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Pourquoi Joyce Wrice est l’un des meilleurs espoirs du R’n’B
Figure montante du R’n’B américain, Joyce Wrice développe un son nourri d’influences 90’s et 2000, entre Mariah Carey et Destiny’s Child. Alors que la chanteuse de 33 ans vient de sortir le clip de son nouveau single intitulé Crack The Code, annonçant un nouvel opus prévu pour 2026, retour sur notre rencontre avec l’artiste.
propos recueillis par Violaine Schütz.
Publié le 4 novembre 2022. Modifié le 11 juin 2026.
Joyce Wrice de retour en 2026 avec la chanson Crack The Code
Cinq ans après un premier album soyeux et dansant, l’excellent Overgrown (2021), des clips soignés aux chorégraphies feel good et une collaboration remarquée avec le rappeur Freddie Gibbs, la chanteuse américaine Joyce Wrice, 33 ans, figure toujours parmi les meilleurs espoirs du R’n’B. L’artiste originaire de Chula Vista, une ville au sud de San Diego – installée à Los Angeles –, avait déjà marqué les esprits avec son EP sensuel et énergique Motive (2022), très influencé par les années 2000, notamment par Mariah Carey et les Destiny’s Child.
Désormais signée chez BMG, elle prépare son deuxième disque très attendu Sophomore, dont elle a dévoilé des extraits excitants : Break Me In sorti en février 2026 et Crack The Code, sorti le 1er mai 2026. L’occasion de revenir sur notre rencontre avec l’artiste, qui se confiait à nous sur le bouddhisme, le film Kill Bill et Aaliyah…

L’interview de Joyce Wrice, l’étoile montante du R’n’B
Numéro : Quelles émotions vouliez-vous transmettre avec votre EP, Motive ?
Joyce Wrice : Le son et les thèmes principaux de Motive sont à la fois ludiques, dansants, nerveux et accrocheurs. C’était mon humeur pendant l’écriture et l’enregistrement de l’EP. J’espère que les gens se sentiront confiants, séduisants, sexy et « spicy » en l’écoutant. Ceux qui l’ont déjà entendu semblent en tout cas ressentir exactement ce que j’espérais qu’ils ressentent au moment de sa confection, si j’en crois les réactions sur les réseaux sociaux. Alors, j’ai l’impression d’avoir rempli le contrat (rires).
Comment voyez-vous votre évolution musicale depuis votre premier album, Overgrown ?
Je me sens plus confiante et à l’aise avec qui je suis et je ne sais plus où je vais aujourd’hui. Je suis déterminée à faire en sorte que ma carrière évolue de la meilleure façon possible. En même temps, je suis plus vulnérable et ouverte à essayer de nouvelles choses, ce qui, je pense, sont des qualités très importantes à posséder en tant qu’artiste. Je raconte des histoires tirées de mes expériences personnelles et je chante sur des mélodies qui me font me sentir bien. J’essaie d’être honnête envers moi-même et dans ma musique. Quand je crée, je dois faire ce qui me semble authentique et j’ai la chance de travailler avec des producteurs et des songwriteurs qui sont si talentueux qu’ils m’aident à y parvenir.

Mariah Carey et Janet Jackson en influences
Dans votre musique, on sent des influences nineties et on pense au R’n’B des années 2000, mais vous y ajoutez votre touche personnelle…
Je suis fortement influencée par les années 90 et 2000. J’adore Mariah Carey, Janet Jackson, Missy Elliott, Aaliyah, Toni Braxton, Brandy et les producteurs The Neptunes. J’ai adoré grandir dans cette période-là, donc ça m’a façonné, ce qui explique pourquoi les gens ressentent de la nostalgie en écoutant ma musique. Cependant, je ne veux pas juste répéter et recréer à l’identique le son de cette époque.
Vous avez défilé pour le label Tombogo, en 2023, à la Fashion Week de New York. Quelle est l’importance de la mode dans votre univers ?
C’est tellement amusant et important pour moi de pouvoir m’exprimer dans d’autres domaines créatifs que le chant et les chorégraphies. Parmi les labels que j’apprécie particulièrement, il y a S.k. Manor Hill, Kim Shui et Christopher Esber. Le confort reste essentiel pour moi, donc j’aime porter des baskets et des jeans amples. Même si je peux me sentir sexy dans des hauts et des vestes oversize, soit des looks très inspirés par Missy Elliott et Aaliyah. Je peux aussi être super féminine avec une mini-jupe ou une robe moulante dans le style de celles que portaient Mariah Carey et Toni Braxton. Tout dépend de mon humeur.

Une collaboration avec Kaytranada
Vous avez parlé plusieurs fois, en interview, de votre croyance bouddhiste. Comment cette religion vous aide à naviguer dans l’industrie musicale ?
L’industrie est très féroce et je me suis fixée de grands objectifs. Du coup, ma pratique bouddhiste m’aide à rester ancrée dans la gratitude et dans ces objectifs. Quand je chante tous les jours, matin et soir, les chants bouddhistes, je me souviens de mon but et je me rends compte que pouvoir chanter est un don, une bénédiction. Cette pratique m’aide à ne pas me laisser impressionner par les défis qui se présentent à moi et à créer de la valeur à partir de tout, y compris des moments plus difficiles.
Vous avez collaboré, sur la chanson Iced Tea, avec le musicien haïtien canado-haïtien Kaytranada. Comment ce titre est-il né ?
Kaytranada a commencé notre première session de travail en jouant différentes pistes sonores différentes et lorsque le beat de la chanson Iced Tea a débuté, nous n’avons même pas continué à écouter plus de morceaux. Nous savions que c’était sur celui-ci qu’il fallait que l’on se concentre. Avec ce titre, je voulais créer une chanson joyeuse et audacieuse d’empowerment féminin. Je l’ai écrite avec le musicien Mack Keane et le processus a été très organique et fluide. Nous avons échangé des paroles et des mélodies en faisant de notre mieux pour que le morceau reste accrocheur et donne envie de danser du début à la fin. La chanson était terminée en quelques heures seulement…

Un clip influencé par le film Kill Bill
Dans la vidéo d’Iced Tea, vous incarniez une héroïne vengeresse évoquant Uma Thurman dans Kill Bill. On vous voit également dans un restaurant asiatique…
Ce clip est une célébration de mon héritage japonais et de mon héritage noir. Mon père (un militaire souvent mobilisé à l’étranger, ndlr) est afro-américain, et ma mère, japonaise. Il y est question de se venger de quelqu’un qui a profité de vous et a essayé de tester vos limites. La vidéo multiplie les allusions à des films que j’aime comme Lady Snowblood (1973) et Kill Bill (2003) ainsi que des références aux clips de deux de mes chansons préférées : Try Again (2000) d’Aaliyah et He Wasn’t Man Enough (2000) de Toni Braxton. Cette vidéo a été réalisée avec beaucoup d’amour et elle nous a pris un certain temps afin de tout assembler correctement.
Crack The Code (2026) de Joyce Wrice, disponible.