Que leurs supports soient réduits ou très larges, que leurs ambiances soient nocturnes ou diurnes, les œuvres de Jules de Balincourt racontent dans cette nouvelle exposition des récits aux portes du conte. L’histoire de l’art moderne n’est d’ailleurs jamais bien loin : on pourrait aussi bien y lire l’héritage des villes et campagnes hypnotisantes d’un Hundertwasser que des grandes étendues d’un Nicolas de Staël, où seules les fragments de couleurs découpent le décor d’un autre monde. En mêlant dans ses toiles le réalisme de leurs scènes et la féérie de leurs couleurs, le jeune peintre français y fait quant à lui advenir les fantasmes de chacun au cœur une jungle chatoyante, semblable à une île secrète qui échapperait à notre rationalisme prégnant. Car si Alberti disait que la peinture était une “fenêtre sur l’histoire”, celle de Jules de Balincourt offrirait davantage une fenêtre sur nos rêves, des lieux hors du temps et de l’espace où la conscience se nourrit du réel pour y exaucer nos plus profondes espérances.  

 

Jules de Balincourt, THERE ARE MORE EYES THAN LEAVES ON THE TREESexposition du 2 juillet au 5 septembre à la galerie Thaddaeus Ropac, Paris 3e.

 

 

Découvrez la programmation complète du Paris Gallery Weekend ici, du 2 au 5 juillet 2020.