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Au défilé Dior homme, comme un hommage punk à Paul Poiret
En ce mercredi 21 janvier 2026, qui marque le second jour de la Fashion Week homme automne-hiver 2026-2027, Jonathan Anderson présentait son deuxième défilé masculin pour Dior. Devant de nombreuses stars et amis proches de la maison, parmi lesquels Robert Pattinson ou encore Mia Goth, le créateur irlandais redessine l’héritage Dior.
par Louise Menard.
Publié le 21 janvier 2026. Modifié le 11 février 2026.
Après deux défilés printemps-été 2026 acclamés, marquant ses premiers pas chez Dior, le créateur Jonathan Anderson révèle enfin, lors de cette Fashion Week automne-hiver 2026-2027, sa seconde collection masculine tant attendue.


Le second défilé Dior homme de Jonathan Anderson
Pour rappel, le créateur irlandais est tout sauf un néophyte dans l’industrie de la mode. Après avoir lancé sa marque JW Anderson en 2008, il collabore avec Donatella Versace en 2013, avant de prendre les rênes de la maison espagnole Loewe. Par la suite, il rejoint l’écurie Uniqlo, signe le costume de Rihanna au Superbowl en 2023 puis conçoit les tenues du film Challengers (2024) de Luca Guadagnino.
Un itinéraire exemplaire qui le mène à la consécration : il devient en 2025 le premier directeur artistique à piloter simultanément les collections femme, homme et couture de la maison du 30 avenue Montaigne. Une reconnaissance amplement méritée pour un créateur avant-gardiste, capable de gérer plus d’une quinzaine de collections par an. Et pourtant, malgré l’expérience et le talent, ce défilé le montre encore en phase d’exploration : Jonathan Anderson poursuit ses expérimentations, cherchant à façonner son propre langage dans ses nouveaux quartiers.
Diffusé la veille du défilé, le teaser de la collection, porté par l’acteur Paul Kircher lancé à pleine vitesse dans les rues de la capitale, annonçait une proposition vive, spontanée. Promesse tenue. Fidèle à l’héritage de la maison, Jonathan Anderson y greffe des références punk qui bousculent les attentes d’un public averti.


Une collection hommage à Paul Poiret
“Poiret vint et bouleversa tout”, tels sont les mots prononcés par Christian Dior à propos de son homologue. Notamment mis en lumière l’année passée à travers une rétrospective d’envergure au Musée des Arts décoratifs, le couturier Paul Poiret, tombé dans l’oubli, est de nouveau l’objet de toutes les attentions.
Et alors que Paris célébrait en 2025 les cent ans de l’Art Déco, anniversaire également reflété sur les podiums de la saison printemps-été 2026, le couturier fantasque, ayant inspiré les premières lignes Dior, trouve un nouvel écho admirable dans la mode de Jonathan Anderson. Un regard tourné vers un passé affranchi, réponse bienvenue à l’actualité anxiogène.
La joie de vivre s’affiche dès les premières silhouettes de cette collection automne-hiver 2026-2027, emmenée par des tops de sequins étincelants. Elle se déploie ensuite en un balai de pièces qui cristallisent l’éclat des Années Folles : capes généreuses, presque sultanesques, dont les broderies évoquent avec savoir-faire, les toges orientales de Paul Poiret, épaulettes scintillantes, mocassins vernis à talonnettes, fourrures opulentes…


L’héritage Dior façon punk
En parallèle de cet hommage, Jonathan Anderson élabore une “punkification” des codes de la maison, en rupture avec ses silhouettes preppy de la saison passée. Tout en poursuivant ses expérimentations autour de la veste Bar, transposée chez l’homme de façon plus radicale, il fait également renaître les silhouettes androgynes imaginées par Hedi Slimane pour Dior.
Directeur artistique des collections masculines de 2001 à 2007, le créateur français initie alors des looks subversifs, composés de vestes étroites, de pantalons skinny et d’écharpes fines. Un vestiaire de dandys rock réactivé cette saison par Jonathan Anderson, ravivant au passage la tendance indie sleaze qui enfièvre les passions depuis quelques mois.
Enfin, le punk s’affirme frontalement à travers des perruques comme passées sous acide, un accessoire aussi surprenant que déjà fervemment repris en ligne. Bref, malgré une collection à différents niveaux de lectures, Jonathan Anderson signe un défrichage profond et personnel de l’histoire de la maison Dior.
Toutes les silhouettes du défilé Dior homme automne-hiver 2026-2027























































