7 mars 2026

Le Testament d’Ann Lee, un biopic religieux et musical avec Amanda Seyfried 

Après avoir brillé dans le film à succès (et à gros budget) La Femme de ménage, aux côtés de Sydney Sweeney, Amanda Seyfried joue une prêcheuse féministe dans Le Testament d’Ann Lee, biopic musical qui sort ce mercredi 11 mars 2026 au cinéma. Elle incarne en effet Ann Lee, la fondatrice du mouvement religieux shaker du 18ᵉ siècle considéré par les historiens comme une secte.

  • par Ambra Flora.

  • Publié le 23 décembre 2025. Modifié le 9 mars 2026.

    La bande-annonce du film Le Testament d’Ann Lee (2026).

    Le Testament d’Ann Lee, un film signé Mona Fastvold

    C’est l’une des grandes tendances cinématographiques du moment : les biopics s’attardent sur des figures religieuses ou des gourous. On pense notamment à Teresa ou à The Carpenter’s Son. Avec Le Testament d’Ann Lee, la réalisatrice norvégienne Mona Fastvold (qui a travaillé sur le scénario de The Brutalist) s’empare d’une figure historique britannique méconnue : Ann Lee. Cette leadeuse de culte a fondé le mouvement shaker (société unie des croyants en la seconde venue du Christ) au 18e siècle.

    Avec ce long-métrage Mona Fastvold souhaite remettre en lumière cette personnalité mystique qu’elle considère comme la première féministe américaine. Son parcours criblé d’épreuves constitue le cœur d’un biopic musical déroutant et fascinant.

    Les Shakers, une communauté religieuse intrigante

    Née en Angleterre dans un milieu ouvrier, Ann Lee a traversé une série de drames personnels (mariage arrangé, pauvreté, violences familiales, pertes de ses quatre enfants…) avant d’avoir la conviction de recevoir des visions divines.

    Cette certitude la pousse à quitter son pays pour l’Amérique, où elle fondera le mouvement shaker, une branche du protestantisme, issue des quakers (mouvement religieux fondé en Angleterre au XVIIe siècle par des dissidents de l’Église anglicane). Cette dernière (considérée comme une secte par les historiens) prônait une simplicité radicale, le travail, l’égalité spirituelle entre femmes et hommes, l’abstinence et une austérité extrême.

    Un rôle intense pour Amanda Seyfried

    Mais si le film fait autant parler de lui, c’est surtout en raison de la performance intense dAmanda Seyfried qui incarne cette figure vue par ses adeptes comme le “Christ féminin”. L’actrice a longtemps préparé ce rôle et s’est beaucoup impliquée dans ce projet. Dans le long-métrage, elle chante et danse avec frénésie. Résultat ? Une standing ovation de quinze minutes lors de la projection du film au festival de la Mostra de Venise en 2025.

    Un biopic musical surprenant

    Ce biopic qui aborde cette figure troublante se distingue aussi par sa dimension musicale. Loin des codes classiques de la comédie musicale hollywoodienne, le film dramatique propose des moments chantés et chorégraphiés reconstituant les rituels habités des shakers.

    Ici, pas de refrains entraînants ni de chorégraphies spectaculaires. Le compositeur Daniel Blumberg (déjà derrière la musique de The Brutalist) a adapté d’anciens hymnes religieux pour créer un paysage sonore crispant mêlant cordes dissonantes, percussions métalliques et chœurs incantatoires. Et Celia Rowlson-Hall signe la chorégraphie qui s’inspire directement des pratiques des shaking quakers, connus pour leurs danses convulsives censées purifier le corps du péché.

    Le Testament d’Ann Lee de Mona Fastvold, au cinéma le 11 mars 2026.