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3 looks Kenzo décryptés et validés
Alors que Kenzo s’empare de la place des Victoires en y implantant boutiques, cafés et fleuristes le temps de cette Fashion Week, la marque dévoile également sa collection printemps-été 2027. Retour sur trois looks qu’on a adorés.
Par Camille Bois-Martin.

L’iconique fête de Kengo Takada en 1976
Depuis lundi et jusqu’à dimanche (28 juin), Kenzo a envahi la place des Victoires dans le 1er arrondissement de Paris. Là où, habituellement, on ne croise que les résidents huppés du quartier ou les clients de la nouvelle boutique Ami, la marque s’est en effet appropriée le quartier. Au programme : bar à matchas (et cafés), fleuriste, pop-up et kiosque à journaux japonais. Loin d’être anodin, ces lieux éphémères font en effet référence à un évènement marquant de l’histoire de Kenzo : la grande fête d’ouverture du flagship de la maison en 1976.
Si ce moment survit aujourd’hui grâce aux témoignages et aux légendes qui entourent les festivités de l’époque, Kenzo conserve surtout dans ses archives une sublime illustration d’Alain Leray. Ses couleurs et ses personnages stylisés inspirent au directeur artistique Nigo une série de silhouettes modernes, à l’instar de ce total-look en satin. Un pantalon et une chemise fluide reprennent en effet le motif de l’affiche des années 1970, également imprimée sur un foulard et un sac à main en forme de coussin – pratique pour piquer un somme à tout moment.

Les rubans, un incontournable de l’histoire de Kenzo
Pour le printemps-été 2027, Nigo semble ainsi s’être immergé dans la riche histoire de Kenzo. En témoignent les nombreuses références aux moments et aux motifs iconiques de la maison qui peuplent cette nouvelle collection. Face à cette robe à manches longues difficile, notamment, de ne pas évoquer la robe brodée d’une multitude de rubans imaginée par Kenzo Takada en 1982 pour son défilé automne-hiver. Au début de sa carrière, le créateur japonais arpente en effet les merceries autour de chez lui. Il achète alors des dizaines et des dizaines de rubans imprimés de motifs et de couleurs variés, qu’il coud par la suite pour former un vêtement.
Incontournable, cette technique inondera la plupart de ses créations, et se retrouve ainsi réinventée cette saison par Nigo au fil d’une robe mais aussi de vestes cintrées au style officier. On y retrouve également les fameux motifs floraux, représentatifs de l’univers Kenzo – et réinventés sous la forme de vrais bouquets de fleurs chez le fleuriste Debeaulieu le temps d’une collaboration avec la marque place des Victoires jusqu’au 28 juin prochain.

La patte Nigo, entre sportswear et romantisme
Outre un retour aux sources, cette saison, Kenzo opère également un virage stylistique. Après avoir déployé un vestiaire très sportswear et globalement urbain, Nigo puise à nouveau dans l’esthétique romantique de la marque, et mêle son ADN sportwear à celle plus élégante façonnée par Kenzo Takada. Les silhouettes de cette collection misent ainsi sur des mix and match de motifs mais aussi de styles, associant de grosses bottes plates à une petite robe rétro très Audrey Hepburn, mais aussi des polos en maille à une longue jupe rythmée d’une cascade de volants.
Très inspiré par le vestiaire universitaire, le directeur artistique mêle ici un pull rayé à un long manteau droit et à un jean brut, le tout accessoirisé d’une paire de derbies blanches et d’un collier fin – en référence, à nouveau, aux rubans. Le look est aussi chic que décontracté et semble ainsi parfaitement lier l’héritage de Kenzo à son futur sous la houlette de Nigo.
Les looks de la collection Kenzo printemps-été 2027 :





