14 avr 2026

21 tendances qui feront le printemps-été 2026

Découvrez toutes les tendances repérées sur les défilés de la Fashion Week printemps-été 2026.

  • par Léa Zetlaoui.

  • Publié le 26 décembre 2025. Modifié le 14 avril 2026.

    Les grandes tendances du printemps-été 2026

    Héritées d’une Fashion Week historique, les tendances printemps-été 2026 annoncent le retour à une mode riche en créativité et en exubérance. La saison prochaine, le quiet luxury laisse place à une élégance ponctuée par quelques extravagances.

    La sensualité des années 20

    Période de grande activité culturelle et artistique, les Années folles symbolisent le renouveau. Rien d’étonnance à ce que la mode de la Belle Époque se retrouvent donc sur les podiums avec ces silhouettes sensuelles et légères. Chez Chanel par Matthieu Blazy et Lanvin par Peter Copping, les collections sont un hommage aux créatrices-fondatrices. Féminité exaltée et sensualité douce sont de mise.

    L’exubérance des années 80

    Dans un tout autre registre, les années 80 incarnent joie de vivre et excentricité. Le sportswear se porte dans la rue comme chez Fendi et Stella McCartney, les couleurs sont vives comme chez Miu Miu et Versace.

    Le pyjama se porte de jour

    La saison printemps-été 2026 transformera-t-elle définitivement le pyjama en tenue de jour. Il semblerait que oui si on en croit Louis Vuitton, Schiaparelli, Tom ford par Haider Ackermann (avec des looks matchy) et surtout Dolce & Gabbana. Les créateurs italiens lui ont dédié l’intégralité de leur défilé.

    Marie-Antoinette, muse éternelle

    Actuellement au cœur d’une exposition au Victoria & Albert Museum à Londres, Marie-Antoinette ne cesse d’inspirer la mode. Chez Saint Laurent, Dior par Jonathan Anderson, Erdem et Simone Rocha, les corsets et jupes bouffantes, dentelles précieuses et fleurs bucoliques se voient réinterprétées dans des versions très contemporaines. Une certaine vision de la féminité, mâtinée de scandales et d’extravagance.

    Le style néo-bourgeoise

    Adieu streetwear, rock androgyne et indie sleaze, en 2026, la bourgeoise regagne ses lettres de noblesse… Mais pour le printemps-été 2026, elle se débarrasse de sa rigueur ennuyeuse. Ainsi en 2026, pour être bourgeoise mais tendance, on opte pour un tailleur en tweed ajouré comme chez Chanel, un total look à logos GG comme chez Gucci par Demna, ou alors pour une jupe en dentelle comme chez Prada et Acne Studios.


    Le mode sera aux classiques revisités

    Sur les podiums de la Fashion Week printemps-été 2026, l’heure est à la relecture des classiques intemporels. Costumes, tailleurs, trench, chemises blanches et robes noires se voient ainsi transformés par les créateurs de mode.

    Le costume entre deux genres

    Pour inaugurer la nouvelle ère Chanel, Matthieu Blazy revisite le costume pour homme en hommage à Gabrielle Chanel, parmi les premières femmes à s’approprier le vestiaire masculin. Entre provocation et modernité, le créateur franco-belge ose même le caleçon apparent. Chez Torishéju, qui figure parmi les lauréates du Prix LVMH 2025, il conserve son style 100 % masculin et affiche une nonchalance arty. Devenu féminin grâce à Yves Saint Laurent en 1966, le smocking ne cesse d’inspirer les créateurs de mode. Comme ici chez Balenciaga par Pierpaolo Piccioli et Givenchy par Sarah Burton, dont la maitrise du tailoring n’est plus à prouver, avec chemises ou vestes cropped qui dévoilent le nombril.

    Le tailleur s’encanaille

    Impossible de parler du retour de la bourgeoise sans évoquer celui du tailleur. Tandis que Jonathan Anderson chez Dior revisite l’iconique tailleur Bar dans un style sixities (donc mini et sexy), Hermès le décline dans une version cuir qui frôle le fétichisme. Le subversif duo derrière Matières Fécales, le réinvente façon look pin-up habillé satin rose dragée, tandis que Marie Adam-Leenaerdt puise ses épaules exagérées dans le Power Dressing des années 80.

    Le glamour d’une robe noire

    Depuis que Gabrielle Chanel en a fait sa signature en 1926, la fameuse robe noire demeure un symbole d’élégance depuis 100 ans. Pièce intemporelle certes, mais surtout formidable objet de créativité, la robe noire distille son parfum de glamour et de mystère sur les podiums de la Fashion Week printemps-été 2026

    Le trench se réinvente

    Dessiné par Thomas Burberry en 1914 pour protéger les soldats anglais, le trench a depuis rejoint le panthéon des classiques intemporels. Ce qui n’empêche pas certains créateurs de le transformer au gré de leurs inspirations. Parmi les looks les plus acclamés de la Fashion Week printemps-été 2026, le trench en cuir vernis et découpé au laser signé Tom Ford par Haider Ackermann, qui séduit par son aura femme fatale. Dans un autre registre, le trench en cuir Intrecciato beige de Louise Trotter pour Bottega Veneta, veritable prouesse d’artisanat. Enfin le trench se veut minimaliste chez Courrèges et Calvin Klein.

    La chemise blanche, un faux classique

    À l’instar du trench, la chemise blanche est un classique sans cesse réinventé. Chez Chanel, Matthieu Blazy confie leur confection à Charvet, chemisier spécialisé dans le sur-mesure. En résulte des chemises aux coupes parfaites comme cette version masculine à plastron XXL. Style masculin également chez Acne Studios qui veut réhabiliter la chemisette. À l’inverse chez Valentino, Alessandro Michele mise sur une féminité surannée, en soie blanche et transparente à plastrons. Pour Torishéju, la chemise, sensuelle et nonchalante, donne l’impression d’avoir été raccourcie à la va-vite.


    Un printemps-été 2026 entre audace et sensualité

    En parallèle, les designers imaginent pour le printemps-été 2026 des silhouettes sensuelles et audacieuses. Ainsi, mini-robes et mini-jupes sont de mises, la taille basse revient, et le bra-top continue de séduire.

    La mini-jupe en rédemption

    Parmi les tendances du printemps-été 2026 qui nous ont surpris : la mini-jupe popularisée par Mary Quant et André Courrèges dans les années 60. Plus étonnant encore, elle défile pour des marques patrimoniales. Cependant, elle se voit assagie par une veste style queue de pie chez Dior, en cuir matelassé chez Hermès, et avec une chemise boutonnée chez Celine. Enfin, Burc Akyol propose une mini-jupe forcément couture avec un nœud en taffetas XXL.

    La mini-robe gagne du terrain

    Si la mini-robe trouve également sa place dans les collections de l’été prochain, c’est dans un style tout autre. Pour leur première collection Loewe, Jack McCollough et Lazaro Hernandez la transforme en sculpture ludique. Tout comme Victoria Beckham qui pare sa mini-robe de plumes. Chez Burberry, Daniel Lee réédite la mini-robe en crochet, idéale pour danser au festival de Glastonbury. Enfin Sarah Burton chez Givenchy la décline dans une version romantique de dentelle noire. On remarque que la tendance veut que la mini-robe se porte avec des chaussures plates.

    La taille basse Y2K

    Chez des créateurs montants, on repère des pantalons et jupes taille basse, voire très basse, réminiscence du style des années 2000. Indissociable de Lee Alexander McQueen (dans les années 90, il inventa le Bumster, ce pantalon qui dévoile le bas du dos plus que nécessaire), il est omniprésent dans la collection de Seán McGirr, actuel directeur artistique de la marque. Mais également chez Dilara Findikoglu, son héritière spirituelle, ainsi que chez The Attico et Meryll Rogge, qui l’associent à une bralette pour ne vraiment plus rien cacher.

    Le soutien-gorge se dévoile

    Démocratisée dans les collections printemps-été 2024, la tendance qui consiste à arborer son soutien-gorge en guise de haut perdure. Si on le retrouve chez Ralph Lauren, qui imagine une version forcément très élégante portée sous une veste blanche, c’est surtout à la Fashion Week de Milan que ce style s’imposé. Chez Prada, Miuccia Prada et Raf Simons parviennent à donner au bra-top une aura intello sexy, chez Versace, Dario Vitale en fait un bijou, et chez Giorgio Armani, il évoque un maillot de bain de ville.


    Jouer sur les détails, tout un art

    Quand il est question de style, les détails font toute la différence pour affirmer son allure. Comme avec un pull noué, un col montant, un nœud XXL, des volants dramatiques ou des franges couture.

    Le pull comme accessoire

    Pour le printemps-été 2026, le pull troque son statut de vêtement pour devenir un accessoire à part entière. Noué sur les épaules chez Loewe, il cache la poitrine, tandis que chez Bottega Veneta, il confère une touche nonchalante au costume masculin. Noué autour de la taille chez Versace, le pull rouge dissone sur un look en cuir brofé. Au contraire chez Proenza Schouler, la nouvelle directrice artistique Rachel Schott préfère le faire matcher avec la robe.

    Miser sur le col montant

    Un brin dramatique, le col montant confère une allure mystérieuse aux manteaux et vestes que l’on portera au printemps. Que ce soit sur un très sobre manteau noir chez Alaïa, une veste en cuir chez Torishéju, une parka en denim chez Victoria Beckham ou un trench parachute chez Saint Laurent.

    Le nœud voit grand

    Exit le nœud petit et mignon, la tendance sera au nœud maximaliste. Très présent lors du premier défilé de Sarah Burton chez Givenchy, il revient en pans de chemise nouée. Chez Dior, Jonathan Anderson se réapproprie ce détail emblématique de la maison sur des mini-jupes. Enfin, Saint Laurent et Celine apposent le nœud autour du cou pour attirer tous les regards sur le visage.

    Les volants en exagération

    Dans le même genre, les volants se veulent tout sauf discrets. Chez Burc Akyol et Loewe, les volants sculptent la silhouette, chez Chanel et Ottolinger, les volants des jupes sont nombreux et accompagnent la démarche avec grâce.

    Plumes et franges se font couture

    Devenu viral en quelques minutes, le dernier look du premier défilé Chanel de Matthieu Blazy aura marqué cette Fashion Week printemps-été 2026. Dans cette jupe de plumes colorées réalisées par la Maison Lemarié, Awar Odhiang se métamorphose en oiseau de Paradis. Chez Balenciaga, Pierpaolo Piccioli reproduit une technique chère au fondateur de la maison qui consiste à apposer les plumes à l’envers pour plus de mouvement et de légèreté. Chez Bottega Veneta, Louise Trotter compose des franges en fibres de verres pour un effet surréaliste. Et chez Louis Vuitton, Nicolas Ghesquière opte pour des franges perlées pour un résultat des plus oniriques.


    Les couleurs sur lesquelles miser

    Pour la saison printemps–été 2026, place aux contrastes. D’un côté, les palettes s’électrisent avec des couleurs vives, dans le sillage du dopamine dressing. De l’autre, une élégance effortless qui s’exprime à travers des camaïeux de beige, de crème et de brun.

    Miser sur des couleurs très vives

    Si nos vêtements possèdent effectivement le pouvoir d’améliorer notre confiance en soi, sans aucun doute que la couleur en est le vecteur le plus immédiat. Ainsi pour les beaux jours, on mise sur des couleurs vives et flashy pour lutter contre la morosité ambiante. Orange vibrant, rouge carmin, rose bonbon et vert citron se portent en total look pour un effet visuel incandescent.

    La sophistication du beige et du nude

    Et pour les adeptes du quiet luxury, le beige et le nude sont toujours bien présents au sein des collections printemps-été 2026. Robe de ville sophistiquée chez Bottega Veneta, look de plage bohème-chic chez Chloé, silhouette seconde peau chez Rick Owens, ou allure sixties chez Hodakova, les possibilités sont multiples.