3 mars 2026

(La)Horde en 3 collaborations musicales mémorables

Le mois de février 2026 s’est terminé en beauté pour le collectif d’artistes et de chorégraphes français (La)Horde, avec la réalisation d’un clip d’Angèle et de Justice ainsi que la mise en scène de la performance hypnotique du morceau Berghain de Rosalía et Björk aux Brit Awards 2026. L’occasion pour numéro de revenir sur trois collaborations musicales mémorables du trio.

  • par Ambra Flora

    et Violaine Schütz.

  • Publié le 3 mars 2026. Modifié le 4 mars 2026.

    À la tête du Ballet national de Marseille depuis septembre 2019, le trio (La)Horde, fondé 2013 par Marine Brutti, Jonathan Debrouwer et Arthur Harel, est aujourd’hui l’un des collectifs d’artistes les plus populaires de la danse contemporaine. Entre culture club, post-Internet et art total, ils multiplient les collaborations prestigieuses.

    Ils ont notamment travaillé avec Para One, Nicolas Godin (Air), Christine and the Queens, Rone ou encore Sam Smith et Kim Petras. Fin février 2026, le collectif français a marqué les esprits avec deux collaborations majeures. Ils ont chorégraphié la performance Rosalía et Björk aux Brit Awards, ainsi qu’un clip incandescent d’Angèle et Justice.

    3 collaborations phares de (La)Horde

    Rosalía – Berghain (Live au Brit Awards 2026) ft. Björk.

    La performance de Rosalía et Björk aux Brit Awards 2026

    Le samedi 28 février 2026, (La)Horde collabore avec Rosalía et Björk pour la chorégraphie et la mise en scène d’une performance intense et hypnotique à l’occasion des Brit Awards 2026. Sur le titre Berghain, Rosalía s’essayait au jumpstyle et au hakken, styles issus des clubs techno et du gabber. Le collectif rassemblait pour l’occasion une troupe composée d’anciens collaborateurs, mais également de jumpers professionnels. Les danseurs évoluaient de manière frénétique, transmettant des sensations d’émancipation, de transe, de communion et de liberté. Le tout donnait l’impression d’être dans une rave.

    Comme le collectif l’a confié au média anglais I-D, cette collaboration était réfléchie depuis longtemps. Sollicités par la pop star catalane, ils ont imaginé une rencontre entre leurs deux univers, qu’ils considèrent comme complémentaires. Le trio explique : “Nous avons suivi la pulsation du morceau et ses dévoilements : la rupture presque sacrée de Björk, la propulsion brute d’Yves Tumor, puis cette nouvelle mutation techno qui reconfigure l’ensemble tout en conservant cette tension entre grâce et brutalité” ont-ils expliqué à I-D.

    Angèle featuring Justice – What You Want (2026).

    Le clip d’Angèle et Justice What You Want

    Les compétences de (La)Horde ne s’arrêtent pas à la danse. Ils explorent aussi le domaine de la réalisation. Ainsi, ils ont film à l’iPhone le nouveau clip d’Angèle, paru en février 2026. La chanteuse belge a toujours mis un point d’honneur à intégrer la danse et la chorégraphie dans ses clips comme dans ses performances lives. Pour son grand retour musical, elle se dévoile ultra sensuelle dans la vidéo de son nouveau single, What You Want, en featuring avec Justice. Ils ont tourné le clip en une journée dans les rues de Marseille de nuit. Le tournage a duré quatorze heures, ce qui confère à la vidéo une forme d’urgence. Résultat ? Un clip queer et nocturne très sexy dans lequel la chanteuse danse avec une femme avant de l’embrasser. Autour d’elle, les corps se bousculent, se frôlent, s’enlacent. À noter que le collectif a aussi réalisé la pochette du single, ajoutant encore une corde à leur arc.

    Les chorégraphies de plusieurs morceaux du Celebration Tour de Madonna

    Après avoir travaillé sur des chorégraphies pour Christine and the Queens et Kim Petras, le collectif de danse français (La)Horde collabore en 2023 avec une icône mondiale : Madonna. Les trois artistes à la direction du Ballet national de Marseille ont en effet signé des chorégraphies pour The Celebration Tour. Cela aura nécessité quatre mois de répétitions à New York et des auditions de danseurs dans le monde entier.

    Ils nous ont confié à propos de cette union créatrice inspirée : « On a travaillé sur des chorégraphies pour les morceaux Nothing really matters (avec en assistante Jacquelyn Elder et à la technique, Graham), Papa Don’t Preach (sur une reprise de la chorégraphie de Vincent Paterson), Bad Girl, The beast Within (avec en assistante Isaïa Badaoui), Don’t cry for Me Argentina, I Don’t Search I find (écrite avec et pour Bob the Drag Queen), Ray of Light et Rain. Madonna cultive l’apprentissage de manière empirique. Elle ne dicte jamais ce qu’on devrait faire ou ce qu’on doit comprendre. Elle existe et transmet des choses simplement par son exemplarité. Ce qu’elle requiert de ses collaborateurs et collaboratrices, elle l’exige d’abord d’elle-même. Ce que l’on a appris à ses côtés, c’est qu’il est possible d’arriver au sommet de son art sans jamais perdre ses convictions. »