’automne-hiver 2026-2027
Plus concrètement, ces inspirations se retrouvent en effet dans une panoplie de masques, sortes de collants recouvrant le crâne et obstruant le visage, incarnant le monstre dit facehugger du film Alien. Le Xenomorph, lui, se retrouve dans les silhouettes allongées : le tailoring est étriqué, les manches sont étirées, les manteaux adoptent de larges et de puissantes épaulettes. Le corps est ainsi exagéré, distendu – il devient l’objet d’illusion et de fantasmes. Des fantasmes auxquels Louis Gabriel Nouchi fait d’ailleurs référence, évoquant la dimension interdite, dangereuse et mystérieuse du sexe dans le thriller de Ridley Scott, et puisant dans ces contradictions.
Les vêtements révèlent ici un dos, là un ventre. La flanelle se mêle au latex. Des matières visqueuses et brillantes évoquent à la fois la peau et le cuir… Une idée que le créateur pousse à son paroxysme, en dévoilant même une collaboration avec la plateforme OnlyFans (culottes, tank top), dont la réputation érotique flirte avec la pornographie, afin d’“explorer plus en profondeur les territoires chers à la marque. Une sensualité exacerbée, un fétichisme détourné, l’érotisme de tous les types de corps.“ écrit-il ainsi à ce propos.



































