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Sexe, pole dance et blasphèmes… Madonna en 8 scandales
L’iconique Madonna sortira son nouvel album, Confessions II, le 3 juillet 2026. L’occasion de revenir sur les scandales, polémiques et provocations de la Madone de la pop qui devrait bientôt avoir droit à un biopic.
par Violaine Schütz.
Publié le 28 juillet 2025. Modifié le 22 juin 2026.

La controverse a toujours fait partie de l’identité artistique de Madonna. Nombre de ses polémiques ont d’ailleurs contribué à façonner son image de pionnière, notamment sur les questions de sexualité féminine, de religion et de liberté d’expression. Alors que son nouvel album, Confessions II, sortira le 3 juillet 2026, retour sur les scandales, les plus grands coups d’éclat et les provocations de la part de celle qui a ouvert la voie à Rihanna, Beyoncé, Britney Spears ou encore Cardi B.
Ces dernières années, Madonna a été au centre de discussions autour de son apparence physique, certains internautes jugeant qu’elle abuse de la chirurgie esthétique, d’autres trouvant qu’elle est trop âgée pour danser de manière aussi sexy. Après la diffusion de la vidéo Confessions II – The Film, en juin 2026, les critiques sexistes et âgistes, typiques du sort réservé aux femmes artistes vieillissantes, étaient nombreuses.

Les controverses récentes autour de Madonna : âge, chirurgie esthétique et retards
On a globalement l’impression que tout (ou presque) est reproché, à juste titre ou pas, à la chanteuse. Lors de sa tournée The Celebration Tour, de nombreux spectateurs ont regretté les retards importants de la star. Elle a aussi demandé à un fan handicapé et en fauteuil roulant de se lever en plein concert, ce qui a provoqué un vrai tollé.
Pour rappel, l’icône âgée de 67 ans s’est lancée dans une tournée internationale de 2023 à 2024. Produit par Live Nation, le Celebration Tour devait débuter aux États-Unis le 15 juillet 2023 avant de faire escale en Europe. Sauf qu’à cause d’une grave infection bactérienne et une hospitalisation, la star a dû mettre sa tournée sur pause puis la reprogrammer.
Elle a finalement débuté à Londres, le 14 octobre 2023. La star a notamment fait escale à Paris, à l’Accor Arena, les 12, 13, 19 et 20 novembre 2023. Si elle a assuré sur scène, on l’a quand même critiquée pour sa voix jugée pas assez puissante et son manque d’énergie.

Des accusations d’appropriation culturelle
Avant ça, d’autres choses lui griefs étaient d’actualité. En 2018, Madonna était par exemple accusée d’appropriation culturelle par certains internautes, en raison de son look aux influences orientales. Aux MTV Video Music Awards (VMA), la star était apparue avec des bijoux et des vêtements traditionnels d’Afrique du Nord. Elle portait en effet une coiffe à cornes, des colliers en argent et une tunique d’inspiration marocaine. Tout au long de sa carrière, Madonna a été accusée de s’approprier différentes cultures, notamment la culture afro-américaine, latino, japonaise ou sud-asiatique.

Sex de Madonna, un livre sulfureux et avant-gardiste
Flashback. En 1992, Madonna décide d’aller jusqu’au bout de tous ses fantasmes et de ses ambitions en publiant un livre de photos signées Steven Meisel. Intitulé Sex, l’ouvrage, qui accompagne son album Erotica, fait figure de pionnier puisqu’il annonce la tendance porno-chic et ouvre la voie à des projets visuels audacieux comme le Lemonade (2016) de Beyoncé. Entre scènes queer, pratiques SM et orgies, Madonna donne vie à ce qui demeure pour la plupart des mortels de simples concepts, tout en luttant contre de nombreux préjugés et perceptions étriquées.
Entourée par Naomi Campbell, l’actrice Isabella Rossellini, le rappeur Vanilla Ice ou encore la star du porno Joey Stefano sur les clichés, elle va très loin dans les propositions érotiques, jusqu’à effrayer sa maison de disques, Warner. En cause, certains clichés “blasphématoires” comme celui où Madonna est attachée sur une table en forme de croix. Sorti en édition limitée, le livre circule aujourd’hui à prix d’or sur le web, mais il vaut largement l’investissement.
Justify My Love, une collection de fantasmes très esthétique
Dans le sublime clip de Justify My Love, réalisé par Jean-Baptiste Mondino, proche collaborateur de Numéro, en 1990 et censuré par MTV, Madonna se livre, dans un noir et blanc léché, à de multiples fantasmes. Pratiques SM, flirts avec différents partenaires, références sexplicites à la prostitution… Rien ne semble interdit dans cette collection de scènes érotiques filmées dans l’intimité d’une chambre d’hôtel du Royal Monceau à Paris.
Ce qui ajoute encore un parfum de scandale à cette vidéo légendaire, c’est la rumeur selon laquelle les limites entre le jeu de rôles et la réalité étaient fines. Dans le clip, Madonna embrasse notamment l’acteur et mannequin Tony Ward, son petit ami du moment. Et l’alchimie s’avère torride.
Des clips scandaleux
Dans le clip de Like a Prayer (1989), la chanteuse qui a grandi dans le Michigan au sein d’une famille catholique d’origine italienne, arbore une robe à bretelles pas vraiment catholique et provoque une vaste polémique. Elle mélange en effet une sensualité effervescente à de nombreux symboles religieux (église, cierges, chœur gospel, croix).
Un cocktail esthétique jugé blasphématoire par certains, surtout que Madonna caresse dans la vidéo un Christ noir et qu’elle danse devant des croix en feu, évoquant les drames perpétrés par le Ku Klux Klan. Le Vatican et plusieurs associations religieuses ont fait savoir leur colère à propos des audaces sans limite de la madone. Ce qui n’a jamais calmé celle qui porte fièrement le nom de la mère de Jésus.

Les péchés de Madonna : des mises en scènes jugées blasphématoires
Plus tard, en 2006, lors de sa tournée Confessions, la star apparaîtra crucifiée et coiffée d’une couronne d’épines, bien avant que Kendrick Lamar arbore également une couronne (signée Tiffany & Co.). Madonna, qui rêvait de devenir bonne sœur, enfant, a aussi mis en scène des danseuses vêtues en religieuses et des barres de pole dance en forme de croix pendant le Rebel Heart Tour (2015-1016). Rebelle un jour, rebelle toujours.
La chanteuse en Jean Paul Gaultier : des dessous (i)coniques
Il n’y a pas que les corsets coniques et iconiques de Jean Paul Gaultier qui ont marqué les esprits. D’autres histoires de dessous ayant appartenu à Madonna ont aussi enflammé la scène. En 1987, au parc de Sceaux, dans la banlieue parisienne, Jacques Chirac, alors maire de la capitale et fan de l’interprète d’Holiday (1983), assiste au concert de la star.Or cette dernière sait que le futur président français a un faible pour elle. Elle décide donc de lancer sa culotte en résille dans le public, pile dans sa direction. L’artiste ayant parfaitement visé, Jacques Chirac aurait réceptionné le présent sur ses genoux.
Peu après, l’histoire continua puisque que lorsque Madonna se rendit à l’hôtel de Ville de Paris pour délivrer un chèque de 500 000 francs à l’association Line, présidée par Line Renaud, elle fut embrassée tendrement par Jacques Chirac. Une accolade qui fit jaser les tabloïds et les fans, comblés de pouvoir broder sur une liaison entre les deux personnalités, façon Marilyn Monroe et John F. Kennedy.
Madonna en robe de mariée : un Like a Virgin tout sauf virginal
En 1984, Madonna va devenir responsable de l’éveil au désir de nombreux adolescents de l’époque. Lors de la toute première cérémonie des MTV Video Music Awards, la jeune artiste de 26 ans chante son tube Like a Virgin mais pas vraiment d’une façon aussi innocente que le titre le laisserait présager. Déguisée en mariée et arborant une ceinture ornée des mots « boy toy » (« jouet pour garçon ») elle sort d’un gâteau géant avant de se déhancher lascivement.
Le climax de sa prestation très érotique et soi-disant improvisée ? Lorsque Louise Ciccone (le vrai nom de la chanteuse) décide de se rouler sur le sol tout en dévoilant ses sous-vêtements. Une position qui évoque la masturbation et avec laquelle Madonna, puissante, affirme que le sex appeal triomphant n’est pas l’apanage des hommes (Elvis Presley, George Michael, Michael Jackson, Prince).
Confessions II de Madonna, disponible le 3 juillet 2026.