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La folle trajectoire de Max Verstappen, champion de F1 sans permis de conduire
Après seulement quelques années de compétition, Max Verstappen compte déjà quatre titres de champion du monde de formule 1. Fort de son agressivité calculée et de sa maîtrise technique hors norme, le Néerlandais, également ambassadeur de la marque TAG Heuer, talonne déjà les plus grands compétiteurs de l’histoire de son sport. Alors que le Grand Prix de Monaco approche (prévu du 4 au 7 juin 2026), Numéro est allé à sa rencontre.
Texte par Olivier Joyard,
Portraits par P.A Hüe de Fontenay,
Réalisation Jean Michel Clerc.

Max Verstappen, un extraterrestre dans le monde de la F1
Comment décrire un extraterrestre ? Peut-être en citant les actes impossibles, presque insensés, qu’il accomplit dans la plus grande simplicité. Max Verstappen a été non seulement le plus jeune pilote à participer à un Grand Prix de formule 1, le 15 mars 2015 à Melbourne, en Australie, mais il l’a fait avant même d’obtenir son permis de conduire : il avait seulement 17 ans et cinq mois. La conduite accompagnée ? Non, merci. Une incongruité dont seuls sont capables les génies de son espèce, bâtissant leur légende à chaque tour de circuit, au-delà du réel.
Depuis son arrivée dans la plus prestigieuse épreuve de course automobile au monde, le Néerlandais, qui fêtera ses 29 ans le 30 septembre prochain, n’a cessé d’écrire l’histoire de son sport, à une époque où la nostalgie des grands anciens (Michael Schumacher, Ayrton Senna, Alain Prost), mais aussi la concurrence de Lewis Hamilton, sept fois champion du monde, auraient pu le laisser dans l’ombre. Sauf que Max Verstappen est né pour la lumière, qu’il a prise de manière définitive le 12 décembre 2021, lors du Grand Prix d’Abu Dhabi.
Un pilote né pour la lumière
Au départ de cette course, la dernière de la saison, Max Verstappen et Lewis Hamilton se trouvent à égalité de points au classement du Championnat du monde des pilotes de F1. Les mathématiques sont simples, celui qui arrivera avant l’autre brandira le trophée avant de sabrer le jéroboam de champagne.
À six tours de l’arrivée, le chouchou britannique des fans et des médias semble en route pour remporter sa huitième couronne, quand surgit un fait de course tombé du ciel pour l’écurie Red Bull : le Canadien Nicholas Latifi perd le contrôle de sa monoplace et heurte un mur au bord de la piste.

Le Grand Prix d’Abu Dhabi 2021
Le pilote en sort indemne, mais la course est neutralisée pendant plusieurs tours, derrière une voiture de sécurité. Verstappen en profite pour changer les pneus de son bolide et, grâce à une interprétation généreuse du règlement par le directeur de course, se retrouve juste derrière Lewis Hamilton alors qu’il accusait plus de dix secondes de retard auparavant.
Quand la voiture de sécurité s’écarte, il ne reste plus qu’un seul tour. L’argument est technique, mais l’issue est certaine : avec ses pneumatiques neufs, le Néerlandais vrombissant ne laisse aucune chance à Lewis Hamilton, dépassé in extremis. Victoire. Stupeur générale. Max Verstappen termine en larmes, saute dans les bras des siens et pointe le trophée mythique en direction du ciel.
“C’est pour les victoires qu’on pratique ce sport.” – Max Verstappen.
Aujourd’hui, alors qu’il a remporté quatre championnats du monde consécutifs entre 2021 et 2024, celui qui a fait vibrer la planète avec ce duel ne semble plus bouleversé outre mesure. “C’est pour les victoires qu’on pratique ce sport, explique-t-il. On a envie de finir sur la plus haute marche du podium, de gagner des courses. En 2021, j’ai finalement eu l’opportunité de remporter le Championnat du monde. Je savais depuis longtemps que j’étais prêt, et il fallait se montrer à la hauteur. C’est ce que nous avons fait.”
L’élocution est rapide, précise, sans tourner autour du pot. Max Verstappen a beau avoir participé à de multiples courses au romanesque sidérant, au romantisme prenant, lui-même ne joue pas ce jeu. Son calme est absolu. Le seul esthétisme qu’il aime revendiquer reste celui de la victoire. Il mène une existence parallèle à celles de ses frères et sœurs humains, entrant à échéance régulière dans son baquet de formule 1 pour atteindre une vitesse de plus de 300 kilomètres à l’heure sans avoir les mains qui tremblent, sans penser à autre chose qu’au prochain virage, au prochain adversaire à dépasser.

Un calme absolu à toute épreuve
Quand nous lui parlons, à la toute fin de l’hiver, il se trouve à Monaco, son lieu de résidence. La saison de F1 s’apprête à reprendre après trois petits mois d’une pause souvent studieuse. Verstappen rentre d’ailleurs de Barcelone et de Bahreïn où ont eu lieu les essais privés, quand les écuries et les pilotes s’habituent à leurs nouvelles machines et passent des jours sur les réglages et l’optimisation de la mécanique.
Le pilote sera bientôt en Australie pour débuter une saison pleine de nouveautés. Cette année, d’importants changements au niveau des moteurs ont été imposés par la Fédération internationale de l’automobile (FIA). Hybrides depuis 2014, ces derniers conservaient 80 % de propulsion thermique pour seulement 20 % d’électrique. Mais ce n’est plus le cas.
Le challenge des nouveaux moteurs de F1
Électrique et thermique doivent désormais se partager la propulsion d’une formule 1 à égalité, ce qui n’a pas manqué de faire parler, y compris Max Verstappen, pas vraiment séduit au départ par ces règles qui obligent les pilotes à économiser la batterie de leur véhicule, dans un sport où seuls les attaquants réussissent à remporter la mise.
Les premiers essais concluants ont pourtant rassuré la bête de course. “Il me semble que la saison sera longue, comme toutes les autres, raconte-t-il. Nous devons rester réalistes car chez Red Bull nous avons un moteur inédit, fabriqué pour la première fois en interne. Nous ne pensons pas gagner tout de suite, bien sûr. Les choses prennent du temps pour s’installer, mais c’est un projet excitant. On a connu une excellente présaison. Peu de personnes s’attendaient à ce qu’on démarre pied au plancher comme nous l’avons fait.”

Une passée à accélérer
L’art de confirmer ses ambitions tout en les minorant, Max Verstappen le maîtrise à merveille. Il a beau rester un pilote relativement jeune et toujours fougueux, l’expérience ne lui manque pas, le sens de la communication huilée non plus. Il a sans doute autre chose à faire que de s’épancher, lui qui a pour ainsi dire passé sa vie à accélérer.
À l’âge de 3 ou 4 ans, quand d’autres établissaient en compagnie de leurs parents le top 10 des bacs à sable de leur quartier, il appuyait déjà sur le champignon. La course préférée des enfants et des adolescents s’appelle le kart, qui se pratique en circuits de loisirs puis en compétition, parfois au niveau international. Le natif de Hasselt, en Belgique flamande, s’y est collé. Pour décoller immédiatement. Le petit prodige a gravi les échelons tout en variant les plaisirs. Quad, motocross, jeux vidéo, tout était bon pour connaître la sensation grisante de fendre l’air.
“À partir de mes 10 ans, j’ai travaillé dans ce but : je voulais essayer d’arriver au top.” – Max Verstappen.
“Je ne peux pas vous dire exactement à quel moment j’ai compris que la course serait ma vie. Le kart, j’ai vraiment adoré ça. Au fil du temps, c’est devenu de plus en plus sérieux. Et bien sûr, le but ultime quand on aime la course automobile, c’est d’intégrer la F1. C’est une idée qu’on a toujours dans un coin de sa tête. À partir de mes 10 ans, j’ai travaillé dans ce but : je voulais essayer d’arriver au top.”
Si l’on y regarde d’un peu plus près, Max Verstappen n’a même pas attendu d’avoir vécu une décennie pour désirer gagner. Il débute la compétition à l’âge de 8 ans. Tout le monde dans les paddocks (le nom donné à l’écosystème des courses, près des circuits) croit en son étoile, attendant le moment où il pourra éclore. Ce n’est pas seulement grâce à son talent, pourtant immense, c’est aussi parce que le nom de Verstappen reste depuis longtemps associé à la formule 1.

Verstappen, un nom incontournable de la formule 1
À l’instar de son père, Jos Verstappen, Max Verstappen a attrapé le virus. Un père qui fut, pendant une petite dizaine d’années, entre 1994 et 2003, un pilote de F1 d’un bon niveau, même si sa carrière n’a pas atteint des sommets : aucune victoire en Grand Prix, contre 71 pour son fils. Il a été celui qui a façonné le chemin de son fils, même si l’élève a très rapidement dépassé le maître.
Dans une vidéo datant du milieu des années 2010, on voit les deux hommes ensemble à l’avant d’une voiture de course d’endurance. Max conduit à un rythme fou, tandis que Jos est harnaché sur le siège passager, livide, impressionné et même effrayé par sa progéniture capable de toutes les audaces.
Une vocation naturelle
On ne connaîtra probablement jamais tous les secrets qui font avancer Max Verstappen, mais l’idée de réaliser les rêves inachevés de son père ne doit pas lui être étrangère. Son imaginaire a pris racine à cet endroit. Quand on lui demande quels sportifs l’inspiraient lorsqu’il grandissait, le quadruple champion du monde n’énumère pas les posters qui tapissaient sa chambre.
“Je n’ai jamais vraiment admiré un athlète en particulier, même si, pour avancer, on regarde les autres. Évidemment, mon père a été pilote de F1, donc c’est différent. Je lui ai posé pas mal de questions. On a tout fait ensemble. Mon arrivée dans cet univers a été naturelle.” La déclaration d’indépendance ne tarde pourtant pas à arriver. “J’ai compris très tôt que j’avais besoin de faire les choses à ma façon. Ce qui marche pour les autres n’aurait pas forcément fonctionné pour moi. Chacun vient de mondes différents.”
Rigueur extrême et fougue totale
Clinique dans sa réponse comme quand il s’agit d’obtenir la pole position sur la grille de départ et de faire crisser les pneus sur le bitume, Max Verstappen a tout du grand sportif contemporain. À l’aise dans le contrôle et la performance technique, capable de se situer par rapport aux autres avec une lucidité à toute épreuve, il ressemble à un animal féroce. Mais à sang-froid.
Un pilote doit posséder des connaissances techniques, travailler main dans la main avec les ingénieurs ? Il excelle dans cet exercice. Au point que l’attrait exercé par le Néerlandais sur les fans de formule 1 dépasse son palmarès exceptionnel : Verstappen est synonyme de rigueur extrême, mais aussi de fougue totale, un mélange explosif et unique.
Son art du dépassement est millimétré, parfois aux limites de la correction, mais toujours dans l’esprit de la compétition. Son Grand Prix de Chine en 2017 reste légendaire, quand, coincé au départ en fond de grille, en seizième position, il a doublé neuf voitures dans le premier tour avant de poursuivre sa remontée, jusqu’à franchir la ligne d’arrivée à la troisième place.
Un podium dont les suiveurs de la formule 1 se souviennent encore. “Mon style dépend de la capacité de la voiture au moment de la course et de ses atouts particuliers, tempère-t-il. Il faut avoir conscience de la situation dans laquelle on se trouve. Parfois il faut se battre, déployer de l’agressivité, parfois, au contraire, il faut faire preuve de prudence. Le plus important reste de s’adapter et de comprendre l’enjeu du moment : est-ce qu’on court pour gagner le Championnat sur le long terme, ou simplement pour gagner la course du jour, à court terme ?”
71 victoires en Grand Prix
Voir Max Verstappen courir, c’est voir un homme prendre sa place. Littéralement. Roues contre roues, il ne se laisse pas faire, prêt à se frotter à la voiture de ses adversaires et à remettre constamment une dose de puissance, en virtuose du duel à grande vitesse. Lorsqu’il remporte son huitième Grand Prix, en 2019 au Brésil, c’est après avoir dépassé deux fois Lewis Hamilton et évité de très peu la voiture d’un autre compétiteur qui lui barrait la route.
Ses concurrents les plus sérieux, du Monégasque Charles Leclerc au Britannique Lando Norris, savent que même si leur engin performe mieux que la Red Bull durant un week-end, ils ne seront jamais à l’abri. “Ce que j’aime le plus, c’est de pousser la voiture vers ses limites, de travailler avec les ingénieurs et toute l’équipe pour l’optimiser. C’était déjà le cas au début de ma carrière. En ce sens, je n’ai pas changé. J’ai juste davantage d’expérience, ce qui me permet de saisir de façon plus claire comment fonctionnent les voitures.”
Comprendre, ressentir, attaquer. La carrière de Verstappen se résume peut-être à ces trois mots, auxquels on ajoutera simplement gagner. Parmi ses victoires, celle qui a inauguré la (longue) série au Grand Prix d’Espagne, en 2016, a forcément compté un peu plus que les autres. “Remporter ma première course, voir les émotions des proches autour de moi, c’était très particulier”, confirme-t-il.
Comprendre, ressentir, attaquer
Il venait d’intégrer la formule 1 seulement un an plus tôt, en brûlant les étapes. “Je n’avais eu qu’une saison d’expérience en monoplace avant d’obtenir un baquet en F1, alors que la plupart des pilotes, surtout les plus jeunes, passent plusieurs saisons dans la catégorie junior. Mon année de rookie a été celle du grand apprentissage. J’étais encore ado, mais un ado quand même très préparé. Je n’avais pas envie de me stresser, je souhaitais avant tout m’intégrer. Et j’ai marqué des points lors du deuxième week-end de course, si je me rappelle bien.”
Pour marquer des points en formule 1, il faut terminer dans le top 10 d’une course qui compte une vingtaine de participants. Cela lui est arrivé à Sepang, en Malaisie, le 29 mars 2015, avec une brillante septième place. On l’imagine allant fêter l’événement, célébrant un aboutissement, la promesse d’une nouvelle existence. Ce serait aller un peu trop vite en besogne, car Max Verstappen ne se contente jamais de lever les bras bêtement.
“J’étais heureux, mais ce n’était pas le plus beau jour de ma vie. Je cochais des cases, une par une. Je savais qu’avec ma voiture, ce n’était pas réaliste de prétendre remporter une course. Dans ces moments-là, il faut avancer pas à pas. Arriver dans les points était un premier objectif.” La suite phénoménale a confirmé qu’il avait raison de ne pas encore s’emballer. Le meilleur restait à venir.
Un des plus grands compétiteurs de l’histoire
Parmi ses quatre titres de champion du monde, qui le rapprochent des plus grands compétiteurs de l’histoire de son sport – Max Verstappen est troisième au classement de ceux qui ont remporté le plus de courses, derrière Lewis Hamilton et Michael Schumacher –, le surdoué chérit, du point de vue émotionnel, le premier, en 2021. Avant d’embrayer avec le troisième titre, en 2023, obtenu avec le total extraordinaire de 575 points, soit 290 points d’avance sur son poursuivant Sergio Pérez.
Une performance jamais vue, après 19 victoires en 22 courses ! “Toute cette saison-là, la voiture était très rapide. Je dirais qu’avec Red Bull, nous nous sommes approchés autant que possible de la perfection en tant qu’équipe. C’est vraiment là que j’ai pris le plus de plaisir.” Devant une telle maîtrise, la tentation est forte d’assimiler Max Verstappen à une “machine” conduisant d’autres machines, une sorte de mutant inaccessible aux sentiments humains. Mais ce serait ne pas comprendre ce qui fait se lever le matin un sportif de haut niveau en général et un pilote de F1 en particulier.
“Pour moi, l’objectif consistera à éduquer les fans afin qu’ils tombent amoureux de la F1 et de ce qui en fait la beauté : la course, et non pas les à-côtés de la piste.” – Max Verstappen.
La notion enfantine de plaisir demeure bien vivante dans ce cirque pourtant gigantesque, avec ses codes et ses folies, que la série documentaire à succès Formula 1: Drive to Survive a fait connaître à un public encore plus large qu’auparavant. Max Verstappen y est apparu, mais le Néerlandais a également joué au chat et à la souris avec les caméras de Netflix, pas forcément convaincu par le format.
“Dans cette série, il y a beaucoup d’aspects positifs et d’autres plus négatifs, note-t-il honnêtement. Notre sport reste en pleine croissance. Le plus important est d’attirer un public de fans qui en saisissent les enjeux, sans uniquement attendre le drame. On a envie qu’ils suivent la compétition pour le côté professionnel. Pour moi, dans un futur proche, l’objectif consistera à éduquer les fans afin qu’ils tombent amoureux de la F1 et de ce qui en fait la beauté : la course, et non pas les à-côtés de la piste.”
Le rythme effréné des pilotes
Sa cohérence est totale. Pas d’esbroufe. Au regard de son statut de superstar, Max Verstappen a su plus que d’autres conserver une bonne part de sa vie privée… justement privée. Pas de frasques, pas d’histoires louches.
Côté loisirs, il poste sur son compte Instagram quelques anodines parties de padel avec des amis, vingtenaire comme les autres. On a pu suivre, le 2 mai 2025, l’annonce de la naissance de son premier enfant, Lily, dont la mère, Kelly Piquet, est la fille de Nelson Piquet, le mythique pilote brésilien des années 80.
Quand on l’interroge sur le rythme effréné du Championnat du monde de formule 1 et sur ce qui a pu occuper ses rares vacances ces derniers mois, “Mad Max” tombe momentanément l’armure. “J’ai surtout passé du temps avec ma famille et mes amis. Je n’ai pas beaucoup eu l’occasion d’être auprès d’eux pendant la saison. J’essaie de voir mes proches entre les courses, mais ce n’est pas évident. Cette séparation est difficile, voilà pourquoi il est parfois important d’avoir du temps sans entrer dans la voiture.”

Une future carrière loin de la F1 ?
On ignore aujourd’hui combien d’années Max Verstappen aura encore envie de la F1. Il a déjà suggéré, devant des journalistes, que d’autres formes de compétitions automobiles pourraient aussi lui convenir, sans préciser quand il franchirait le pas. Pour l’instant, il reste les mains bien agrippées au volant et défend sa discipline si exigeante, notamment du point de vue physique. “Notre entraînement se rapproche de celui des sportifs d’endurance. Comme on ne peut pas pratiquer notre sport pour s’entraîner, car cela coûte trop cher, on trouve des solutions. Certains adorent le vélo, moi je préfère courir. Je m’exerce aussi avec des poids, même si je ne dois pas prendre trop de muscles : on ne peut pas être lourd. Je fais aussi pas mal de renforcement au niveau du cou. Une course dure une heure trente, il faut pouvoir tenir.”
Mis à part quelques dizaines d’élus, personne ne connaîtra vraiment la sensation que procure la conduite d’une formule 1. Alors autant demander à celui qui a brisé toutes les barrières de la vitesse de nous l’expliquer, avant de le laisser repartir comme une flèche à l’autre bout du monde.
“Piloter une formule 1, c’est un peu comme si on vous lâchait dans la descente d’un grand huit, à la foire. Sauf que cette poussée arrive à chaque fois que vous passez une vitesse. Le pouvoir du freinage est aussi assez fou, et la manière dont la voiture accroche la piste ne peut pas être comparée avec celle d’une routière. Vous tournez à des vitesses dingues, et la voiture reste collée au sol. Les gens pensent qu’une formule 1 va partir en tonneaux si elle est trop rapide dans une courbe, n’est-ce pas ? Avec nous, cela n’arrive presque jamais. C’est un autre niveau de performance et d’engagement.”