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Au défilé Louis Vuitton, le futur selon Pharrell Williams
Au défilé Louis Vuitton homme automne-hiver 2026-2026, Pharrell Williams imagine un vestiaire du futur durable et désirable, dans un décor façon jardin zen, au milieu duquel s’érige une maison minimaliste conçue en collaboration avec Not A Hotel.
© Kristy Sparow/Getty Images.
par Léa Zetlaoui.
Publié le 20 janvier 2026. Modifié le 11 février 2026.
Premier show majeur de la Fashion Week, le défilé Louis Vuitton homme automne-hiver 2026-2027 attirait les foules, ce mardi 20 janvier 2026, sur le parvis de la Fondation Louis Vuitton. Un an après avoir célébré ses vingt-cinq ans d’amitié et de complicité créative avec Nigo, son homologue chez Kenzo, Pharrell Williams regarde aoujourd’hui vers l’avenir.


La DROPHAUS, l’habitat selon Pharrell Williams
Au sein d’une caisse en bois XXL, les invités prennent place dans un décor évoquant un jardin zen. En son centre, s’érige la DROPHAUS. Conçue par le designer américain en collaboration avec le studio japonais Not A Hotel, cette maison façon tiny house de luxe, transpose à l’habitat une préoccupation récurrente dans le luxe : l’intemporalité.
Certes, on pourrait s’interroger sur la légitimité d’une marque comme Louis Vuitton à s’aventurer sur ce terrain. Mais la position singulière qu’occupe le malletier français au sein de l’industrie du luxe lui permet précisément cette digression naturelle.


Louis Vuitton et l’art du voyage
Pour rappel, la maison fondée à Paris en 1854 a débuté dans la conception de coffres et malles de voyage, avant de se lancer dans la maroquinerie dans les années 30, avec les sacs Keepall et Speedy. C’est finalement bien plus tard que Louis Vuitton devient une marque de mode, avec l’arrivée du créateur américain Marc Jacobs en 1998.
Ainsi, au cœur de l’ADN de Louis Vuitton réside cette notion d’art du voyage. Si les nombreuses rétrospectives et les guides touristiques City Guides sont des applications directes, on la retrouve également dans les collections des directeurs artistiques. Cependant, pour Nicolas Ghesquière à la femme, et Pharrell Williams à l’homme, cet art du voyage s’interprète parfois de façon plus abstraite.


Home sweet home
Avec sa DROPHAUS, Pharrell Williams – qui aurait quitté les États-Unis pour s’installer à Paris – nous rappelle ainsi que le voyage trouve aussi son aboutissement dans le retour au chez-soi. Rien de mieux que la sérénité d’un foyer pour entreprendre un voyage introspectif. Alors que l’année 2026 débute dans une ambiance de chaos et d’anarchie mondialisés, se sentir bien dans son intérieur pourrait incarner une nouvelle notion de luxe.


Les dandys du futur de Louis Vuitton
Suite à cette parenthèse lifestyle, revenons au sujet principal, la mode. Pour l’année prochaine, le directeur artistique nommé il y a trois ans, poursuit sa redéfinition du vestiaire masculin à travers une vision du futur concrète et pragmatique. “L’avenir se définit autant par ce qui perdure que par ce qui évolue. Imaginant une silhouette pour un futur proche, le dandy Louis Vuitton incarne une élégance légèrement rétro-futuriste,” raconte les notes de la collection.


Une mode innovante et fonctionnelle
Au cœur de ce défilé automne-hiver 2026-2027, on retrouve donc la notion de “Timeless”. À savoir une mode intemporelle, incarnée par des silhouettes au sein desquelles le tailoring classique se mêle à des volumes plus nonchalants.


Zoom sur les matières
Mais outre le design, les vêtements sont ici conçus comme des objets fonctionnels. “Il s’agit d’une approche du luxe qui repose sur l’utilité. Et où chaque vêtement est conçu pour être performant au-delà de son apparence : respirer, protéger, s’adapter.”
Ainsi, les pièces font la part belle à des textiles innovants développés par le studio homme. Notamment des étoffes thermo-adaptatives, des tissus réfléchissants, soies techniques, textiles ergonomiques ou encore des trompes l’œil sophistiqués. Une approche de la mode subtile qui non seulement brouille les frontières entre luxe et performance, mais surtout, se constate difficilement sur un podium.


Classique utilitaire
Quant au style de la collection, il demeure finalement assez classique, avec cette discrète approche 70’s, devenue signature de Pharrell Williams. La gamme de couleurs, à tendance telluriques – beiges, bruns, gris et autres tons automnaux – confèrent à la collection un caractère presque utilitaire. Certes, en ce début de Fashion Week, on aurait aimé plus d’audaces stylistiques, mais finalement, on réalise que ce n’est pas le propos.
Tous les looks du défilé Louis Vuitton automne-hiver 2026-2027













