Réalisateur

Asghar Farhadi

Réalisateur iranien parmi les plus reconnus au monde, Asghar Farhadi s’impose depuis les années 2010 entre Cannes et les Oscars. De A Separation à A Hero, sa filmographie repose sur des récits précis, centrés sur les tensions sociales et les dilemmes moraux, inscrivant son travail dans une continuité à la fois nationale et internationale.

Les débuts de Asghar Farhadi

Né le 7 mai 1972 à Khomeynishahr, près d’Ispahan en Iran, Asghar Farhadi s’impose progressivement comme l’un des réalisateurs majeurs du cinéma contemporain. Il suit des études de théâtre à l’Université de Téhéran, puis à l’Université Tarbiat Modares, où il se spécialise en mise en scène. Dès ses débuts, il s’intéresse à l’écriture dramatique et développe une approche centrée sur les relations humaines et les tensions sociales. Parallèlement, il réalise des courts métrages au sein de structures locales avant de travailler pour la télévision iranienne, notamment comme scénariste et réalisateur.

En 2003, il réalise son premier long-métrage, Danse dans la poussière, qui marque le début de sa filmographie au cinéma. Il enchaîne rapidement avec Les Enfants de Belle Ville en 2004, puisLa Fête du feu en 2006. Ces premiers films posent les bases de son travail : des récits ancrés dans la société iranienne, structurés autour de conflits moraux et familiaux. Progressivement, son cinéma se distingue par une écriture précise et une mise en scène qui privilégie les situations quotidiennes.

Reconnaissance internationale

C’est en 2009 que sa carrière prend une dimension internationale avec About Elly. Il remporte l’Ours d’argent du meilleur réalisateur lors de la Berlinale 2009, ce qui lui permet de s’imposer sur la scène européenne. Dès lors, Farhadi devient une figure reconnue du cinéma d’auteur. Cependant, c’est avec A Separation en 2011 qu’il atteint une visibilité mondiale. Le film remporte l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2012, une première pour un film iranien. Ce succès marque un tournant décisif et installe durablement Farhadi dans le paysage international.

Dans la continuité, il réalise Le Passé en 2013, tourné en France, avec une distribution européenne. Le film est sélectionné en compétition au Festival de Cannes, confirmant son lien avec les grandes manifestations internationales. Ensuite, en 2016, il présente The Salesman, qui obtient à la fois le prix du scénario à Cannes et un second Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2017. Cette double reconnaissance renforce son statut de réalisateur incontournable.

En 2018, il poursuit son travail à l’international avec Everybody Knows, tourné en Espagne avec Penélope Cruz et Javier Bardem. Le film est présenté en ouverture du Festival de Cannes. À travers ces différents projets, il développe une filmographie cohérente, construite autour de récits ancrés dans des contextes sociaux précis, mais accessibles à un public international.

Cannes, prix et reconnaissance institutionnelle

Le Festival de Cannes occupe une place importante dans le parcours dAsghar Farhadi. Dès 2013, avec The Past, il entre en compétition officielle. En 2016, The Salesman y reçoit le prix du scénario, confirmant la reconnaissance de son écriture. Puis, en 2021, il revient avec A Hero, qui obtient le Grand Prix, l’une des distinctions majeures du festival. Ce prix consacre un parcours déjà marqué par de nombreuses récompenses internationales.

Par ailleurs, Farhadi est invité en 2022 à faire partie du jury du Festival de Cannes, preuve de son intégration au sein des grandes figures du cinéma mondial. Cette reconnaissance institutionnelle s’ajoute à une série de distinctions obtenues depuis le début des années 2010. En 2012, il figure notamment parmi les personnalités influentes du classement international du magazine Time, ce qui illustre l’impact de son travail au-delà du seul cadre du cinéma.

Une filmographie structurée et des thèmes constants

Depuis 2003, Asghar Farhadi construit une filmographie continue. Son cinéma repose sur des éléments récurrents. Les conflits familiaux occupent une place centrale, tout comme les dilemmes moraux et les tensions sociales. Les personnages évoluent dans des situations ordinaires qui se complexifient progressivement. Ainsi, la narration repose souvent sur une montée dramatique, où chaque décision modifie l’équilibre initial. De plus,Farhadi privilégie une mise en scène sobre, centrée sur les acteurs et les dialogues. Cette approche renforce la dimension réaliste de ses films et permet de mettre en avant les enjeux humains. Contrairement à d’autres formes de cinéma plus visuelles, il s’appuie principalement sur l’écriture et la direction d’acteurs pour construire ses récits.

En 2026, Asghar Farhadi revient au Festival de Cannes avec son nouveau long-métrage Histoires parallèles, présenté en compétition officielle. Cette sélection marque son retour sur la Croisette dans la section la plus exposée du festival, confirmant la place du réalisateur parmi les figures majeures du cinéma international.

Une place centrale dans le cinéma contemporain

Ainsi, son parcours se caractérise par une progression constante, marquée par des dates clés et des films identifiables. De Danse dans la poussière en 2003 à A Hero en 2021, il développe une œuvre cohérente, fondée sur l’analyse des relations humaines. En 2026, son nom reste associé aux grands festivals internationaux, et notamment au Festival de Cannes, où son nouveau film est particulièrement attendu. Par conséquent, Asghar Farhadi apparaît comme une figure majeure du cinéma contemporain, dont la filmographie s’inscrit à la fois dans un contexte national et dans une reconnaissance globale.